N.u.l.l.e.

Nouvel Univers Lunatique et Lacunaire d'Erzébeth

vendredi 28 août 2009

Sur le chemin de la pauvre orpheline...

Jane Eyre
de la fabuleuse Charlotte Brontë
publié pour la première fois en 1847, sous le pseudonyme de Currer Bell
présente édition de Pocket classique, traduction de Sylvère Monod, 695 pages

http://ecx.images-amazon.com/images/I/416VNPEQR4L._SL500_AA240_.jpg

« Si c'était une enfant jolie et gentille on pourrait avoir de la compassion pour sa solitude; mais il est vraiment impossible de s'intéresser à un laideron comme elle. »

Le laideron, pourtant, va porter à elle seule un récit de 700 pages. Jane Eyre, il est vrai, n'a pas un physique avantageux. Tout au long du roman, les personnages se chargent de le lui rappeler. Petite, maigre, large front et pâleur constante, Jane ressemble plus à un oisillon qu'à une grande héroïne. Or, justement, Charlotte Brontë voulait prouver à ses sœurs que l'héroïne romanesque n'avait pas besoin de grâces physiques pour devenir intéressante. Il me semble qu'elle a plutôt bien réussi son pari.

J'aurais bien du mal à vous présenter ce roman comme j'ai l'habitude de le faire. Commencer par poser quelques jalons de l'histoire ? Pourquoi faire ? Il suffit de savoir que c'est un grand roman, passionnant, intriguant, qui mêle à la fois les mystères et l'amour, le désespoir et la foi, et tellement plus... Je sais, ça ne vous avance pas beaucoup. Alors, disons que Jane fait partie de ces figures littéraires qui ont eu une triste enfance. Orpheline de père et de mère, elle est élevée par sa tante qui l'exècre viscéralement. D'ailleurs, dès qu'elle le pourra, elle enverra Jane dans un internat dont on ne peut imaginer la dureté et l'inhumanité tant qu'on n'a pas soi-même lu ce roman. Mais Jane, on le sait déjà, loge au creux d'elle une force brûlante, qui l'aidera, tout au long de sa vie, à survivre aux malheurs qui la heurteront. Ainsi, à dix-huit ans, elle quitte enfin ce monde froid de l'internat pour devenir la préceptrice d'une jeune française, Adèle, hébergée à Thornfield, dans la demeure du ténébreux Rochester.
Jane ne restera pas longtemps dans cette maison - une année, au plus. Cela va lui suffire à y vivre des nuits de cauchemar (l'oreille aiguisée par un rire démoniaque et incompréhensible qui emplit chaque pièce de la demeure), des matins brumeux (partagée entre ses rêves et son rôle d'institutrice), des après-midi dorées (où son esprit, si vif, est piqué par le mystérieux Rochester et les habitants de Thornfield) et des soirées troublantes (où tout devient possible - l'horreur comme la merveille - la fuite comme l'amour).
Beaucoup d'éléments mériteraient d'être soulevés dans cette partie; il y a ces peintures grinçantes de la bourgeoisies, celles, aussi, fort nouvelles, d'un féminisme presque effronté (Jane est remarquablement moderne, et ce dès son enfance; parce qu'elle ne se laisse jamais faire, parce qu'elle ose parler là où on attend d'une femme de sa condition que du silence, elle brise des chaînes et peut se permettre, dès lors, de montrer ce qu'elle ressent profondément).

« Je ne devais accorder la moindre pensée ni au passé ni à l'avenir. Le premier était une page d'un charme si céleste, d'une tristesse si mortelle, qu'en lire une seule ligne eût fait fondre mon courage et brisé mon énergie. Le second était une effrayante table rase, un peu comme le monde après la fin du déluge. »

Je ne pense pas gâcher quoi que ce soit, en avançant que Rochester et Jane tombent amoureux l'un de l'autre; mais je ne tiens pas à en dire sur cet amour, atypique pour plusieurs raisons (ils sont laids tous les deux;  lui est bizarre là où elle est insolente; il est le maître, elle est la gouvernante; il est riche, elle n'a rien). Cependant, je tiens malgré tout à préciser que la force de leurs sentiments, et surtout la manière dont ils sont rapportés par Charlotte Brontë est totalement remarquable. Je ne parle pas seulement des déclarations, des conversations qui les lient, mais aussi des pensées de Jane seule; je n'avais pas l'impression d'être face à un roman, tant certains détails, certaines formules, deviennent troublants de justesse. L'amour est sans doute le sentiment le plus complexe à décrire; on peut toujours se retrancher derrière de pauvres clichés, mais dans ce cas, rien n'est vrai. Ce n'est que du toc. Un leurre. Ici, il y a un tel dévouement de la part de Jane, une telle lutte en elle, aussi, lorsqu'elle est amenée à prendre certaines décisions, que l'on quitte le roman pour se retrouver face à une histoire tangible, réelle. Jane existe et elle aime.
Vous me direz que ma vision du roman est trop réductrice; car il est riche de bien d'autres événements que ceux que j'ai vaguement évoqués. Je vais prétexter l'envie de laisser la découverte à ceux qui ne connaissent pas encore Jane Eyre. Oui, il faut soi-même percevoir les mystères effrayants, les péripéties qui font battre le cœur, les rencontres salutaires et les événements qui chamboulent tout, encore, toujours.
Lorsque j'ai terminé ma lecture, j'ai ressenti comme une pointe de regret; avoir attendu tant d'années avant de lire Jane Eyre ! Quel dommage. Et puis, après tout... je flâne, en littérature comme ailleurs. Il me faut toujours du temps avant d'atteindre quelques perles. Jane Eyre est de celles-là, évidemment.

Je suis loin d'être la seule à avoir été envoûtée par ce grand roman - un clin d'œil tout particulier à ma chère Caro[line]d'ailleurs, qui m'a menacée pour que je lise Jane Eyre cet été (elle a bien fait). Karine, Lilly, Kalistina, Malice, Cryssilda rejoignent le chœur des lectrices conquises.
Et parce qu'elle est une des plus grandes admiratrices de la famille Brontë que je connaisse, partez chez Holly, où je vous ai cherché tous les billets mentionnant Jane Eyre.

« ... car il m'aurait aimée... oh oui, il m'aurait vraiment aimée pendant un bon moment. Il m'aimait bel et bien... personne jamais ne m'aimera de la sorte. Jamais plus je ne connaîtrai le précieux hommage rendu à la beauté, à la jeunesse, à la grâce, car jamais aux yeux de personne d'autre je ne paraîtrai posséder ces charmes. Il m'était attaché et il était fier de moi... »

Posté par erzebeth à 09:00 - lecture - Commentaires [36] - Permalien [#]

Commentaires

    Quel beau billet!
    J'ai lu Jane Eyre il y a très longtemps (j'étais ado, c'est dire)) et j'en garde un excellent souvenir.
    Tu es maintenant prête à lire "L'affaire Jane Eyre"!

    Posté par fashion, vendredi 28 août 2009 à 09:33
  • J'avais beaucoup aimé le film (avec Charlotte Gainsbourg, je crois). Il faudrait que je lise le livre!
    Ton billet m'en donne envie...

    Posté par Mariel, vendredi 28 août 2009 à 09:58
  • pfiou, je l'ai lu il a si longtemps... j'avais adoré, et je me demande si j'aurais le courage de m'y replonger

    Posté par amanda, vendredi 28 août 2009 à 10:34
  • Maintenant que tu as lu "Jane Eyre", tu peux mourir de fatigue...

    NON ! JE RIGOLE !!!

    Je suis ravie que ce roman t'ait plu et tu en parles très bien. J'ai envie de le relire, tiens ! Je me souviens qu'après l'avoir lu sur mon e-Book, j'ai acheté la version anglaise et la version française. (Mais ça, par exemple, ça ne compte pas dans ma PAL ! )

    J'espère que tu vas arriver à te reposer. Pour ma part, je me suis levée fatiguée ce matin et la journée va être dure... mais vivement dimanche !!!

    Posté par Caro[line], vendredi 28 août 2009 à 10:50
  • J'avais lu Jane Eyre durant l'été précédent mon entrée en 6ème (ça fait donc très longtemps !!!!). Définitivement un de mes romans préférés !

    Posté par virginie, vendredi 28 août 2009 à 10:51
  • Je garde de cette lecture un magnifique souvenir et ton superbe billet me donne très envie de m'y replonger...

    Posté par bbladelor, vendredi 28 août 2009 à 11:00
  • Le commentaire de Virginie me fait sourire parce que pour moi aussi Jane Eyre était la grande lecture de mon année de 6e (mais j'avais attendu le premier trimestre !); l'heure est sans doute venue de le relire

    Posté par rose, vendredi 28 août 2009 à 11:21
  • C'est mon livre préféré. Un des rares que j'ai relu et rerelu. Un vrai bonheur en pages.
    Je suis heureuse que tu aies apprécié ta lecture. Il n'est jamais trop tard pour découvrir une perle pareille...

    Posté par Petite Fleur, vendredi 28 août 2009 à 11:36
  • J'ai beaucoup aimé ce roman aussi, et de lire ton billet me laisse rêveuse... le relire? peut-être mais pas maintenant, j'en ai d'autres des soeurs Brontë à découvrir avant

    Posté par Tiphanie, vendredi 28 août 2009 à 13:14
  • Ce que j'ai pu aimer ce roman, moi aussi!!! Et ton billet est vraiment excellent, il me donne envie de m'y replonger là, maintenant!!! Quelle histoire, quelle écriture, quels personnages!

    Posté par Karine:), vendredi 28 août 2009 à 14:37
  • j'aime beaucoup ton dernier paragraphe ! C'est clair qu'il y a des fois où on ne comprend pas pourquoi on a attendu, mais qu'est-ce qu'il est agréable de penser que d'aussi belles découvertes sont en attente !

    Maintenant, il y a la version BBC avec le fils de Maggie Smith, et après seulement tu pourras mourir de fatigue...

    Posté par Lilly, vendredi 28 août 2009 à 18:42
  • Eh bien moi je ne suis même plus sûre de l'avoir lu, mais il me semble bien que si, quand je devais être au lycée (étant donnée la précision de me souvenirs, je ne sais pas si ça vaut le coup que je le signale...). Sinon j'ai vu le film avec Charlotte Gainsbourg, mais il y a si longtemps que je ne m'en souviens pas non plus ! (J'ai la mémoire qui flanche, j'me souviens plus très bien...). Mais je suis épatée que certains aient lu ce roman en 6e !

    Posté par levraoueg, vendredi 28 août 2009 à 19:28
  • Je l'ai lu au moins 10-15 fois. Jane Eyre fait partie de ma vie, comme je le disait chez Caroline... il m'a bouleversée, littéralement. Je suis vraiment contente que tu l'aimes autant... et tu en parles siiiii bien!!!

    Posté par Pimpi, vendredi 28 août 2009 à 19:29
  • Ah mais zut, je voulais dire autre chose mais comme c'est vendredi soir, j'ai l'esprit aussi vif qu'un bigorneau. Voici donc ce que je voulais dire d'indispensable : mais comment veux-tu avancer ton challenge blog-o-trésors, si tu ne comptabilises pas les trésors que tu lis ? Car tu imagines bien que Jane Eyre avait été trésorisée par plein de blogueurs, dont Pimpi, qui a réussi à se glisser entre mes 2 commentaires !

    Posté par levraoueg, vendredi 28 août 2009 à 19:33
  • Cet excellent billet me fait penser à te demander tes coordonnées, que j'ai eues un jour je sais comment, et que j'ai perdues je ne sais comment non plus... Tu pourrais m'envoyer un p'tit mail s'il te plaît?

    Posté par kali, vendredi 28 août 2009 à 19:43
  • J'ai lu "Jane Eyre" à dix ou douze ans, et ça m'avait laissé totalement bouleversée et oppressée, à tel point que je n'ai lu "Les hauts de Hurlevent" que cette année parce qu'Alwenn me l'a envoyé en swap... Et ça m'a donné envie de relire Jane Eyre, je me souvenais de l'atmosphère plus que de l'histoire... Il est rentré d'Angleterre avec moi...
    Et je te recommande, comme Lilly, la récente version BBC, absolument parfaite!

    Posté par Mo, vendredi 28 août 2009 à 19:49
  • * Fashion, quitte-t-on jamais l'adolescence ? (question rhétorique et obscure pour te faire comprendre que tu seras éternellement jeune).
    Je suis grave prête pour Fforde, oui ! J'en salive d'avance

    * Mariel, le livre est environ 10 000 fois mieux que le film, c'est dire comme je t'encourage à le découvrir... Le style, le combat intérieur de Jane, l'ambiguïté de Rochester... tout y est plus fort, plus beau.

    * Amanda, si tu pars en parlant de "courage", je crois que non, tu n'es pas prête pour une relecture ! Mais c'est un roman qui mérite quand même d'être relu, je crois. C'est si beau !

    * Caro[line], je ne peux pas encore mourir de fatigue, je n'ai encore jamais lu A.-M. Garat, ni "Angélique", je ne connais presque pas Zola et Proust... Interdit de mourir avant d'avoir comblé ces inkultures !
    (et je suis gravement épuisée. Demain, pour me remonter le moral, je vais m'acheter des cadeaux (peut-être même des livres, mais chut). Faut bien ça pour compenser la fatigue et mon absence dimanche...)

    * Virginie, ce que tu l'as lu jeune !! Je n'aurais rien compris, si je l'avais lu à 10-11 ans. Vraiment, je suis admirative ! L'as-tu relu depuis ?

    * Bladelor, oh, c'est très gentil ! De toute façon, il faut toujours avoir "Jane Eyre" près de soi. Elément de survie indispensable !

    * Rose, dis donc, encore une lectrice très précoce ! Je crois que la relecture ne te décevrait pas, c'est un roman si riche...!

    * Petite fleur, ça me fait très plaisir de voir autant d'éloges sur ce roman ! Comme il les mérite, en plus...

    * Tiphanie, comme tu dis, je crois qu'on a d'autres trésors à découvrir chez les Brontë; il faut goûter à tout, et revenir ensuite vers leurs romans qu'on préfèrera

    * Karine, oui, quelle écrivaine ! Ce que ça fait du bien, de tomber sur des romans aussi... beaux !

    * Lilly, je ne savais même pas que Maggie Smith avait un fils acteur ! Tu l'as en DVD, cette version-là...?
    C'est vraiment bien ? Ca me laisse sceptique, j'aime MA vision du roman...

    * Levraoueg, quelle mémoire, ça m'épate ! Au cas où, relis ce roman. Ca ne sera pas du temps perdu, de toute façon...
    Et les petites lectrices sont vraiment fortes, je n'étais pas assez exercée intellectuellement pour lire ce genre de romans en 6e...

    * Kali, tu as eu mes coordonnées parce que j'avais participé au swap scandinavie !
    Mais bon, elles ont changé depuis, de toute façon. Tu crois que je vais oser t'écrire pour te donner mon adresse, alors que tu vas t'en servir pour m'envoyer je-ne-sais-quel mystère ? Tu crois que je le mérite ? (moi je sais : non ! )

    * Mo, oui, je me souviens d'avoir lu un de tes commentaires où tu disais que ça t'avait vraiment marquée. Alors que c'est quand même beaucoup moins sombre que "Les hauts de Hurlevent". Mais ça, quand on est enfant... tu l'as lu jeune, toi aussi ! Vous m'épatez, toutes.
    Je suis sûre que tu aimeras relire "Jane Eyre" !

    Posté par erzébeth, vendredi 28 août 2009 à 21:11
  • Un superbe souvenir! Qu'est-ce que j'ai pu rêver et frémir!! Je vais le relire en 2010 tiens!

    Posté par chiffonnette, vendredi 28 août 2009 à 21:43
  • A cause de moi qui ai écrit deux commentaires particulièrement brillants, tu as loupé celui de Pimpi ! Ca valait bien un 3e commentaire de ma part...

    Posté par levraoueg, vendredi 28 août 2009 à 22:04
  • En effet, il faut que tu restes encore un peu parmi nous pour découvrir tous ses merveilleux auteurs. (N'oublie pas Antoine Laurain !)

    Repose-toi bien et gâte-toi !!

    Posté par Caro[line], vendredi 28 août 2009 à 23:13
  • * Chiffonnette, c'est bien de faire des plans sur l'année à venir, tu sais donc déjà que tu (re)liras au moins un chef-d'oeuvre l'année prochaine !

    * Levraoueg, heureusement que tu es là ! J'avais même sauté ton 2e commentaire, je suis désolée, j'étais vraiment fatiguée on dirait.
    Donc : je sais bien que je lis des livres trésorisés sans les comptabiliser, mais c'est parce que je suis tordue, j'ai listé à part les 4 romans que je voulais vraiment lire dans ce challenge, et je ne voulais pas inclure des lectures annexes qui correspondent pourtant aussi. Mais bon, vu comment ça se profile, je "tricherai" comme ça, oui !

    * et pour répondre à Pimpi (1000 excuses de t'avoir zappée, c'est la faute au chocolat caramélisé que je dégustais tout en répondant) (ça fait perdre la tête, ces choses-là), je comprends que ce soit un roman qui bouleverse, j'avais moi-même le coeur qui battait la chamade dès que Rochester était dans les parages... Vive "Jane Eyre" ! et la littérature victorienne qui est riche en beautés...

    * Caro[line], je n'oublie personne, va, ne t'inquiète pas
    Et merci pour le reste, je vais faire de mon mieux !!!

    Posté par erzébeth, samedi 29 août 2009 à 11:52
  • J'ai en effet relu Jane Eyre, plusieurs années après (avec un effet aussi bouleversant que la première fois !) et j'ai bien l'intention de le relire prochainement, ainsi que les romans des autres soeurs !

    Posté par virginie, samedi 29 août 2009 à 14:35
  • Je l'ai mais seulement en VO sans sous-titres... Je peux te la prêter quand même si ça t'intéresse.

    Posté par Lilly, samedi 29 août 2009 à 18:38
  • Un de ces romans que j'ai aimés et que je relirai avec autant de plaisir.

    Posté par Stephie, samedi 29 août 2009 à 20:20
  • En voyant le commentaire de Lilly, je viens seulement de réaliser qu'il fallait que je te dise : j'ai les deux adaptations BBC de Jane Eyre, la vieille avec Timothy Dalton, et la plus récente de 2006 (en anglais avec seulement les sous-titres anglais). J'ai tenté de regarder chacune mais j'y arrive pas...

    Posté par Caro[line], samedi 29 août 2009 à 22:32
  • * Virginie, que le coup de foudre se soit confirmé après la relecture, ça me fait immensément plaisir ! J'ai voulu m'acheter un roman des autres sœurs hier, et rien, ils n'avaient que "Jane Eyre"... sidérée !

    * Lilly, tu es adorable, mais je ne vais rien comprendre, et ça va me frustrer horriblement. Dans cent ans, alors, quand je comprendrai l'anglais

    * Stephie, je suis heureuse de voir autant d'unanimité !

    * Caro[line], la vieille adaptation, tu l'as avec des sous-titres français, non ? Parce que je l'ai vue hier à la Fnac, alors j'ai supposé qu'ils en proposaient une version française. Mais en fait, je préfère ma propre image de Rochester, alors je vais snober les adaptations...

    Posté par erzébeth, dimanche 30 août 2009 à 18:37
  • Tu me donnes envie de le relire !!! *soupir de nostalgie*

    Posté par Restling, dimanche 30 août 2009 à 19:21
  • * Restling, ne soupire plus et déloge ce roman de ta bibliothèque ! Un tel plaisir ne se boude pas

    Posté par erzébeth, dimanche 30 août 2009 à 22:01
  • Oui mais...

    Manifestement, je suis la seule bécasse à n'avoir pas lu "Jane Eyre". Au risque de blasphémer, je dois avouer que j'ai un peu peur du côté "je-suis-une-pauvre-orpheline-et-j'ai-une-vie-de-douleurs". Parce que ça, c'est vraiment une chose que j'exècre (euh... pas qu'en littérature, mais en littérature, je peux refuser de m'y soumettre). Dis moi.

    Posté par Fantômette, lundi 31 août 2009 à 09:48
  • Lu ado pendant les grandes vacances, trop bien ! Vive les Brontë !

    Posté par freude, lundi 31 août 2009 à 14:40
  • * Fantômette, j'ai moi aussi tendance à perdre patience devant ces petits êtres maigrelets au regard désespéré (le grand défaut d'Oliver Twist, en l'occurrence), mais je t'assure que ce n'est pas le cas ici. Au contraire, j'ai presque été "choquée" par le répondant de Jane, même enfant. Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds, elle ne se plaint pas, elle sait qu'elle est moche et qu'elle part d'un mauvais pied dans la vie, mais elle fait tout pour s'élever de cette misérable condition qu'on lui impose.
    Pourvu que ça suffise à te convaincre !

    * Freude, c'est vrai que ça doit être une lecture géniale quand on est ado !

    Posté par erzébeth, lundi 31 août 2009 à 21:27
  • Bon c'est fini les chichis, oui! L'a-dresse, l'a-dresse! *à scander*

    Posté par kali, mardi 1 septembre 2009 à 18:00
  • THE livre de mon adolescence ! Les soeurs Brontë sont justes hallucinantes. De quoi faire un film incroyable.

    Posté par Theoma, mercredi 2 septembre 2009 à 14:32
  • * Kali, tes arguments sont tellement convaincants (!!) qu'on peut dire que tu as gagné la bataille, va

    * Theoma, oui, j'imagine que lire ce roman à l'adolescence doit être encore meilleur.
    Il y a déjà un film, sur les soeurs Brontë, si je ne m'abuse. Avec I. Adjani, notamment (et d'autres grandes). Tu l'as vu ?

    Posté par erzébeth, mercredi 2 septembre 2009 à 20:22
  • Peut être mon roman favori avec Belle du seigneur...

    Posté par praline, lundi 7 septembre 2009 à 23:27
  • * Praline, ça me fait plaisir !! C'est un si grand roman. Quant à Cohen, oui, il faudra que je le lise un jour...

    Posté par erzébeth, mardi 8 septembre 2009 à 20:25

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