N.u.l.l.e.

Nouvel Univers Lunatique et Lacunaire d'Erzébeth

samedi 28 février 2009

Malédiction !

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Le liseur, de Stephen Daldry.
Accessoirement Oscar de la meilleure actrice de tous les temps
pour Kate Winslet.
J'ai acheté le livre, je serai prête pour la sortie en salles, ah, vivement !

Il était dit que, dans ma vie, je serai une maudite de l'Internet. C'est quelque chose qu'on ne maîtrise pas, qui nous tombe dessus alors qu'honnêtement, on espérait seulement passer inaperçu, pouvoir se connecter comme des millions de gens dans le monde : tranquillement, sans problème.
Ouais.
Vous vous doutez bien que, dix jours après la coupure occasionnée par mon fournisseur d'accès, rien n'a été remis en place. Je m'en doutais bien - les fournisseurs d'accès sont formidables, tant qu'on n'a pas de souci. Après, ça déraille, on tombe dans un engrenage kafkaïen (oui, carrément) et on ne sait pas comment ça va finir.
Ils ne se rendent pas compte que, sans Internet, mon beau studio est un peu morne - pour ne pas dire furieusement déprimant.
Peut-être que quelqu'un essaie comme ça de me faire passer un message, du genre : il faut fermer ce blog, qui n'a jamais été fonctionnel plus de quatre semaines à la suite depuis sa création. Mais même si je décidais de prendre une décision aussi effrayante, je ne suis pas sûre que ça ferait revenir ma connexion. Alors je ne décide rien; je n'espère pas non plus. J'attends connement, et tant pis si je parle mal.
Ce message ne sert à rien, sinon à dire que je n'ai rien à dire, que Satan existe puisqu'il a créé le caramel, que vos blogs me manquent, qu'il serait temps que la connexion revienne parce que j'ai terminé de revoir la saison 3 de House et que j'aimerais bien découvrir la 4, maintenant, s'il vous plaît, que...
Qu'est-ce que vous faites encore là ?

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mardi 17 février 2009

Le mot "inutile" a été inventé pour ce billet

Lundi soir, 19h52, je ne sais pas vous, mais moi, je n'ai pas très envie d'écrire un billet alors que j'ai oublié de le faire ce week-end (je ne sais pas si j'ai réellement oublié ou si je n'étais tout simplement pas en état, ma mémoire courte reste fort nébuleuse à ce sujet).
Pour contrecarrer l'absence de billet de lecture, j'ai décidé de vous parler de livres. J'admets, le concept est totalement fou et novateur, surtout sur un blog à dominante littéraire, mais que voulez-vous, j'ai toujours eu une nette tendance à sortir des sentiers battus.

Il y a quelques temps, j'ai mis ma dignité au placard en vous présentant l'état actuel de ma PAL. Je peux aujourd'hui vous avouer que, dès la mise en ligne du billet, j'ai été plongée dans une désespoir sans fond : comment avais-je pu exhiber face au monde entier la maltraitance évidente que subissent chaque jour mes livres adorés ?

C'est pourquoi, aujourd'hui, je tenais à me racheter une conduite, en vous montrant ma bibliothèque, la vraie, la belle, celle qui n'est pas chez moi :

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Oui, il y a des fleurs sur la tapisserie, mais croyez-moi sur parole, c'était comme ça avant qu'on ne me refile cette chambre.
Vous ne pouvez pas distinguer les titres, mais peu importe - vous avez désormais l'assurance que je prends soin de mes livres (j'espère que personne ne remarquera que le livre rouge, sur l'étagère du haut, est un roman de Mireille Calmel, ou ma réputation est totalement ruinée).
Au-dessus de la bibliothèque, vous apercevez un bout de ma PAL, mais c'est un bout que je n'aime pas (imaginez, il y a un Elisabeth Goudge dedans...) (je trouve que je taquine trop Jane Austen, il faut savoir varier, de temps en temps !), alors je garde cette mini-PAL loin de moi.
Admirez aussi la qualité de la photo, qui a quand même été prise par mon nouveau téléphone. Je ne comprends pas pourquoi les téléphones sont obligés de faire des photographies aujourd'hui, ça m'exaspère, mais c'était le modèle le moins cher, alors j'ai souri gentiment au vendeur et j'ai tendu les bras vers mon nouvel objet inutile.

C'est bien beau, tout ça, me direz-vous, mais ça n'enlève pas la honte du sac rouge.
Je sais, je sais.
Mais de ce côté-là, il y a du nouveau. Oh, certes, j'ai toujours le sac et il est toujours rempli, mais j'ai pris les choses en main en m'offrant un meuble absolument adorable :

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Oui, il est trop petit pour contenir un nombre décent de livres, mais enfin, il fallait qu'il rentre sur mon bureau, et ce dernier ne fait pas six kilomètres de long, hein.
N'est-ce pas adorable ?
On n'y trouve que des livres de ma PAL - exceptés mes Henry Bauchau, déjà tous lus évidemment.
Puis une rébellion a commencé à se faire sentir au niveau des DVD (si vous saviez comment ils sont rangés chez moi, vous pleureriez), alors j'ai accepté de ranger mes séries télévisées sur cette adorable étagère.
Le petit box où il n'y a qu'un pauvre petit livre (mais quel livre !) est l'endroit où je stocke les livres en attente de billets. Du moins, les livres qui m'appartiennent - en réalité, il y a huit livres qui attendent que je parle d'eux, mais ce qu'il y a de bien avec ces petits objets, c'est qu'ils sont inanimés : même si on prend un retard fou, hé, ils ne peuvent pas râler. Extrêmement pratique.
Sinon, on aperçoit toujours Monet, ainsi que Klimt, Venise, un bout de corail venu directement de l'île Maurice, une petite boîte à bijou rose, pas de doute, la décoration a été pensée par une fille, mais une fille qui a du goût. Enfin, j'aime le penser, de temps en temps, le lundi soir...

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samedi 14 février 2009

Et patati, et patata

La dernière fois que le Club Lire & Délires (zut, j'ai oublié d'insérer le logo !) s'est réuni, c'était autour du magnifique thème Galipettes et muscles utiles. On avait légèrement copié ce thème aux Théières. Mais que voulez-vous ! Il appelait à la détente, à l'amusement, aux choix amusants.
On a été mauvaises comme tout (sauf
Yue Yin, qui a fait un billet sur la rencontre plutôt que sur ses lectures, non mais regardez-moi cette fainéante !).
Je crois qu'il n'y a que moi, dans le monde entier, pour se concentrer sur ce thème joyeux et jeter mon dévolu sur : Le diable au corps de Raymond Radiguet.
Mais j'ai des circonstances atténuantes, oh, ne me conspuez pas dès mon retour, merci.

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Publié en 1923, ce roman heurta un peu la bienséance de l'époque. Imaginez : l'auteur était jeune (20 ans - il en avait 18 quand il finissait d'écrire Le diable au corps), son roman abordait des thèmes légèrement sensibles et immoraux - je vais détailler. Voyez, déjà, les premières lignes :

"Je vais encourir bien des reproches. Mais qu'y puis-je ? Est-ce ma faute si j'eus douze ans quelques mois avant la déclaration de la guerre ? [...] Que ceux déjà qui m'en veulent se représentent ce que fut la guerre pour tant de très jeunes garçons : quatre ans de grandes vacances."

On comprend que cela gêne - 9 millions de morts, et 4 ans de vacances pour d'autres.
Le narrateur (jamais nommé) est donc un jeune garçon un peu protégé, qui étudie avec facilité, qui vit un peu dans son monde. Puis il y a cette promenade, au bord de l'eau, avec son père et des amis de ce dernier. Il y rencontre Marthe, qui est un peu plus âgée que lui. Quelque chose - mais quoi ? - l'attire chez cette jeune femme, pourtant promise (et bientôt mariée) à un autre. Seulement, c'est la guerre. Et tandis que Jacques, le mari, part au front, le narrateur se rapproche de Marthe, jusqu'à ce qu'ils deviennent amants...
Vous le voyez poindre, le scandale ? Non seulement il y a adultère, mais adultère entre un (très) jeune garçon et une gentille demoiselle, et qui plus est, adultère pendant que le mari risque sa vie au combat. C'est gênant.
La relation de Marthe et du jeune garçon est loin d'être saine; ils se cachent de leurs parents, mais ceux-ci comprennent ce qui se passe... Et le narrateur, du fait de son immaturité et des bouleversements, sans doute, qui ont lieu dans son esprit, ne cesse de s'interroger sur ce qu'il ressent. Le lundi, il est fou de Marthe et espère que Jacques mourra bientôt. Le mardi, sa maîtresse le dégoûte et se montre d'une méchanceté incroyable à son égard.
C'est ainsi que le protagoniste m'a paru particulièrement tête-à-claque. J'ai eu du mal à suivre ses réflexions, à le comprendre. La pauvre Marthe, amoureuse et esseulée, lui pardonne ses sautes d'humeur, s'attache de plus en plus au fil des semaines. Leur passion semble faite pour durer - ils sont à l'abri, derrière les volets clos, tandis que Jacques... oh, et puis Jacques, on s'en fiche !
L'autre caractère scandaleux du livre vient de son approche autobiographique : le petit Radiguet aurait, lui aussi, connu les joies de l'amour fort jeune, avec une demoiselle plus âgée... elle s'appelait Alice, ce qui est un plus joli prénom que Marthe, mais empêchez-moi de partir dans ce genre de remarques, ou je vais abandonner ici ce billet, alors que j'ai encore des tas de choses passionnantes à écrire (en fait, non, et je cherche justement une issue).
Ce roman correspondait malgré tout à la thématique du club, mais l'ensemble m'a paru tellement curieux que le propos m'a échappée. Ce n'est pas mal écrit du tout; il y a même de très belles pages, de très belles tournures. Mais ce n'est pas assez enflammé pour paraître passionné, ni assez poussé pour paraître malsain, dérangeant (du moins de nos jours). Le diable au corps n'est pas un mauvais roman, loin de là, mais il m'a laissée de marbre.

« Ses deux mains s'accrochaient à mon cou; elles ne se seraient pas accrochées plus furieusement dans un naufrage. Et je ne comprenais pas si elle voulait que je la sauve, ou bien que je me noie avec elle. »

En plus, en me documentant sur internet, je découvre que :
- le héros s'appelle François. Je ne m'en étais pas rendu compte; ou alors, on l'a baptisé pour l'adaptation cinématographique ?
- Raymond Radiguet aurait nié la part autobiographique de ce roman. A la limite, on n'en a cure, n'est-ce pas ?

Kalistina et Nibelheim en parlent aussi (et mieux que moi)

*     *     *

Autrement, au niveau du club, je vous laisse aller chez Yue Yin pour trouver les différentes lectures des autres demoiselles. En sachant que le plus grand fou rire de la journée nous a été offert par la lecture de Bluegrey...
Le prochain thème ? Gourmandises ! Et croyez-moi, cette fois, j'ai des pistes solides.

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mercredi 11 février 2009

Un vide désespérant

19027674_w434_h_q80Ce qui différencie Frank et April des autres, c'est qu'ils ont mis du temps avant de réaliser qu'ils étaient finalement comme tous ceux qu'ils côtoyaient. Quand ils se sont rencontrés, April rêvait d'être actrice, Frank enchaînait les travaux alimentaires en attendant de trouver ce pour quoi il était réellement doué.

Combien d'années passent, sept, huit ?
April vient de monter sur scène pour la première fois. A la fin de la représentation, elle est en larmes. April ne sera jamais une grande actrice - elle est trop mauvaise pour ça.
Frank et elle sont mariés. Ils ont deux adorables petits enfants. Ils vivent dans une banlieue propre. Coincés dans leur époque (les années 50, en Amérique), Frank doit faire comme des millions d'hommes : porter son borsalino (hein oui, son chapeau s'appelle comme ça ?), prendre le train, rejoindre son box au quinzième étage d'une grande firme. Son travail ne lui plaît pas - qui pourrait s'épanouir dans ce quotidien étriqué, étouffant, qui annihile tout rêve, tout espoir ?
Pendant ce temps, April doit se résigner. Apprendre à étouffer sa soif de vivre. Elle ne quitte pas son tablier, sur lequel elle essuie ses mains quand elle cuisine, quand elle jardine, quand elle pleure.
Ils s'aiment, pourtant. Mais leur bonheur n'est plus possible sous ce couvercle oppressant des conventions (ah ! une cloche de verre - une cloche de détresse...).
C'est alors qu'April, dont les yeux brûlent encore d'espoir, soumet un projet fou : tout quitter, et partir vivre à Paris. Elle y travaillerait, pendant que Frank chercherait et développerait ses propres talents. Leur entourage les regarde en souriant gentiment. Ils ont l'air illuminé. On ne brise pas aussi facilement les barrières qu'on a dressées, des années durant. Mais April et Frank veulent éviter la noyade...

dreaming

Les Noces Rebelles (de Sam Mendes) est une adaptation cinématographique du roman de Richard Yates, La fenêtre panoramique (les deux - film et livre - portant le titre de Revolutionary Road en version originale). Tout le monde a entendu parler de ce film - imaginez, dix ans après Titanic, les retrouvailles sur grand écran de Kate Winslet et de Leonardo DiCaprio ! Mais ce détail tient plus de l'anecdote, alors ne nous éternisons pas là-dessus...
N'ayant pas pris le temps de lire le roman, je ne parlerai que du film - et pourtant, si l'on en croit
Amanda, le livre est presque incontournable...
Cette histoire nous confronte à des interrogations que nous rencontrons tous, j'imagine, à un moment de notre vie. Est-il possible de se laisser couler dans le quotidien sans jamais rêver d'autre chose - autre chose de mieux, bien sûr ? On est tous amenés à regarder en arrière, à ouvrir une vieille boîte de photographies, et à dresser ce triste constat : qu'avons-nous fait de nos rêves, de nos promesses, de notre bonheur de vivre ?
l_o Kate Winslet et Leonardo DiCaprio incarnent un gentil petit couple rangé, mais qui suscite quand même l'admiration de ceux qui les cotoient - notamment leurs amis Milly et Shep, qui connaissent le même destin (l'homme travaille - la femme élève les enfants dans sa banlieue tranquille) mais qui évitent de se poser trop de questions. Il semblerait que Frank et April soient plus fougueux, moins domptables; il reste une petite lueur, au fond d'eux, qui ne souhaite qu'une chose : fuir, et tout recommencer... Le risque étant de trouver une herbe aussi triste ailleurs, car même en quittant tout, on part avec nos propres tares, nos failles et nos espoirs démesurés... Pourquoi la vie serait différente à Paris ?
Ce film est une réussite absolue; une nouvelle fois, Sam Mendes décortique le quotidien des banlieues américaines aisées (en espérant que tout le monde a vu et revu cette merveille qu'est American beauty) et ce qu'on découvre derrière le vernis n'est pas joli-joli... Frustrations, regrets, résignation, colère étouffée... A quoi bon vivre ainsi ?, pense April. L'étude psychologique est très habilement amenée; on suit véritablement les errances des personnages, on souffre avec eux de leurs échecs. On les comprend quand ils crient, on les comprend quand ils rêvent. Evidemment, rien n'est simple, même quand on décide de changer. Il faut tellement de courage pour partir... Et tellement, aussi, pour rester.
KW_1 Kate Winslet est superbe; rarement maquillée, son visage exprime d'autant plus sa lassitude. Mais ses yeux ne s'éteignent pas; on sent qu'elle brûle encore et toujours, intérieurement. Leonardo, lui... je trouve qu'il a vieilli, et comme ça lui va bien ! Il s'est étoffé, ces dernières années. Il m'a mis les larmes aux yeux plus d'une fois. Le portrait de ce Frank est si juste, et si magnifiquement incarné... Ce n'est rien qu'un homme qui essaie de s'en sortir, tout en voulant préserver son amour, sa famille.
Tout contribue à la crédibilité de l'histoire; l'image, les costumes (comment peut-on être heureuse dans une vieille robe fleurie, de toute façon ?), la musique... les personnages qui entourent ce couple à la dérive, aussi. J'ai déjà vaguement mentionné Milly et Shep, parce que je les ai trouvés très émouvants, très beaux. Puis il y a John Givings, un trentenaire interné parce qu'il est fou. Mais sa mère veut l'aider à s'en sortir, et l'amène à dîner chez Frank et April... Seulement, John n'a rien du fou - il est au contraire extrêmement lucide sur la vacuité du monde, sur le désespoir de nos vies, sur la résignation qu'il faut atteindre pour supporter un quotidien banal (voire médiocre). Mais il n'est pas bon d'exprimer ces choses-là haut et fort, de ne rien cacher sous la fameuse bienséance. John est ravi quand le jeune couple décide de partir... Il représente la clairvoyance tout en ayant conscience que même elle est vouée à l'échec.
On sort de la salle un peu ébranlé; c'est un film qui prête à la réflexion, mais qui a envie de se poser des questions aussi sérieuses ? Les réponses pourraient être effrayantes.
Les noces rebelles est une oeuvre précieuse, bouleversante et magistralement orchestrée. Allez au cinéma, lisez le roman. C'est bon d'être bousculé.

Brize a aussi aimé cette adaptation - par pure fainéantise, je ne liste pas celles et ceux qui ont lu le roman, en espérant que personne ne m'en voudra...!

Posté par erzebeth à 17:15 - pellicule - Commentaires [23] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 2 février 2009

Cosette et les livres

Ce billet devrait normalement vous arracher quelques larmes; vous allez enfin connaître ma situation précaire en matière de livres, et croyez-moi, ce n'est pas un spectacle à mettre sous le regard des plus sensibles.

J'aime les livres et les livres m'aiment, seulement il n'est pas toujours facile de concilier les deux (les livres et moi, donc) dans le même espace. En cité universitaire, il fallait aller à l'essentiel. Une trentaine de livres (une quarantaine, peut-être ?) disséminés là où je pouvais grappiller un brin d'espace... 70% de ces livres attendaient que je les lise, les 30% restant étaient ceux que j'aimais trop pour ne pas les avoir à portée de mains.
Puis j'ai emménagé dans le studio le plus petit du monde, où il n'y avait de toute façon de la place pour rien. Même pas pour moi - c'est dire comme c'était étroit ! Cosette a trouvé plus grand depuis, plus lumineux, plus loin aussi, mais niveau meuble, ça reste encore fort rudimentaire. Cosette attend qu'une bonne âme la véhicule chez un marchand suédois où elle pourrait trouver ameublement à sa convenance mais, en attendant...

... en attendant, mon stockage de PAL se fait avec les moyens du bord.
Commençons donc par les livres qui ne quittent pas mon chevet :

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Alors oui, ma table de chevet est une chauffeuse, mais c'est pratique et ça permet d'y entreposer mille petites choses.
Au premier plan à gauche, la PAL de la bibliothèque municipale - au premier plan à droite, la PAL de la bibliothèque universitaire (beaucoup moins affriolante, croyez-moi)... La petite pile au second plan représente plus ou moins un bout de PAL prioritaire mais elle me paraît douteuse (vais-je réellement lire L'amant de Lady Chatterley dans les prochaines semaines ? La réponse est : certainement pas). Et derrière, surmontés de mon petit Yoshi en peluche (on le voit mal, il est vexé comme seul un dinosaure sait l'être), des livres jeunesse - ma dernière lubie en date...

Ensuite, je dissémine mes livres où je peux. Il y en a sous mon lit (je sais, on frôle le sacrilège), il y en a deux-trois posés par là, et d'autres par-ci... Puis il y a l'immonde sac rouge :

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Personne ne penserait me voler un sac aussi vilain. Et pourtant, il est rempli de livres :

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Je sais, vous ne voyez rien, alors je vous présente ça un peu mieux :

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(celui qui dit que le contenu est pire que le contenant est vraiment d'une méchanceté incroyable)

Sur mon bureau, on trouve aussi quelques happy few :

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Tous les Bauchau sont évidemment déjà lus, mais ils sont en bonne compagnie avec deux des romans que Mo m'a offerts lors du sexy swap et qui attendent que je les ouvre (comme La sirène du Mississippi qui n'a toujours pas été visionné, c'est un scandale).

Et il y a les derniers arrivés dans ma petite vie de lectrice :

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Vous les reconnaissez ?
Admirez comme j'ai bon goût, ils sont rehaussés par un calendrier Monet, parce que 2009 le vaut bien.

Ainsi donc, vous aurez compris que je pose les livres un peu où je peux, sans aucune logique particulière, et vous ne voyez qu'un bout de tout ce que je possède puisque j'ai en réalité 86 livres dans ma PAL actuelle, ce qui paraît dérisoire par rapport à certaines (mais je ne cite personne, oh non, je n'oserais pas) mais à mes yeux, c'est trop, beaucoup trop. Avouez que c'est quand même étrange d'acheter, d'accumuler, sans user de ce qu'on a acquis, en disant qu'on lira plus tard... Acheter sans consommer directement (ou rapidement), je trouve ça fascinant. Nous sommes les écureuils du livre, je ne vois aucune autre explication.

Beskow_squirrels

Et en même temps, qui d'entre nous oserait s'en plaindre ?

J'aurais bien aimé que Mo nous montre sa réserve de livres (parce qu'on va bientôt emménager en collocation, et il faut quand même que je fasse attention à ce qu'elle achète) (ne prenez pas la parenthèse précédente au sérieux, merci) mais comme elle vient de partir en Allemagne, elle va trouver un vilain prétexte pour ne pas répondre... Et si je demandais à Ys, Levraoueg, Lilly et... Cuné de nous dévoiler leurs cachettes de livres ?
(et je suis prête à parier un paquet de carambars que la dernière va nous faire croire qu'elle n'a pas de PAL...!)

Posté par erzebeth à 19:32 - égocentrisme - Commentaires [28] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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