N.u.l.l.e.

Nouvel Univers Lunatique et Lacunaire d'Erzébeth

dimanche 11 novembre 2007

This is the end

Je viens de terminer HP7.*
Aaaaaaaaaaah.

(* en fait, c'était mardi. Mais je me débrouille comme je peux, sans connexion fixe)

Harry Potter et les Reliques de la Mort
de J.K. Rowling (2007)
traduction de Jean-François Ménard

- CRITIQUE GARANTIE SANS SPOILER -

Harry Potter, tome 7 : Harry Potter et les reliques de la mort

Et cette fois, c'est vrai : this is the end. Je n'aurais pas dû lire ce septième tome; j'aurais dû en inventer la fin moi-même. Mais maintenant, il est trop tard... J.K.R. a décidé pour moi de ce qu'allait vivre chaque personnage. Je lui en veux presque d'avoir mis le point final à toute cette histoire, puis il y a tant de figures qu'on ne fait qu'apercevoir, dans ce septième tome, alors que j'aurais aimé qu'on s'attarde à leurs côtés...
J'écris comme une vieille nostalgique, et ça tombe bien : j'en suis une.
J'ai pourtant fait les choses avec méthode, m'interdisant de lire trop de chapitres à la suite, afin d'en trouver encore quelques-uns le lendemain, et ce le plus de jours possibles. J'ai tenu courageusement jusqu'aux deux cent dernières pages qui ont été dévorées sans aucune retenue.
Avoir lu ce septième et ultime tome a aussi un incroyable avantage : maintenant, je sais. Je sais ce qui se passe (et comment ça se passe), je sais aussi - surtout ! - que J.K.R. a surpassé toutes mes espérances, tant ce dernier volet est riche, captivant... réussi. Le lecteur rebondit sans cesse sur les souvenirs qu'il a gardés des lectures des tomes précédents, ce qui me sidère d'ailleurs : dès le début, la romancière savait où elle allait (même si, évidemment, il y a certains détours qu'elle n'avait pas pu prévoir d'avance), c'est une incroyable marionnettiste qui ne s'est pas emmêlée dans tous les fils qu'elle manipulait. Je ne doute pas que, pour créer un tel univers, elle a irrémédiablement emprunté quelques éléments dans des imaginaires préexistants, mais enfin, elle s'approprie tellement ce qu'elle a créé que j'avais l'impression, par exemple, de croiser des gobelins pour la première fois, alors que ce sont des créatures assez communes dans la fantasy. Je suis définitivement conquise.
Il y a une tension assez cruelle tout au long du roman - j'aurais dû compter combien de fois j'ai frôlé la crise cardiaque, tiens... J'ai aussi constamment pensé à ce qu'a écrit Fashion dans un commentaire de ce billet-ci, c'est-à-dire à cette émotion qui est là, pas immédiatement pour ce qui est écrit, mais parce qu'on sait que c'est la fin. Dès le début, j'étais fébrile. Mais je suis une grande fille, je n'ai pas pleuré (en fait, c'est pathologique : je ne sais pas pleurer devant un livre), ce qui ne m'a pas empêchée d'être (très) émue par moment, et ce dès le deuxième chapitre (vous savez, avec l'article d'Elphias Doge... et qu'on ne me dise pas que je spoile, franchement, je n'ai rien dit !).
La quête d'Harry Potter est passionnante, et surprenante... je ne savais pas que J.K.R. allait nous emmener aussi loin. Depuis, je pensais bêtement que le septième tome serait "uniquement" le lieu de résolutions de toutes les grandes interrogations; or la coquine arrive encore à distiller du nouveau, à piquer la curiosité du lecteur qui, infailliblement, a toujours un wagon de retard sur les personnages, capables d'appréhender à merveille certains épisodes périlleux.
J'ai beaucoup apprécié les lumières apportées par J.K.R., notamment sur certains personnages, et ce qui est d'autant mieux, c'est qu'elle ne livre pas toutes les clés. On peut ainsi continuer à voyager une fois le livre refermé...
J'aurais adoré listé les chapitres qui m'ont le plus marquée, mais il y aurait finalement à dire sur chacun d'eux... sachez simplement que cet ultime volet (mais quelle tristesse !) ne lésine pas sur les situations spectaculaires, l'humour, les rebondissements, l'émotion (l'amitié et l'amour ont toujours été les clefs de voûte de la vie d'Harry Potter...), la peur, etc... J'ajouterais juste que le chapitre 33 m'a vrillé le cœur (et sa dernière phrase ! ah !)
Il y a quelques temps, quelqu'un que je n'aime pas du tout souhaitait m'offrir un livre, et comme c'était quelqu'un que je n'aimais pas du tout, j'ai gentiment refusé (je ne suis malheureusement pas profiteuse - faut dire aussi que le livre ne m'intéressait pas, mais bref !). Il a alors pris ses grands airs, en me disant : "Bah ! Si tu veux rester avec tes Harry Potter !", d'un air de me dire que, pauvre fille que je suis, je n'atteindrai jamais la culture ni la vraie littérature.
Eh bien, c'est avec un grand plaisir que je resterai inculte, avec mes sept tomes chéris.

"On peut trouver le bonheur, même dans les moments les plus sombres. Il suffit de se souvenir d'allumer la lumière."
Albus Dumbledore, dans l'adaptation cinématographique d'Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban
 


Les avis des autres : Fashion, Céline, Clarabel, Yue-Yin, Rose et Chiffonnette ont le compliment facile (mais quel bon goût !!). J'ai bien pensé censurer tous les avis qui ne sont entièrement positifs (après tout, c'est mon blog, je fais ce que je veux !), mais dans ma grande mansuétude, j'accepte aussi les commentaires de Lilly, Lou et  Emeraude...

Posté par erzebeth à 10:16 - lecture - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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