N.u.l.l.e.

Nouvel Univers Lunatique et Lacunaire d'Erzébeth

mardi 15 juillet 2008

« We'll always have Paris »

Le titre vous suffit-il pour deviner de quel film je veux parler aujourd'hui ?
Non ?
Et si j'ajoute que six de ses répliques sont dans le classement des cent meilleurs répliques du cinéma ? Que ce film est le troisième meilleur film de tous les temps ? (selon les sources de l'American Film Institute, classement 2007)
Alors, ça vous parle ?

...

Mon responsable, à la bibliothèque, est gentil, timide et cinéphile. Un jour, alors qu'il me voit embarquer une revue pendant ma pause repas (il s'agissait d'un très vieux Magazine littéraire consacré aux polars), il regarde la couverture et dit : "Ah ! Bogart !" (à ce stade, vous comprenez normalement que c'est Humphrey qui est sur la couverture, sans que j'aie besoin de vous l'expliquer)
"Il a joué dans le meilleur film de tous les temps !" (le troisième meilleur film, en réalité, mais je ne le savais pas encore à ce moment-là, et il ne faut jamais contrarier son employeur, règle number one)
Et il commence à me parler de Casablanca, des scènes qu'il préfère, et du grand final. Il me parle du remake de Woody Allen, et je souris gentiment.

Je n'ai encore jamais vu Casablanca et il vient de me ruiner la fin du film.
Ici, je ne vous ruinerai rien (même si les cinéphiles ont forcément déjà vu ce film, ou en connaissent l'issue).

Rick, Américain en exil à Casablanca, est le propriétaire d'un night-club très réputé, où se côtoient (non sans accrocs) Allemands, Américains, Français... nous sommes en 1942, et Casablanca est sur le trajet de ceux qui veulent trouver refuge en Amérique. On paie des sommes exorbitantes pour obtenir un sauf-conduit, on offre aux autorités en place tout ce qu'elles désirent, pourvu qu'on parvienne à fuir la guerre.
C'est ainsi que Victor Laszlo, rescapé des camps de concentration et dissident politique, débarque au Maroc avec sa douce épouse Ilsa; tous les deux veulent rejoindre les Etats-Unis, et se retrouvent, dès leur arrivée, dans le café américain de Rick (où Laszlo se fait rapidement repérer, d'ailleurs...).
Ce qui est gênant dans cette situation, c'est qu'avant de quitter Paris, Rick a vécu une intense histoire d'amour avec Ilsa et qu'il est toujours douloureux de se retrouver en face d'une personne qu'on a éperdument aimé...

L'image “http://elaouadiahmed.free.fr/dreams-world/casablanca_film_ville.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
(de Michael Curtiz, sorti aux Etats-Unis en 1942)

On pourrait maladroitement réduire Casablanca à une "histoire d'amour sur fond de guerre", les deux pans de l'intrigue se nourrissant entre eux, et se renforçant mutuellement. Les histoires d'amour ne manquent pas et le contexte dans lequel elles sont placées peut aider à faire la différence. Ici, on apprend que Rick et Ilsa devaient quitter la capitale française ensemble, mais Ilsa cache quelque chose et ne se présentera pas à la gare (magnifique scène où la pluie brouille la lettre que lit Rick). Le contexte de la Seconde Guerre Mondiale apporte une certaine ampleur tragique : est-on vraiment libre de faire ce qu'on veut pendant une période aussi troublée ? Faut-il se sacrifier à la cause politique, ou ne penser qu'à son propre bonheur ?
Le climat à Casablanca est tendu entre les différentes nationalités présentes. Allemands et Français cohabitent difficilement, même si les chefs essaient de trouver des terrains d'entente qui satisfont les deux partis. Bref, la ville est un lieu de magouilles en tout genre, où rien n'est plus simple que de tuer une personne qui dérange.
Toutes les différentes nationalités se retrouvent le soir chez Rick, un night-club/casino où l'on essaie de contenter tout le monde. Rick est un homme désabusé, brisé par l'amour. Il semble intouchable, comme détaché des réalités du monde. Ayant la sagesse de ne pas prendre parti d'un point de vue politique, il plaît autant aux Français qu'aux Allemands. Ainsi, Rick surplombe tout ce petit monde, mais n'en est pas plus heureux pour autant. Les souvenirs de Paris le hantent. Sam, son pianiste, a pour ordre absolu de ne plus jamais jouer le morceau qui lui rappelle la femme aimé : As time goes by...
... Il tombe de haut, Rick, quand il entend les premières notes de cette chanson, un soir alors que le café est rempli : revoilà Ilsa qui, ayant reconnu Sam, le supplie de jouer et de chanter, pour rêver tristement quelques minutes.
Les retrouvailles sont douloureuses car on sait pertinemment qu'aucun des deux n'a pu oublier l'autre. Mais il y a un choix à faire : Ilsa est mariée à un homme qui tient à elle, alors peut-elle envisager de le quitter, lui qui a besoin d'être soutenu dans son engagement politique ? Doit-elle tout abandonner pour Rick, cet homme qui ne respire que pour elle ? Avouez qu'il y a de quoi être perturbée.
On voit les différents personnages souffrir à l'écran, déchirés par leur conscience, leurs souvenirs, leurs envies. Le dilemme est d'autant plus cruel que Rick a les moyens d'aider Ilsa et son époux : il possède les papiers qui leur permettraient de quitter le Maroc.

Les acteurs sont excellents; le contraire aurait été étonnant dans un film qui a remporté trois Oscars en 1944 (meilleur film, meilleur scénario, meilleur réalisateur - quand on gagne ces trois statuettes, c'est toute l'équipe du film qui est récompensée).
BogeyJe suis incapable d'être subjective devant Humphrey Bogart, parce que j'apprécie tout chez lui : sa simple présence à l'écran, sa voix, sa gestuelle, ses répliques qui paraissent tellement naturelles qu'on n'ose pas croire qu'un scénariste est derrière tout ça. Il me séduit dans chacun de ses films; pourquoi est-ce que ça aurait été différent ici ? Son personnage fait preuve de cet humour particulier (quand on lui demande sa nationalité, Rick répond "I'm a drunkard"), d'un faux détachement derrière lequel il se protège tant bien que mal... puis on découvre un Humphrey Bogart romantique, rongé par l'amour (l'alcool) et le chagrin, un homme qui, finalement, est loin d'être indifférent à ce qui l'entoure...

« Of all the gin joints in all the towns in all the world, she walks into mine. »

Ingrid Bergman est irréprochable elle aussi; elle ressemble à une bête fragile, traquée, incapable de décider quel chemin prendre. Son émotion est constamment palpable, et son regard suffit à exprimer tout ce qu'elle ressent. Mais, regardez-la :

Bergman_Casablanca

Elle est superbe; perdue aussi, certes. Son souhait serait de ne faire du mal à personne, mais ce n'est malheureusement pas possible. A la fois extrêmement touchante et forte, sa prestation est exemplaire d'émotion. Elle possède cette beauté particulière, presque enfantine, qui désarme. Elle donne envie de croire à l'amour.
Le couple qu'elle forme avec Bogart est en symbiose totale; ils incarnent tellement bien leurs personnages qu'ils ne paraissent plus jouer, mais ressentir sincèrement et profondément ce qu'ils jouent. Etrange sensation qui embarque le spectateur.

Casablanca est bien entendu soutenu par d'autres acteurs tout aussi bons les uns que les autres, offrant ainsi tour à tour de belles scènes d'humour (ah, le capitaine Renault, "scandalisé" par les pratiques du casino et qui accepte la seconde suivante la somme qu'il a soi-disant gagnée en jouant lui-même !), et des scènes franchement émouvantes (le duel de chansons patriotiques n'a pas perdu de sa force). A noter, d'ailleurs, la présence de Peter Lorre qui joue dans un de mes films préférés. Saurez-vous deviner lequel ? (ce film n'est même pas dans les 100 meilleurs de tous les temps, ce qui est une honte absolue)
Il serait difficile de continuer à parler de Casablanca sans trop en dire; je m'en voudrais de dévoiler le moindre renseignement sur la fin du film, même si c'est bien grâce à elle que le succès de Casablanca a pu perdurer au fil des décennies...

http://graphics.boston.com/bonzai-fba/AP_Photo/2006/04/07/1144436151_3994.jpg

Posté par erzebeth à 09:21 - pellicule - Commentaires [49] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

J'en connais d' "autres" qui spoilent les fins de films ou livres très connus mais que tout le monde ne connaît pas forcément... Fashion m'a fait le coup avec "Autant en emporte le vent" !!!

Donc je te remercie de ne pas spoiler la fin de "Casablanca" car - honte sur moi ! - je n'ai jamais vu ce film ! Mais ton billet me donne envie de m'y plonger dedans. :-)

Posté par Caro[line], mardi 15 juillet 2008 à 10:37

(Et surtout de succomber au charme de Bogart !!!)

Posté par Caro[line], mardi 15 juillet 2008 à 10:38

Fashion est cruelle, tu devrais penser à une vengeance...
Mais c'est vrai que certaines œuvres sont tellement devenues des classiques qu'on croit que tout le monde les connaît.
Pour "Casablanca", fonce ! :-)

Posté par erzébeth, mardi 15 juillet 2008 à 10:54

Play it again, Sam...
J'adore ce film. Un film de propagande qui réussit à être tellement plus que ça, et dans lequel finalement la propagande n'est plus que d'insignifiants détails (j'adore la bouteille de vichy qui finit à la poubelle). Et Humpfrey!
J'aime beaucoup ta série de billet sur de vieux films, tu me donnes sacrément envie de les (re)voir!

Posté par Mo, mardi 15 juillet 2008 à 14:09

Une vengeance ? Je vais lui prêter un manga en lui en spoilant la fin, tiens ! ;-) (Oui, je sais, mes vengeances sont terribles !)

Posté par Caro[line], mardi 15 juillet 2008 à 14:23

Du haut de mon inculture primaire en cinéma, j'avoue ne pas connaître la réplique apposée en titre, Erzébeth (j'en ris presque tellement elle semblera évidente pour les cinéphiles qui me liront). De même, je ne crois pas connaître même de nom le film chroniqué ici.

J'ai une sorte de désintérêt involontaire pour le cinéma, je n'adhère pas en partie bien malgré moi. Je considère cela comme une sorte de crime dont j'ai conscience mais que je ne peux réparer.
Mais n'en avais-je pas déjà parlé :s ?
Bref :p !

Posté par Esis, mardi 15 juillet 2008 à 15:37

* Mo, c'est terrible, je n'ai même pas vu cette bouteille de Vichy... ou je l'ai oublié dès le film terminé. Je suis ravie que mes petits billets te plaisent, et que tu aimes ce film !

* Caroline, effectivement, on peut difficilement trouver plus subversif ! ;-) Je compte sur toi pour mettre ton plan à exécution.

* Esis, puisque tu te confesses, je fais de même : je ne connaissais pas les répliques cultes de "Casablanca", avant de voir le film et de me renseigner sur internet.
Après, on ne peut pas s'intéresser à tout... et ce n'est pas forcément lacunaire. Toi, visiblement, c'est le cinéma, moi c'est la musique... On vit très bien comme ça, non ? :-)

Posté par erzébeth, mercredi 16 juillet 2008 à 20:31

Ah mais ne t'inquiète pas: moi j'ai découvert le film parce qu'il correspondait à un programme de concours (glamour, non?) et donc nous étions très attentifs à ce genre de détails (il faut imaginer le candidat, l'oeil qui frise, exultant à l'idée d'un bel exemple à placer dans sa dissert') au détriment peut-être de l'émotion du film... Encore que, avec "Casablanca", c'est vraiment dur de passer à côté des émotions!

Posté par Mo, mercredi 16 juillet 2008 à 21:56

Ah, cette fin... :))) Cela dit, les fans de "Quand Harry rencontre Sally" la connaissent puisqu'elle y fait l'objet d'un débat. (et non je ne psoilerai pas) (encore que je le pourrais, hé, hé) (c'est quoi ces manières Caro[line] de me "vendre" comme ça ?:)))
J'adore ce film et j'adore Bogart, même si je le préfère dans les films noirs avec la sublime Lauren. Ils sont chouettes tes billets de ciné, Car a d'ailleurs acheté le DVD suite à ton billet mais elle a osé me dire "Prête-moi "La dame du vendredi, je ne l'achète pas, ce n'est pas un classique", pfff... :))) Tu veux pas nous faire un billet sur un film de Lubitsch ? Please, pretty please...

Posté par fashion, jeudi 17 juillet 2008 à 00:20

T'as bien raison. Il est temps que je le regarde aussi!! Merci pour ce rappelle et cette belle et complète critique!

Posté par vanillabricot, jeudi 17 juillet 2008 à 00:44

Je règle mes comptes avec Fashion :-)

J'ai beau avoir vu "Quand Harry rencontre Sally" (ouf !), je ne me souviens quand même pas du débat autour de la dernière scène de Casablanca ! Faut dire que j'ai une mémoire de poisson rouge sur ce genre de choses. :-)))

Et oui, je l'affirme haut et fort : je n'avais JAMAIS entendu parler de "La Dame du vendredi" avant le billet d'Erzébeth. Alors que "Casablanca", bah si, tout le monde connaît !!! Disons que "La Dame du vendredi" est peut-être un classique pour les connaisseurs. :-)))

Et c'est qui, Lubitsch ?

Posté par Caro[line], jeudi 17 juillet 2008 à 10:30

* Mo, les concours ont du bon ! Comme les études, d'ailleurs, où on découvre toujours des œuvres qui nous plaisent... Au moins, quand tu regardes "Casablanca", tu navigues entre les détails culturels et l'émotion - c'est plutôt positif !

* Fashion, j'ai une bonne excuse : je n'ai jamais vu "Quand Harry rencontre Sally"...
Je n'ai pas trop d'atomes crochus avec Lauren Bacall, donc je ne vais pas m'appesantir là-dessus mais Bogart était bon partout (on sent l'objectivité). Lubitsch, figure-toi que j'y ai pensé parce que je sais que tu l'aimes bien, or le seul de ses films que j'avais en stock ("Les illusions perdues") ne m'a inspiré aucun billet. Je suis confuse !

* Vanillabricot, bienvenue par ici et merci pour ces gentils compliments... Oui, c'est un beau grand film à voir, indéniablement !

* Caroline, je suis un poisson rouge aussi donc je compatis à ton sort. Ceci dit, "La dame du vendredi" ne m'évoquait strictement rien avant que je ne l'achète, donc je confirme, c'est un classique pour les connaisseurs !
(et Lubitsch était un grrand réalisateur, notamment de "To be or not to be" et "The shop around the corner", mais je laisse Fashion t'en parler, je ne le connais pas vraiment. J'en avais parlé juste une fois, ici :
http://cuistre.canalblog.com/archives/2007/11/19/6906731.html )

Posté par erzébeth, jeudi 17 juillet 2008 à 15:41

Caro[line], tu n'es pas fréquentable! :)) Ne pas savoir qui est Lubitsch, non mais!
Erzébeth, pareil! "Quand harry rencontre sally" est LA comédie romantique, ze ultimate one! Pfff... :)))

Posté par fashion, jeudi 17 juillet 2008 à 17:38

Ah ben voilà que tu attaques deux pauvres innocentes sur mon blog !! ;-) (Caroline, entre personnes non fréquentables, on va bien s'entendre !)
En réalité, je n'aime pas vraiment le couple d'acteurs de "Quand Harry rencontre Sally"... Comme je crains tes représailles, je promets d'envisager de peut-être le regarder un jour. Bien, non ?

Posté par erzébeth, jeudi 17 juillet 2008 à 20:23

Il faut que tu fasses mieux que ça : il faut que tu le regardes séance tenante! Tu vas adorer et le couple d'acteurs fonctionne très bien... Quant à Caro[line], je lui ai donné hier soir en plus de "La dame du vendredi", "The shop around the corner", du coup je me sens beaucoup mieux et on a pu passer une soirée très kulturelle, comme d'habitude... :)))

Posté par fashion, vendredi 18 juillet 2008 à 09:28

Mais je ne peux pas le voir, ce film, le dvd de la médiathèque a été détérioré, j'y vois comme un signe (ou comme une excuse, certes ;-) ), il va falloir attendre un peu... mais je le verrai, promis.
Et tu es merveilleuse d'alimenter la culture cinématographique de Caro[line] ! (si les films ne lui plaisent pas, on lui trouvera un gage !)

Posté par erzébeth, vendredi 18 juillet 2008 à 10:25

On l'obligera à lire "la foire aux vanités". :)))

Posté par fashion, vendredi 18 juillet 2008 à 11:39

Mais elle est capable d'aimer ça ! Du coup, le gage serait raté, parce que si elle y trouve du plaisir, où va-t-on ?!

Posté par erzébeth, vendredi 18 juillet 2008 à 14:21

Ah, mais ce n'était qu'à moitié une blague parce que c'est un de mes romans préférés... Mais je sais que certaines le trouvent chiant comme la pluie... (je ne citerai pas de nom, ma bonté me perdra:)))

Posté par fashion, vendredi 18 juillet 2008 à 17:27

C'est dommage, parce que la délation est autorisée sur ces pages... (et à vrai dire, je n'ai encore jamais lu ce roman, mais je compte bien le faire un jour).

Posté par erzébeth, vendredi 18 juillet 2008 à 19:41

Des lectrices cinéphiles ! Vous êtes trop parfaites pour être vraies (enfin pas Caro[line], en tous cas pas encore). Moi vous me donnez envie de me créer un nouveau pseudo (j'sais même pas comment on dit cinéma en breton mais je vais me renseigner) et un blog de ciné. Ou alors il faudrait qu'on fasse le challenge ABC des cinéphiles ! Voilà une idée, qu'elle est bonne, non ?

Posté par Levraoueg, samedi 19 juillet 2008 à 13:21

En tous cas, moi je trouve que c'est une sacrée bonne idée !

Posté par Filmaoueg, samedi 19 juillet 2008 à 14:41

* Levraoueg, quel enthousiasme ! (je t'autorise à revenir souvent me dire que je suis parfaite, c'est très agréable...) Et ton idée me paraît excellente, j'adorerais me forger une petite culture cinématographique... peut-être en faisant des thématiques ? Deux mois avec Truffaut, deux mois avec Bogart, deux mois avec le néoréalisme italien... Oui, on pourrait s'amuser à faire ça !

* Filmaoueg, j'ai failli me moquer de la simplicité du pseudo, et finalement, je viens d'apprendre que ça voulait dire cinémathèque en breton... saprelotte ! Si on est au moins "trois" (hum hum) à trouver l'idée bonne, je crois qu'on est sur la bonne voie !

Posté par erzébeth, samedi 19 juillet 2008 à 23:05

Ah, voilà un challenge que je risquerais de tenir pour une fois!!! je vote pour! Mais le fait-on thématique (classiques/daubes/films iraniens doublés en serbo-croate/muets/contenant un acteur sexy/adaptation littéraire...) ?

Posté par fashion, dimanche 20 juillet 2008 à 00:09

En fait je pensais à un ABC classique, mais il y aurait des lettres difficiles à trouver, comme toujours. A moins qu'on fasse dire aux lettres ce qu'on veut : noms de cinéaste ou d'acteur (T comme Truffaut), nom de genre (N comme Néoréalisme italien), ou encore n'importe quoi au gré de sa fantaisie (S comme sexy-(wo)men)...
Mais la nuit portant conseil...

Posté par Filmaoueg, dimanche 20 juillet 2008 à 01:20

Il faudrait y réfléchir mais si on pioche dans la filmographie mondiale, à mon avis on arrive à trouver toutes les lettres... Le problème avec un Challenge Classique, c'est que j'en ai déjà vu pas mal... Et que tout n'est pas disponible en DVD.

Posté par fashion, dimanche 20 juillet 2008 à 09:17

Je pense comme Fashion, les 26 lettres devraient être trouvables (même s'il faut tricher, en mélangeant réalisateurs et titres de films).
(Fashion, je crois qu'en disant "ABC classique", Filmaoueg voulait sous-entendre que c'était un challenge ABC "normal", et pas forcément de films classiques...)
Tout ça me tente bien, même si ça revient au même qu'un challenge littéraire : m'imposer des films me chagrine un peu. Ce qui est très bête, parce que j'ai déjà une liste de films à voir, alors si j'arrange cette liste en me disant "tu as un an pour voir ces films", ça ne change pas grand-chose au final...

Et il y a le problème du DVD, c'est vrai, mais en même temps qui voudrait regarder des films muets des années 1904 ? S'ils n'existent pas en DVD, c'est qu'on ne connaît rien de ces films, donc on n'a pas envie de les voir, et hop, problème arrangé ! (oui, mon raccourci est douteux...)

Posté par erzébeth, dimanche 20 juillet 2008 à 12:04

Oui c'est qui est très énervant dans l'ABC c'est de décider un an à l'avance. Et si donc on construisait notre liste au fur et à mesure ?

Posté par Filmaoueg, dimanche 20 juillet 2008 à 14:06

Erzébeth, ton raccourci est effectivement douteux : je suis à la recherche de chefs-d'oeuvre que je ne trouve pas en DVD zone 2 France(d'où ma virée à Londres en août)... :))))
Filmaoueg : je suis assez pour une grande flexibilité et je vois que tu as ouvert un blog, j'y cours!

Posté par Galipaddicts, dimanche 20 juillet 2008 à 20:46

Euh, le com précédent, c'est moi, oups, une mauvaise manip' (et crois-moi, tu ne veux pas en savoir plus:)).

Posté par fashion, dimanche 20 juillet 2008 à 23:01

* Filmaoueg, la flexibilité peut être intéressante, parce qu'il est peut-être effectivement plus facile de trouver un livre qu'un film... Enfin, je viens de cliquer sur ton blog, je vois que tu en parles, je vais aller lire ça !

* Galipaddicts (...), j'aime beaucoup ton sens de l'économie ! (aller à Londres pour acheter des dvd, je trouve ça follement classe...!). Tu peux aussi en trouver sur des sites étrangers, non ?

* Fashion, heureusement que tu viens préciser ton identité, je n'avais pas-du-tout deviné qu'il s'agissait de toi... ;-)

Posté par erzébeth, lundi 21 juillet 2008 à 09:47

Hum hum !

Il s'en est passé des choses ici dis donc !!! :-)))

Donc oui, ma culture cinématographique est plus que N.u.l.l.e. Je m'en suis encore rendue compte hier quand Fashion, Carolyn, Delphine et Stéphanie parlaient de films trop géniaux et trop classiques dont le nom ne me disait ABSOLUMENT rien ! Mais heureusement, Fashion est ma bonne étoile cinématographique et va s'occuper de mon éducation. Je vais donc comment avec "La Dame du vendredi" et "The shop around the corner". Plus "Casablanca" que j'ai ! Et dans tous les cas, je dirai que j'ai aimé car JE NE VEUX PAS LIRE "LA FOIRE AUX VANITES" ! J'ai déjà Stendhal et Dickens et Cohen qui m'attendent... :-(((

Posté par Galipaddicts, lundi 21 juillet 2008 à 11:02

Si vous êtes plusieurs à utiliser le même pseudo, ça va devenir difficile à suivre. Moi bêtement hier soir, je suis revenue à plusieurs reprises sur mon ordi, pour voir si Galipaddicts avait rendu une visite à Filmaoueg ! Moi qui vous croyais addictes aux livres et aux films, je viens d'en apprendre de belles !

Posté par Levraoueg, lundi 21 juillet 2008 à 14:58

Levraoueg, je comprends la confusion absolue (c'est plus facile pour moi, parce que les e-mails des gens apparaissent en coulisses, donc je sais qui est qui...)
La Galippadicts du jour, sur tous les billets, c'est Caroline. La jeunesse est perdue, Levraoueg, que veux-tu...

Caroline, donc : faut pas complexer auprès des copines qui regardent des tas de vieux films, on vit très bien même sans regarder quatre films par semaine :-)
Par contre, tu n'as pas le droit d'être renfrognée à l'idée de lire Dickens, il est fabuleux, tu verras. Et les deux autres ne peuvent être que bons, puisqu'ils sont recommandés par Fashion !

Posté par erzébeth, lundi 21 juillet 2008 à 15:39

Encore toutes mes excuses à Levraoueg pour la confusion des pseudos !!! :-)))

Je veux bien te croire que Dickens est fabuleux. Tout comme Stendhal, Cohen, Garat et tous les autres auteurs qui m'attendent dans ma PAL !!!

Posté par Caro[line], lundi 21 juillet 2008 à 16:52

Je ne connais pas Garat (comprends : j'attends ta critique), mais c'est vrai que les PAL recèlent des trésors... que ça fait du bien de se savoir aussi bien entourées !

Posté par erzébeth, mardi 22 juillet 2008 à 10:02

IL FAUT LIRE GARAT !!! Mais mea culpa, il faut ABSOLUMENT que je vous en parle. :-)))

Posté par Caro[line], mardi 22 juillet 2008 à 10:56

Je lirai Garat quand tu liras Dickens ! ;-)
(en plus j'ai vu que c'était "De grandes espérances" que tu as dans ta PAL, c'est juste merveilleux, ça se lit tout seul, tu verras...!)

Posté par erzébeth, mardi 22 juillet 2008 à 21:08

Ok, marché conclu ! :-)
Surtout que le Dickens fait partie en fait de mon challenge Fashion's Klassik List... que j'ai un peu mis de côté ces derniers temps... :-D

Posté par Caro[line], mercredi 23 juillet 2008 à 09:48

Je me doutais bien que c'était pour ton challenge fashionesque, allez va, tu en viendras à bout, une fois qu'on a lu Austen, il n'y a que du bon dans cette liste ;-)

Posté par erzébeth, mercredi 23 juillet 2008 à 10:13

Rhooooooooooooo... mais j'ai adoré Austen, moi, madame ! Ne profite pas que Fashion soit en vacances pour dire de telles choses ! ;-)

J'ai quand même hâte de lire "La chartreuse de Parme" avant le Dickens. Par contre, je meurs d'envie de lire le Cohen mais le nombre de pages me rebute là... Par contre, tu me re-proposes 1300 pages d'Anne-Marie Garat, je dis oui tout de suite !

(Je trouve que je deviens vraiment bavarde dès que je suis chez toi ! On est bien ici. :-))

Posté par Galipaddicts, mercredi 23 juillet 2008 à 11:00

Galipaddicts, c'est moi, bien sûr. :-(((

Posté par Caro[line], mercredi 23 juillet 2008 à 11:01

Caroline, ça me fait très plaisir que tu bavardes quand tu viens par ici :-)
Quant aux livres, je te comprends, les pavés font un peu peur, mais tu en as eu la preuve avec Garat : quand c'est bien, on ne voit pas les pages défiler. Je n'ai jamais lu Cohen, alors je ne peux pas t'inciter à te lancer...!

Posté par erzébeth, mercredi 23 juillet 2008 à 16:47

Le film avec Peter Loore, c'est M le maudit, non? En tout cas, j'en garde un souvenir ému! Notre prof d'allemand de lycée nous passait assez souvent des films et j'ai donc découvert celi-ci et des Fassbinder, je me dis que c'était une grande chance!

Posté par Elou, jeudi 24 juillet 2008 à 14:15

Elou, bienvenue et félicitations ! Il s'agissait bien de "M le Maudit"; et ça me fait plaisir de voir qu'un professeur a eu l'ingénieuse idée de le montrer à ses élèves ! Fassbinder, je ne connais pas encore... Le cinéma allemand cache de très bons films :-)

Posté par erzébeth, jeudi 24 juillet 2008 à 19:58

Je te réponds un peu tard et j'en suis désolée :
je ne connais rien non plus à la musique ;) .

Posté par Esis, samedi 26 juillet 2008 à 17:14

Il n'y a pas de date limite de réponse, tu sais...
Et en musique, je suis sûre que tu t'y connais déjà mieux que moi ! Dans le dernier billet que tu as effacé (grr...), tu parlais d'une musique dont j'ignore absolument tout...

Posté par erzébeth, dimanche 27 juillet 2008 à 09:45

Ah ! ma manie d'effacer tous mes billets qui ne me plaisent pas (je ne me refais pas !).
Je t'enverrai alors prochainement les références par mail, si ça te dit Erzébeth ;) .

Posté par Esis, dimanche 27 juillet 2008 à 14:45

C'est dommage Esis, mais tu sais déjà ce que je pense... tes billets méritent de rester en ligne !
Quant à la musique, honnêtement, elle me faisait presque peur... Non, ce que je voudrais, c'est que tes billets volages reparaissent ! :-)

Posté par erzébeth, dimanche 27 juillet 2008 à 19:35

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