jeudi 15 novembre 2007
N.U.L.
La rumeur courait dans mon petit cerveau depuis quelques temps, mais vous savez ce que c'est, les rumeurs, on n'y croit pas trop - jusqu'à ce que ça s'officialise.
C'est désormais officiel : je me porte la poisse. Au moins, vous pouvez me côtoyer tranquillement : s'il doit y avoir un problème, c'est sur moi qu'il va tomber. Je vais me concentrer sur deux-trois points, parce qu'il serait indécent de tout raconter.
Je pourrais dire que ça fait dix jours que je ne peux plus travailler (de manière rémunérée, s'entend) puisque mes deux jobs sont situés dans ma fac, et que cette fac est bloquée. Par pudeur, je me censure pour ne pas être grossière ici, mais intérieurement, je suis en ébullition. Surtout quand je croise un gars que je connais, au milieu des grévistes qui sortent d'une AG certainement hautement stimulante, et qui me dit qu'ils partent "bloquer le périph'". Allez-y, c'est très productif, ça va vraiment aider à changer les choses.
En changeant de sujet, je pourrais ajouter que la Poste m'a traînée en bateau cinq jours, à coups de "j'ai un colis pour vous mais je repasserai, il n'est pas encore retirable à la Poste" (j'étais malade de poireauter comme ça), et le jour où le colis est enfin retirable au guichet (ce jour était hier), je croise les doigts. Car ce colis tellement important, c'était tout le nécessaire pour obtenir une connexion chez moi. Je déballe le colis en m'extasiant ("oh ! un fil jaune ! et un fil vert !!") mais voilà, quand j'essaie de connecter tout ça, ça ne marche pas. Je tourne en rond toute la journée, en attendant le secours d'une bonne âme qui ferait fonctionner le matériel.
En vain.
Même pas la peine de raconter le temps qu'on a passé, au téléphone, avec le service d'aides de mon fournisseur d'accès, même pas la peine de s'étendre sur le verdict - ils se sont trompés. Voilà. C'est leur métier d'activer des lignes pour que les gens aient accès à internet mais non, quand c'est moi qui commande leurs services, ils se trompent. Ca m'aide à comprendre pourquoi ils sont les moins chers sur le marché (et j'accuse stupidement si je veux, je ne suis vraiment pas d'humeur à être réfléchie).
Selon eux, cela mettra trois à dix jours avant d'être opérationnel. Mais, très rassurants, ils ont ajouté que si au bout de dix jours je n'avais pas de nouvelles, il fallait rappeler. A 34 cts la minute, tu m'étonnes qu'on n'a que ça à faire.
Stupidement, j'ose croire que dans dix jours, je serai connectée. Mais comme je me porte la poisse, je sais aussi que j'ai tort d'y croire - mais c'est tout moi, ça. Croire en des trucs qui n'arrivent pas.
Pour résumer les choses, je suis assez dégoûtée. Si je ne crève pas d'ennui d'ici à ce que ça marche, ce blog reprendra peut-être un rythme normal dans quinze jours. J'ai de furieuses envies de jeter l'éponge une bonne fois pour toutes, je ne sais pas ce qui me retient, mais bref : je me retiens.
Alors, je vais lever la grève que j'avais lancée sur mon blog, parce que si j'attends d'avoir une connexion pour remettre un billet ici, vous risquez de ne me revoir qu'en 2008 (ahah) (hey, qui a dit "ça nous fera des vacances" ?!). De toute façon, étant totalement désespérée, je vais fuir ce week-end dans un lieu civilisé, où les fournisseurs d'accès ont fait leur boulot.
Donc on va continuer avec la bonne vieille formule, un message apparaîtra tous les deux jours et puis... voilà.
Chouette.
EDIT (avant même que le message soit publié, eh oui, c'est magiquement merveilleux) : je suis actuellement réfugiée dans un lieu civilisé. Quand j'ai écrit ce billet, j'étais un tout petit peu énervée (est-ce que ça se voit ?!), mais je gère ça beaucoup mieux maintenant; je suis juste fatiguée. J'ai la flemme absolue de réécrire tout ça de manière plus modérée, tant pis (vous allez finir par me croire drôlement bizarre, non ?). Et si vous avez des idées de "Comment survivre dans un milieu étroit sans dépenser d'argent", je suis preneuse !!




