N.u.l.l.e.

Nouvel Univers Lunatique et Lacunaire d'Erzébeth

dimanche 9 décembre 2007

Voir le Sinistros est un présage de mort

Le chien des Baskerville
de Sir Arthur Conan Doyle
traduction de Bernard Tourville

Je ne pouvais pas vivre plus longtemps dans la honte et l'opprobe; il me fallait lire Conan Doyle. Désormais, un petit air de satisfaction illumine mon visage. Hum.
Tout le monde a déjà lu Le chien des Baskerville, alors je peux me dispenser de critique, non ? Non ?
Bon.
Cette épineuse enquête trouve son origine au XVIIIe siècle. Hugo de Baskerville mène une vie très légère, et il en sera puni un soir de dépravation : traversant une lande isolée pour rentrer dans son domaine, il trouve la mort, blessé par un chien de l'enfer.
Depuis, la malédiction règne sur sa famille, et s'il y a bien une bêtise à ne pas commettre, c'est sortir de chez soi, en pleine nuit, et de s'aventurer sur la lande. Malheureusement, Charles Baskerville meurt brutalement, et des traces de pattes de chien sont retrouvées près de son corps... alors, quand son unique héritier est invité à prendre possession du domaine, le médecin du coin contacte Sherlock Holmes pour mener l'enquête et protéger le dernier Baskerville.

Si j'avais encore besoin de preuves pour montrer que je suis peureuse, la lecture de ce roman l'a confirmé. Cette donnée est relativisable : je n'étais pas tétanisée, mais l'atmosphère brumeuse de la lande anglaise où les rares maisons sont isolées ne m'a pas mise en confiance - quelle idée ont les personnages de s'y promener en pleine nuit !
Pour ma première rencontre avec l'immense détective, j'ai été finalement déçue de le croiser aussi peu pendant le roman; l'essentiel de l'enquête se déroule sans lui, laissant à son fidèle associé Watson le soin de suivre le dernier Baskerville et de relater tous les événements importants.
J'étais très curieuse de connaître le dénouement de cette histoire et j'ai été comblée; c'est à la fois tordu, intelligent, introuvable (forcément - même s'il a des doutes sur un personnage, le lecteur ne peut jamais deviner son mobile, ce qui, personnellement, me plaît), et les questions que je me posais trouvent des réponses à la hauteur.
Cette lecture a donc été charmante, et je compte m'intéresser aux autres enquêtes de Sherlock Holmes. Il faut bien combler ses lacunes...

Posté par erzebeth à 08:30 - lecture - Commentaires [5] - Permalien [#]

Commentaires

    J'ai une mémoire à trous... je viens de m'apercevoir que je n'avais retenu que les grandes lignes de ce roman mais alors c'est d'un flou... Je vais peut être devoir le relire !

    Posté par praline, lundi 10 décembre 2007 à 00:18
  • Et encore, tu n'as rien vu, ce n'est pas le meilleur livre qui met en scène le plus grand détective du monde !!!

    Posté par Holly G., lundi 10 décembre 2007 à 14:45
  • Praline, j'ai la même mémoire que toi ! Un véritable gruyère. Mais ce livre mérite-t-il d'être relu...?

    Holly, je fais confiance à la grande lectrice que tu es... il faut que je pense à te demander les meilleurs titres de Conan Doyle, alors.

    Posté par erzébeth, mercredi 26 décembre 2007 à 11:38
  • Tiens, je l'ai lu aussi dans le cadre du challenge ABC et, appréciant la littérature anglaise, j'ai évidemment adoré l'ambiance ! Mais de là à me taper l'intégralité des enquêtes de Sherlock Holmes, non, j'ai d'autres priorités !

    Posté par canthilde, mardi 8 juillet 2008 à 18:22
  • Bienvenue par ici, Canthilde ! Se lancer dans l'intégrale de Sherlock Holmes, ça doit un peu lasser, effectivement (comme toute intégrale, en fait). Mais en lire de temps en temps, c'est plaisant, non ? Ne serait-ce que pour retrouver cette fameuse ambiance...

    Posté par erzébeth, mardi 8 juillet 2008 à 22:53

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