N.u.l.l.e.

Nouvel Univers Lunatique et Lacunaire d'Erzébeth

mercredi 26 décembre 2007

An affair to remember

Vue_du_Pont_Neuf___Paris« Je pris sa main dans la mienne et nous quittâmes ces ruines; et, comme les vapeurs du matin s'étaient levées depuis longtemps la première fois que j'avais quitté la forge, de même les vapeurs du soir s'élevaient maintenant, et dans la vaste étendue de lumière tranquille qu'elles me dévoilaient, aucune ombre invisible ne vint suggérer que je serais à nouveau séparé d'elle. »

(Charles Dickens, De grandes espérances)

Si vous le croisez, dites-lui qu'il me manque.

Posté par erzebeth à 18:05 - égocentrisme - Commentaires [11] - Permalien [#]

Commentaires

    Quand je lis ceci, mon coeur s'affaisse et j'ai des larmes plein les yeux.L'un des plus romans de mon adoré Dickens.

    Posté par Holly G., jeudi 27 décembre 2007 à 08:59
  • C'est le premier que je lisais, mais je ne compte pas m'arrêter là, j'ai été totalement envoûtée.
    Cette dernière phrase est sublime. J'aurais pu écrire la première de ton commentaire...

    Posté par erzébeth, jeudi 27 décembre 2007 à 09:27
  • Je suis ravie... (que tu aies rencontré le grand Charles). C'est beau.

    Posté par fashion victim, jeudi 27 décembre 2007 à 21:32
  • Dickens, Baudelaire, Bukowski... mon fils s'appellera Charles !
    Oui, c'est très beau, Fashion. Et c'est grâce à Holly et toi que je me suis lancée... alors, merci !

    Posté par erzébeth, vendredi 28 décembre 2007 à 00:37
  • Oh ! pauvre de moi !
    Je suis enterrée sous les livres.
    L'ennui (au sens pathologique du terme) me ronge et, du même coup, c'est la garantie même du surpassement humain, la volonté, sous toutes ses formes, qui est rongée.
    Ainsi, je me demande quand je pourrai enfin lire ce roman, que je sais d'ores et déjà sublime. À chaque nouvelle découverte à son sujet sur Internet (critiques, quatrièmes de couverture...), c'est mon envie de me perdre littéralement dans ses pages qui me prend tout entière.

    Merci pour ce si beau passage, qui parle avec une extrême pudeur de la Séparation...
    L'on devine, aisément, toute l'angoisse et, en même temps, toute la souffrance noble, que "l'acte "de Séparation, et, dans une même mesure, serais-je tentée de dire, l'idée même de la Séparation, entraînent.
    Ainsi, la Séparation, créatrice de "souffrance noble", et donc création d'Art, est la chose à éviter, fondamentalement, lors même qu'elle est aussi vecteur de création...

    À vrai dire, le concept de Séparation (et d'abandon) m'envahit tout entière, puisque c'est ma principale angoisse.
    D'où ma réceptivité, je l'espère, à ce court mais évocateur extrait de ces "Grandes espérances", au titre lui-même si beau, et emprunt de mystère...

    Posté par Esis, vendredi 28 décembre 2007 à 23:32
  • Un fils prénommé Charles, oh la belle idée! ))))

    Posté par fashion victim, samedi 29 décembre 2007 à 10:04
  • Esis, on finira bien par vaincre l'ennui...
    Je ne pense pas répondre au reste, parce que ce que tu dis est délicat, et que c'est un sujet qui trouve trop écho en moi pour que je sache m'exprimer là-dessus.
    Offre-toi un écart, laisse tomber le reste et, un jour, procure-toi ces "Grandes espérances". Elles te plairont, c'est certain !
    Bon courage, mademoiselle !

    Fashion, oh, tu te moques ? C'est si moche, Charles ?!

    Posté par erzébeth, samedi 29 décembre 2007 à 11:09
  • Je vais être discordante dans votre admiration harmonique, mais je n'aime pas beaucoup Dickens. Pas beaucoup ? donc quelque part quand même ? oui pour sa belle plume, la beauté de ses phrases ... mais il est définitivement trop triste ... la vie l'est déjà assez, alors dans mes bouquins j'ai envie de m'évader ...

    Posté par Sunny, samedi 29 décembre 2007 à 20:33
  • Je te comprends; depuis quelques mois, je ne supporte plus une certaine catégorie de livres/films tristes, le réel me suffit à ce niveau-là. Mais... "De grandes espérances" n'est pas un roman désespéré (et en écrivant ça, je me rappelle tous ces personnages qui m'ont pincé le coeur (voire plus)...).
    Bref - je ne peux pas t'en vouloir pour ton commentaire Et vive l'évasion !

    Posté par erzébeth, samedi 29 décembre 2007 à 22:04
  • Quel bel extrait, il me tarde de le découvrir !

    Posté par Florinette, jeudi 17 janvier 2008 à 10:50
  • Oh, Florinette, tu adoreras ! j'en suis convaincue - le contraire est impossible

    Posté par erzébeth, vendredi 18 janvier 2008 à 11:52

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