N.u.l.l.e.

Nouvel Univers Lunatique et Lacunaire d'Erzébeth

dimanche 10 février

Mots en vrac

« Je m’ennuie - Je voudrais être crevé, être ivre, ou être Dieu pour faire des farces.
Et merde.
»
Gustave Flaubert, avril 1938
(étonnant, non ?)

Puisque j'ai la chance inouïe de passer le week-end dans un lieu connecté (j'en pleure de bonheur, si vous saviez), je pensais en profiter pour laisser encore un message inutile sur cette page, un genre de fourre-tout désordonné (ce qui me ressemble assez, d'ailleurs).
La bannière a changé, j'ai fait cela en coup de vent, mais en pensant à cette chère Marilyn, et à ce livre qu'on a eu l'extrême gentillesse de m'offrir hier, Marilyn, dernières séances de Michel Schneider. Je l'ai déjà lu, et critiqué
ici (oui, je m'auto-cite; c'est un de mes messages préférés, pas parce qu'il est bien écrit ni quoi que ce soit de ce genre (je ne l'ai d'ailleurs pas relu) mais parce que ce livre m'a plu, terriblement).
Je pensais évoquer deux-trois petites futilités, qu'elles soient littéraires, cinématographiques... je n'ai pas le temps. Je prépare un concours, que je raterai forcément (il y a trop peu d'élus, et je me trouve en concurrence avec des personnes qui ont suivi des études spécifiques); je n'en dis pas plus à ce sujet, en tout cas je m'amuse drôlement à le préparer - et je suis sérieuse. Travailler sur un univers qui m'intéresse, avoir l'impression de faire quelque chose pour essayer de bouger... cela me plaît. Quand les épreuves seront passées (dans moins de trois semaines, ce sera de l'histoire ancienne), il faudra me trouver d'autres carottes pour avancer.
Peut-être l'installation d'une connexion à domicile ? Ah, quel humour...!! Je ne veux pas m'étendre sur le sujet, je suis désespérée et en colère. Colère aussi contre moi qui n'ai pas su me défendre avec plus de hargne. Dans le meilleur des mondes possibles, il se pourrait que je sois connectée fin mars. Ce sera pas avant, c'est certain. Je n'ose même plus me raccrocher à cet espoir-là, je sais qu'il est trop fragile.
Je compense en essayant, ces derniers jours, de prendre soin de moi - j'en vois qui ricane, je les comprends. Je me suis offert Le boulevard périphérique, l'actuel dernier roman d'Henry Bauchau. Je n'ai pas le temps de le lire ces temps-ci, prise entre le concours et les lectures universitaires obligatoires (étudier trois fois Giono en cinq ans, n'est-ce pas de l'acharnement pur et simple ? vive la variété des programmes !). Mais je me suis déjà composée une petite pile de "livres-baume". Ce titre de Bauchau, donc; mais aussi le premier roman d'Ishiguro, et Rue des maléfices de Jacques Yonnet, qu'on m'a offert à Noël (la personne m'a demandé cette semaine si je l'avais lu, j'ai cru comprendre qu'il valait mieux pour moi de l'ouvrir très, très prochainement). J'ai envie de lire; quand je me promène sur les blogs, pendant les rares moments où je suis connectée, je suis à la fois attristée (mais comment ai-je pu emménager dans un studio à ligne téléphonique inexistante ?) et souriante. Vos lectures, vos envies, vos challenges et vos rencontres me remontent le moral, un peu. Je regrette d'être loin de ça, tout en notant précieusement des références.
J'écris ça et voilà, ça me contrarie. Internet me manque. Ce n'est pas mon seul problème actuel (ce serait bien trop facile autrement), j'en collectionne des plus ou moins importants. Ma si jolie montre vient de mourir, elle est réparable, mais mes revenus m'amènent à être prudente; elle attendra. Pire, mon ordinateur agonise lentement, mais sûrement. Je crains le jour où l'écran ne sera plus utilisable, où le lecteur dvd, totalement déficient, rendra l'âme. Je m'arrête là; après tout, cela ne vous regarde pas. On dit qu'il faut rire une fois par jour, je fais plutôt le contraire. Ça changera, évidemment; pourvu que ce jour-là ne se fasse pas trop attendre.
Après mon concours, j'essaierai d'écrire quelques billets; un film (déjà vu) et mes prochaines lectures méritent quelques mots - et aussi, une question : quelqu'un parmi vous a-t-il déjà lu Richard Millet ? Qu'en pensez-vous ?
Pour terminer, je voulais dire que je note dans un coin de mon ordinateur quelques mots-clés, tapés dans divers moteurs de recherche, qui ont amené les chercheurs jusqu'à mon blog. Il y en a des drôles, certains sont presque intéressants ("en philosophie peut-on croire en n'importe quoi ?"). Puis il y en a un, tout simple, qui tient en un mot.
"espérer"

Ce sera le mot de la fin.

Posté par erzebeth à 20:03 - inutile - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 09 février

Les challenges, c'est comme la Star Ac' : un défi contre soi-même

Bonjour !

Ca faisait longtemps, n’est-ce pas (même si j’imagine que c’est plus long pour moi que pour vous) ? Je ne suis toujours pas de retour, ce serait bien trop facile si c’était le cas. Ayez d’ailleurs l’extrême amabilité de ne pas me demander des nouvelles des travaux, ou ce serait très désobligeant de votre part.
Maintenant que les sujets tabous sont clairement définis, passons à ce qui m’amène à hanter quelques instants ce lieu déserté.
Je pense avoir déjà parlé ici de mon goût pour l’inutile et, un soir où je devais être particulièrement occupée, j’ai pensé – mais quoi de plus inutile qu’un challenge littéraire que je ne mènerai pas jusqu’au bout ? Difficile de résister (d’ailleurs, si je me réfère aux blogs que je visite quand je le peux, vous êtes nombreux(/ses) à ne pas avoir résisté… !)
(on en connaît même une qui s’est lancée le grand challenge de participer au plus grand nombre de challenges possibles…)
Je voulais participer au Défi du Nom de la Rose.

Je voulais participer au Challenge Fashion's Klassik List.
Je voulais aussi prendre enfin le temps de lire certains titres de ma PAL qui m’attirent depuis des semaines-mois-années (rayez la mention inutile…). J’avais envie de prendre un peu en compte ma LAL, parce que j’ai cette particularité (suis-je la seule ?) de ne jamais la suivre quand je vais dans une librairie…
J’ai décidé de compiler tout ce bordel dans un challenge ABC. Je sais déjà que je n’en viendrai pas à bout, parce que je déteste les contraintes, et que je dois déjà gérer celles que mes études m’imposent. Mais que voulez-vous, l’appel de l’inutile...

A – Jane Austen, Persuasion (Fashion’s challenge)
B – Balzac, Le Père Goriot (qui m'attend(ait) depuis un nombre indécent d’années)
C – Joseph Conrad, Au cœur des ténèbres, ou Fortune (LAL)
D – Charles Dickens, Oliver Twist ? David Copperfield ? autre ? (dans le cadre du Fashion’s challenge)
E – Umberto Eco, Le Nom de la Rose (Défi du Nom de la Rose - catégorie plante)
F – Gustave Flaubert, L’éducation sentimentale
G – William Golding, Sa Majesté des mouches (Défi Nom de la Rose - animal, of course)
H – Ernest Hemingway, Pour qui sonne le glas ou Victor Hugo, L’homme qui rit (LAL)
I – Arnaldur Indridason, La cité des jarres
J – Henry James, Washington Square
K – F. Karinthy, Epépé (Lal)
L – Malcolm Lowry, Au-dessous du volcan
M – Margaret Mitchell, Autant en emporte le vent (Fashion's challenge)
N -
 Dominique Noguez, Comment rater complètement sa vie en onze leçons (même si je trouve que j'y arrive déjà bien sans leçons...!)
O – Joseph O’Connor, si vous croyez que c’est facile de trouver un auteur en O ! je prendrais un titre de la bibliothèque, c’est donc encore non défini

P –
Daniel Pennac, Au bonheur des ogres - Lu pendant mon absence virtuelle; pas aimé; donc pas de critique !
Q – Sauvez-moi, j’ai mis Raymond Queneau, mais si vous connaissez un moyen d’y échapper… (et pas Pascal Quignard non plus. Merci.)
R – Carlos Ruiz Zafon, L'ombre du vent (LAL. Je fais partie de ces rares personnes à ne pas l’avoir encore lu, je vis dans la culpabilité la plus totale. Et en plus, ça peut entrer dans le cadre du Défi du Nom de la Rose, non ?)
S – Stendhal, La Chartreuse de Parme (Fashion’s challenge, et Défi Nom de la Rose (lieu))
T – Léon Tolstoï, Anna Karenine (LAL)
U – Brady Udall, Le destin miraculeux d’Edgar Mint (LAL ; puis les U ne courent pas les rues)
V – Ici se joue la couleur nécessaire au Défi du Nom de la Rose : soit je lis La source noire, de Patrice Van Eersel, qui périt dans ma PAL depuis des années. Soit je lis Nuit noire de Kurt Vonnegut.
W – Virginia Woolf, Orlando (Défi Nom de la Rose)
X – Gao Xingjian, quant au titre…
Y – Jacques Yonnet, Rue des maléfices (PAL)
Z – Stefan Zweig, La pitié dangereuse (Fashion’s challenge)

(en gras, les titres que j'ai déjà en ma possession)
C'est mal présenté, tant pis. Je précise qu'à l'heure actuelle, je n'ai lu aucun de ces livres, ce qui me conforte dans l'idée que décidément, je n'y arriverai pas. Si vous avez des suggestions / remarques / dégoûts à exprimer, n'hésitez pas...

Posté par erzebeth à 13:53 - challenge ABC 2008 - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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