N.u.l.l.e.

Nouvel Univers Lunatique et Lacunaire d'Erzébeth

mardi 11 décembre 2007

Once upon a time

Il y a certaines choses qui donnent le sourire, comme recevoir un colis qu'on n'a pas le droit d'ouvrir, manger du bon fromage, ou voir certaines belles décorations lumineuses dans les rues (et je dis bien certaines) alors qu'on rentre d'une séance de cinéma qui donne le sourire.
Mon statut de fille m'interdisait de passer à côté du dernier Disney, Il était une fois. La première fois que j'ai vu la bande-annonce, je suis restée de marbre. La seconde fois, je me suis dit qu'il serait dommage de passer à côté d'une occasion de se moquer.
Seulement, j'ai failli à ma mission, puisque je n'ai même pas eu le cœur à me moquer, tellement c'était agréable de voir ce film décalé qui m'a rappelé ces beaux souvenirs d'enfance où je rêvais d'avoir la superbe chevelure de la Belle au bois dormant (entre nous : j'en rêve toujours).

Il était une fois

Tout démarre dans le monde féérique d'Andalasia; le Prince trouve la femme de ses rêves, mais sa belle-mère refuse cette union car ça lui ferait perdre le trône. Alors, par pure maladresse, elle envoie la jeune fille (Giselle !) dans un monde où elle sera perdue pour le prince. Et voilà Giselle (!) qui perd sa belle frimousse de dessin animé pour rejoindre la jungle terrible qu'est New York City. Elle y rencontrera Robert (!), qui s'occupera d'elle en attendant l'arrivée du prince Edouard. Parce qu'il viendra. Les princes viennent toujours.
L'ingéniosité du film est donc de mêler l'aspect mielleux des contes de fées (et leur bonne humeur permanente) avec la réalité, faite de séparations et de colère. Et oui, sur terre, on ne vit jamais heureux et amoureux jusqu'à la fin des temps (apprendre ça m'a totalement minée).
J'ai déjà écrit plus haut le mot-clé du film : décalage. C'est de là qu'il puise tout son humour. Dans les contes de fées, les personnages aiment bien se lancer dans la chanson, entourés d'animaux dociles et gentils, mais cela prend une toute autre couleur quand on est une fille perdue, candide, et qu'on pousse de la voix dans le salon d'un appartement new-yorkais. Je ne vais pas m'amuser à recenser toutes les scènes qui valent le détour, ce serait fastidieux et pas drôle du tout pour le coup. Il suffit de se prendre au jeu, et la magie opère (par contre, si vous y emmenez un homme lors de votre premier rendez-vous, attendez-vous à ce qu'il ne vous recontacte plus jamais).
Quant à la fin... ah, la fin ! Allez, je range ma légère grimace et mes éventuelles petites réserves (oh qu'il m'a énervée, l'homme à la botte de la belle-mère ! en plus, il a déjà joué Peter Pettigrow dans les HP alors je m'attendais à voir Harry Potter surgir d'une bouche d'égout).
C'est rafraîchissant, et ça m'a donné envie d'avoir des cheveux longs. Ça tombe bien - je les ai déjà.

ps : vous avez vu, je me suis abstenue de tout commentaire sur les prénoms. Mais quand même, Robert et Giselle...
pps : écrit hors connexion, ce billet mérite quand même un peu plus d'informations officielles : Il était une fois est un film de Kevin Lima, joué par Amy Adams et Patrick "Dr Mamour" Dempsey, l'homme qui ressemble à Sean Penn, mais en moins bien quand même, ce qui est déjà pas mal.

Posté par erzebeth à 08:30 - pellicule - Commentaires [4] - Permalien [#]

Commentaires

  • "Les princes viennent toujours." en effet. Et c'est donc incompatible avec cette autre déclaration : "Et oui, sur terre, on ne vit jamais heureux et amoureux jusqu'à la fin des temps".
    J'ai très envie d'aller voir ce bonbon.

    Posté par Holly G., mardi 11 décembre 2007 à 14:50
  • Pfff, Dempsey est mille fois mieux que Penn... )) Et sinon, j'y vais demain soir et il me taaaaaaaaaaaarde, car j'aime les bonbons et la guimauve! (et sinon, les princes viennent toujours mais ils repartent quand on se rend compte qu'ils ne sont que des imitations, non ? ))

    Posté par fashion victim, mercredi 12 décembre 2007 à 10:51
  • Mon prince m'a accompagnée... et il est toujours là, avec un sourire jusqu'aux oreilles (c'est merveilleux l'effet disney)

    Posté par praline, samedi 15 décembre 2007 à 14:14
  • Holly, les princes viennent toujours, oui, mais dans les contes de fée. Je suis personnellement trop dans la réalité, malheureusement.
    L'as-tu vu ? S'il est encore à l'affiche, je risque de retourner le voir début janvier. Il me fera sourire, un peu.

    Fashion, tu dépasses les limites de la décence ! Sean Penn fait partie des grands, s'il te plaît, COMMENT Patrick Dempsey pourrait être MIEUX ! Ah, j'en suis malade
    (tu sais, moi, je me contenterais même d'une imitation de prince charmant... je préfère même ça à un vrai, surtout s'il ressemble à celui du film ! )

    Praline, félicitations d'avoir convaincu ton prince de t'accompagner ! Et en plus, il a aimé... les hommes m'étonneront toujours, je crois ! Et tant mieux, d'ailleurs.

    Posté par erzébeth, mercredi 26 décembre 2007 à 11:58

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