N.u.l.l.e.

Nouvel Univers Lunatique et Lacunaire d'Erzébeth

lundi 21 septembre 2009

Non, mon cher amour, je ne vous aimais pas

Tout commence dans un théâtre; un autre lieu aurait-il pu être possible ?
Dans ce théâtre, les hommes s'agitent; ils commentent ce qui va se jouer devant eux, ils scrutent la présence de certains, et l'absence des autres.
Tout se met tranquillement en place. Le drame peut enfin se jouer : Cyrano de Bergerac fait son entrée.
Ne comptez pas sur moi pour vous parler de la pièce d'Edmond Rostand (je ne l'ai pas lue). Mais depuis une
certaine lecture, j'avais envie de découvrir cette œuvre que je ne connaissais pratiquement pas. J'ai réussi cet exploit inexplicable de grandir sans avoir vu l'adaptation cinématographique de Jean-Paul Rappeneau; heureusement qu'une nouvelle fois, Fashion a volé à mon secours (cette femme est in-dis-pen-sa-ble).
Pourtant, ne comptez pas non plus sur moi pour vous parler de ce film (j'en suis incapable). Il faudrait planter le décor (Cyrano est amoureux de sa cousine Roxane, elle-même amoureuse de Christian; celui-ci est stupide mais beau. Cyrano est brillant mais laid (ce nez...). Par amour et par sacrifice, Cyrano accepte d'écrire des lettres d'amour à Roxane, en faisant croire qu'elles viennent de Christian...), il faudrait aussi s'intéresser aux intrigues secondaires (les batailles, ce comte de Guiche épris de Roxane (à croire que c'est la seule femme présentable de l'époque)), il faudrait parler du texte, de la mise en scène, du jeu des acteurs, de l'émotion qui en transparaît... Mais pas capable, je vous dis.

cyrano

Cyrano de Bergerac ne se raconte ni se détaille, cela se regarde, se dévore, se savoure. Ayant beaucoup de mal à lire du théâtre (je ne me remets toujours pas d'avoir ri en lisant Hamlet, je suis anormale), découvrir Cyrano par le biais d'un film m'arrangeait bien; surtout que j'avais le consentement de Fashion et de Ys : le texte filmé est intégralement fidèle à la pièce de Rostand, c'est juste plus visuel, autrement dit, j'y gagnais sérieusement.
C'était superbe. On se fond sans aucune difficulté dans ce texte rimé, tant les acteurs semblent se l'être approprié de manière naturelle, convaincante. La seule qui pourrait m'inciter à une petite réserve, c'est cette fameuse Roxane - Anne Brochet, mais c'est normal, c'est une actrice qui a tendance à m'irriter même quand elle ne parle pas. J'aimerais qu'elle change de nom, aussi, mais c'est totalement hors-propos. Parfois, cette Roxane ressemblait trop à une jeune fille qui aurait bien appris sa leçon - heureusement, dans les grandes scènes, cet aspect s'estompe pour finalement disparaître dans l'ultime séquence (d'une beauté remarquable).
Cyrano de Bergerac, ce sont mille six cent vers à clamer par le rôle-titre; à jouer, chaque soir, au théâtre, ça doit être infernal. Un film, évidemment, c'est tout autre... et comme on me l'avait annoncé, Gérard Depardieu y est magistral; à la fois espiègle, tendre, bagarreur, humain et éperdu d'amour, son Cyrano ne commet aucune fausse note et, même mieux que cela, le spectateur reste interdit devant tant de grâce. Ses blessures ne peuvent qu'émouvoir : persuadé d'être indigne d'amour à cause de son physique ingrat, il n'envisage pas un seul instant de se déclarer auprès de Roxane. Qui voudrait de lui ? S'il osait ouvrir son cœur, il ne pourrait récolter que de la pitié; hors, justement, il préfère crever de chagrin plutôt que d'obtenir pareil sentiment d'autrui. Même Christian met du temps avant de se rendre compte que ce Cyrano décrit ses propres amours dans les lettres destinées à Roxane (c'est dire comme il est benêt, celui-ci).
Certains épisodes m'ont fait frissonner; il y a la scène du balcon, évidemment, où Cyrano (œuvrant toujours pour Christian, à ses côtés) déclame son amour à Roxane qui, coincée en hauteur, croit que ses sentiments brûlants viennent de celui qu'elle aime... C'est la nuit, la silhouette de Cyrano lui est invisible; une fois que la demoiselle est confondue devant tant de beauté, c'est Christian qui la rejoint et récupère un baiser... Et Cyrano de se consoler : au moins, Roxane est heureuse.
L'ultime scène, celle de la déclaration tant attendue, magnifie d'autant plus cet amour impossible - ou du moins, devenu impossible par les barrières que Cyrano a lui-même dressées. Rien ne dit que ses sentiments étaient voués à l'échec... Il se meurt. Quatorze années ont passé, où il a gardé le silence sur ses anciennes manigances. Alors que Roxane accepte de lui faire lire la dernière lettre qu'elle a reçue de Christian (mort au combat), elle comprend...

(cela va être long, mais je ne peux rien couper)

Roxane
Ouvrez... lisez !

Cyrano, lisant 
« Roxane, adieu, je vais mourir ! »

Roxane, s'arrêtant, étonnée
Tout haut ?

Cyrano, lisant
« C'est pour ce soir, je crois, ma bien-aimée !
« J'ai l'âme lourde encor d'amour inexprimée,
« Et je meurs ! Jamais plus, jamais mes yeux grisés,
« Mes regards dont c'était...»

Roxane
Comme vous la lisez,
Sa lettre !

Cyrano, continuant
«... dont c'était les frémissantes fêtes,
« Ne baiseront au vol les gestes que vous faites :
« J'en revois un petit qui vous est familier
« Pour toucher votre front, et je voudrais crier...»

Roxane, troublée
Comme vous la lisez, - cette lettre !

La nuit vient insensiblement

Cyrano
« Et je crie :
« Adieu !...»

Roxane
Vous la lisez...

Cyrano
« Ma chère, ma chérie,
« Mon trésor...»

Roxane, rêveuse
D'une voix...

Cyrano
« Mon amour !... »

Roxane
D'une voix...
      Elle tressaille
Mais... que je n'entends pas pour la première fois !

Elle s'approche tout doucement, sans qu'il s'en aperçoive, passe derrière le fauteuil, se penche sans bruit, regarde la lettre. - L'ombre augmente.

Cyrano
« Mon cœur ne vous quitta jamais une seconde
« Et je suis et serai jusque dans l'autre monde
« Celui qui vous aima sans mesure, celui...»

Roxane, lui posant la main sur l'épaule.
Comment pouvez-vous lire à présent ? Il fait nuit.

Il tressaille, se retourne, la voit là tout près, fait un geste d'effroi, baisse la tête. Un long silence. Puis, dans l'ombre complètement venue, elle dit avec lenteur, joignant les mains :

Et pendant quatorze ans, il a joué ce rôle
D'être le vieil ami qui vient pour être drôle !

Cyrano
Roxane !

Roxane
C'était vous.

Cyrano
Non, non, Roxane, non !

Roxane
J'aurais dû deviner quand il disait mon nom !

Cyrano
Non ! ce n'était pas moi !

Roxane
C'était vous !

Cyrano
Je vous jure...

Roxane
J'aperçois toute la généreuse imposture :
Les lettres, c'était vous...

Cyrano
Non !

Roxane
Les mots chers et fous,
C'était vous...

Cyrano
Non !

Roxane
La voix dans la nuit, c'était vous.

Cyrano
Je vous jure que non !

Roxane
L'âme, c'était la vôtre !

Cyrano
Je ne vous aimais pas.

Roxane
Vous m'aimiez !

Cyrano, se débattant
C'était l'autre !

Roxane
Vous m'aimiez !

Cyrano, d'une voix qui faiblit.
Non !

Roxane
Déjà vous le dites plus bas !

Cyrano
Non, non, mon cher amour, je ne vous aimais pas !

...

N'ajoutons rien.
Le texte d'Edmond Rostand date de 1897; le film de Jean-Paul Rappeneau est sorti en 1990.

Coeur de chêne et Karine aiment cette pièce de théâtre; comment pourrait-il en être autrement ?
Mille merci à la meilleure des Fashion !

Posté par erzebeth à 09:00 - pellicule - Commentaires [30] - Permalien [#]

Commentaires

    Je suis une amoureuse de ce texte. Quel géni! Quelle plume! Les tirades de Cyrano sont sublimes!

    Posté par Romanza, lundi 21 septembre 2009 à 09:06
  • Et ben voilà, c'est malin, tu m'as donné envie de revoir le film et de relire la pièce, pfff...

    Posté par bladelor, lundi 21 septembre 2009 à 10:14
  • J'adore ce film, la dernière scène est merveilleuse: elle me bouleverse à chaque fois.
    Tu n'es pas anormale, j'ai ri en lisant "Othello". Shakespeare met toujours des pointes de comique dans ses tragédies, c'est ça qui est bon chez lui.

    Posté par Ofelia, lundi 21 septembre 2009 à 10:15
  • J'adore cette pièce, je l'ai lue, étudiée, vue au théâtre, au cinéma, et chaque fois, je passe par toute la gamme des émotions, et je fonds en larmes à la fin...

    Posté par Melanie B, lundi 21 septembre 2009 à 10:52
  • J'ai adoré ce film ! Tu me donnes envie de le revoir, tiens ! Et ça tombe, j'ai le DVD à la maison. La vie est trop bien faite !

    Posté par Caro[line], lundi 21 septembre 2009 à 15:45
  • Il n'y a rien à ajouter sur ce film, tu as tout dit et merveilleusement bien. Quand j'ai des troisièmes, je fais étudier la pièce et je ne m'en lasse pas.
    (Et merci pour les compliments, ça me va droit au coeur. Un jour un ami m'a dit que je devrais être remboursée par la sécu, ça m'a fait le même effet que de lire que j'étais indispensable sous ta plume. C'est beau les amis. ))) )

    Posté par fashion, lundi 21 septembre 2009 à 17:34
  • Cyrano a trèèèès longtemps été mon livre préféré, j'en connaissais même des bouts par coeur, et, ce qui me plaisait plus encore, je partageais cette préférence avec mon papa - c'était son livre que je lisais. (Par contre, tu peux te passer de l'Aiglon...)
    Il faut vraiment que je vois ce film! Même si Depardieu m'énerve un peu (mais si tout le monde dit qu'il est bien dedans) et Anne Brochet beaucoup.

    Posté par Mo, lundi 21 septembre 2009 à 17:50
  • Pourtant, j'ai le très vague souvenir d'avoir entendu ou lu (voyez comme c'est précis) que Rappeneau disait qu'Anne Brochet avec été la seule des actrices "essayées" à être capable de dire des vers. Moi c'est plutôt son physique que je trouve trop moderne. Mais enfin, oui c'était bien ce film ! Et sinon, est-ce qu'y a des bonus bien sur le dvd ?

    Posté par levraoueg, lundi 21 septembre 2009 à 19:29
  • Très bon souvenir que celui de Cyrano, à la fois comme livre, film et représentation théâtrale! J'ai eu beaucoup de chance de le voir joué dans un magnifique théâtre à l'Ancienne...
    J'ai redécouvert il y a peu le film, et j'ai été séduite! Quelle belle et tragique histoire! Néanmoins, j'aime moins les passages de politique et de guerre...

    Posté par Mariel, lundi 21 septembre 2009 à 19:42
  • superbe billet pour un magnifique texte (le film aussi est tres beau) et bel hommage à cette superprof qu'est Fashion sans aucun doute!!!!

    Posté par lamousmé, lundi 21 septembre 2009 à 19:51
  • J'adore, j'adore, j'adore, j'adore, j'adore, j'adore, j'adore, j'adore... J'ai déjà dit que j'adore?

    Posté par chiffonnette, lundi 21 septembre 2009 à 20:05
  • Ton billet est un régal et une absolution.
    1/ Le film est formidable
    2/ Depardieu est l'humilité faite grâce
    3/ Anne Brochet est presque aussi insupportable que Vincent Perez
    4/ Jacques Weber est grand. J'ai vu le film juste après avoir vu la pièce où Weber incarne le rôle titre, et c'est une curieuse chose de le voir si justement "être" Cyrano et De Guiche
    5/ je n'aime pas lire le théâtre, j'aime aller au théâtre.
    6/ Les histoires d'A. finissent mal, en général.

    Posté par Fantômette, lundi 21 septembre 2009 à 20:45
  • C'est pour moi THE livre. Celui auquel je ne pourrais pas renoncer. Je te remercie infiniment d'avoir mis cette scène. Je l'ai rerererererrerelue avec tant d'émotion, merci !

    Posté par Theoma, lundi 21 septembre 2009 à 21:19
  • * Si quelqu'un n'aime pas "Cyrano de Bergerac", qu'il parle maintenant ou se taise à jamais. Là, il y a un consensus positif qui serait presque louche, si ce texte ne le méritait pas...

    * Romanza, je partage entièrement ton enthousiasme !

    * Bladelor, succombe pour le film, en 2h tu revivras l'émotion-Cyrano, cela vaut le coup !

    * Ofelia, ou la réponse est : nous sommes toutes les deux anormales.
    Tu ne crois pas que c'est plausible ?

    * Mélanie B, oh, c'est beau ! Que le texte ait gardé sa force à tes yeux... C'est vraiment une grande oeuvre.

    * Caro[line], mais quelle bonne DVDthèque tu as ! Sinon, je connaissais une fille indispensable qui aurait pu te le prêter aussi, je pense

    * Fashion, je crois au contraire qu'il y aurait tout à dire, encore, sur cette oeuvre...
    (ton ami avait entièrement raison, tu sais. Si je viens habiter à Paris, tu me donneras des cours de bonne humeur )

    * Mo, ton commentaire m'attriste : "Cyrano" n'est plus ton livre préféré. Qui l'a détrôné ?
    Le film vaut le coup, je t'assure (et je suis gravement ravie que quelqu'un d'autre soit hérissé par A. Brochet. Brrr)

    * Levraoueg, je reconnais que déclamer des vers de manière naturelle doit être TRES difficile. Et puis, cette Anne, c'est toujours mieux que Godrèche, que je ne peux pas voir en peinture.
    Les bonus ? Une interview de Rappeneau, tiens... même pas regardée... oh, je vais rattraper ça !

    * Mariel, le voir sur scène, avec une interprétation à la hauteur, doit effectivement être mémorable.
    La guerre m'a peu gênée, l'amour n'était jamais loin...

    * Lamousmé, ça doit être génial d'assister au cours où Fashion présente "Cyrano"... vu son enthousiasme communicatif, elle doit se mettre tous les élèves dans la poche

    * Chiffonnette, tes propos sont un peu obscurs. Est-ce que tu as aimé ? Je comprends vraiment mal.

    * Fantômette, ohoh, tu as raison, Perez est gratiné aussi ! Weber doit effectivement être un grand acteur pour se fondre aussi bien dans ces personnages différents...
    Je n'aime ni lire le théâtre, ni y aller. C'est grave, tu crois ?

    * Theoma, c'était avec plaisir ! Quand je vois l'enthousiasme que ça soulève, je me dis que j'ai bien fait d'en parler ! Et j'aime voir que c'est un fétiche pour bon nombre d'entre vous

    Posté par erzébeth, lundi 21 septembre 2009 à 21:48
  • (S'il faut sortir du bois, moi je n'aime pas Cyrano, que j'ai pourtant lu, vu au ciné et vu sur scène, on pourra dire que j'ai essayé, et du coup je n'ai même pas lu ton billet. Je venais juste faire un tour sur le dernier commentaire, par pure curiosité

    Posté par Cuné, mardi 22 septembre 2009 à 07:17
  • * Cuné, je savais que je pouvais compter sur toi ! Et effectivement, tu as été persévérante; c'est dommage que tu n'aies pas été sensible à tout ça, tu l'as peut-être lu avec du bruit autour de toi ? tu étais malade le jour où tu es allée le voir au ciné ? les acteurs étaient exécrables lors de la représentation ? J'essaie de comprendre ;-P

    Posté par erzébeth, mardi 22 septembre 2009 à 07:28
  • Rassure-toi, j'aime toujours autant Cyrano. Mais maintenant je n'ai plus de livres préféré, je n'arrive plus à choisir...

    Posté par Mo, mardi 22 septembre 2009 à 09:13
  • Je n'ai pas lu Cyrano et je ne me souviens pas beaucoup du film mais où est le problème avec Hamlet? Il y a beaucoup d'humour dans Hamlet. Shakespeare est toujours drôle, même dans la tragédie.

    Posté par Isil, mardi 22 septembre 2009 à 14:38
  • * Mo, comme je comprends, c'est tellement difficile d'en élire un... ou même quelques-uns. Cela change aussi avec nos humeurs, de toute façon.

    * Isil, je crois avoir ri à des moments où il fallait plutôt être ému, en fait. Le côté tragique ne m'a pas touchée. Mais je compte faire une psychanalyse pour me comprendre.

    Posté par erzébeth, mardi 22 septembre 2009 à 21:47
  • J'ai adoré le film. Et la pièce. Et la lecture de la pièce... je suis tourneboulée à chaque fois!!! Quant à cette dernière scène, *soupir* elle me bouleverse!! Et bon... je ris aussi souvent dans Shakespeare (que j'aime d'amour), même dans les tragédies... et je l'assume!!

    Posté par Karine:), mercredi 23 septembre 2009 à 01:03
  • J'ai mal au ventre aussi Je pense à toi Copine.

    Posté par Ofelia, mercredi 23 septembre 2009 à 08:27
  • * Karine, tant de bon goût et d'humour en une seule et même personne, quel bonheur !!

    * Ofelia, si ton mal de ventre était autre qu'un mal solidaire, j'exige que tu me racontes !
    (et merci...)

    Posté par erzébeth, mercredi 23 septembre 2009 à 21:16
  • Je confirme : le film est excellent mais l'ouvrage lui est exceptionnel. J'avais adoré les 2.

    Posté par belledenuit, jeudi 24 septembre 2009 à 09:17
  • * Belledenuit, merci de m'inciter à lire la pièce de théâtre ! Je l'ai de toute façon dans ma bibliothèque, je m'y plongerai avec plaisir...

    Posté par erzébeth, jeudi 24 septembre 2009 à 20:10
  • ah je l'ai vu la première fois quand il est sorti au cinema, (c'est une des rares pièces de théatre que j'ai lu sans problème tellement le texte me plait) mais au départ j'étais un peu réticente, moi fan de Cyrano, je ne voyais pas Depardieu et puis j'ai vu le film.... et revu... et revu...

    Posté par yueyin, dimanche 27 septembre 2009 à 22:00
  • * Yue, cette confidence est incroyable ! Tu veux dire qu'il t'arrive, parfois, de REvoir un film qui t'aurait plu ?! JAMAIS je n'aurais soupçonné ça de ta part ! )

    Posté par erzébeth, mardi 29 septembre 2009 à 20:17
  • J'ai enfin lu la pièce, et je me suis délectée, vraiment. En revanche, Depardieu... je ne sais pas trop si j'aimerais le film...

    Posté par Lilly, dimanche 11 avril 2010 à 13:06
  • * Lilly, je t'assure, pour une fois, on oublie qu'il est Depardieu. Déjà, il est plus jeune donc ça joue, et puis il est remarquable tout simplement. Si tu as aimé la pièce, tu seras électrisée par certains passages du film...

    Posté par erzébeth, dimanche 11 avril 2010 à 20:00
  • a contre courant!

    cyrano, je l'ai lu si souvent que je le connais par coeur! c'est la plus belle piece du repertoire,toutefois si ifficile a monter, au theatre,que le cinema en a été la providence...mais, mais, mais: quelle ânerie d'avoir chosi Depardieu! et quelle mesquinerie d'en avoir, pour des raisons de temps, eliminé des passages,

    1.- DEPARDIEU, le Maître du contrmploi...Cyrano est petit bonhomme teigneux, agressif, refoulé tout en nerfs et en reparties: il est pauvre, prodigue,en oublie de manger (sinon un grain de raisin), et meurt dans un denuement physique que soeur Angélique ne manque pas de souligner. Quoi de commun avec cette baleine de Depardieu? ce monstre nous avait deja fait le coup avec"le comte de Monte Cristo: rappelez vous le moment ou il jaillit de la mer, en s' évadant du chateau d'If, soit disant apres trois ans d'un regime penitentiaire comme on en faisait alors? on attendait une anguille anorexique, et ce fut un ballon qu'on vit jaillir de l'eau..;

    VOous me direz que l'opera en a vu d'autres, des juliettes joufflues et parfois hors d'age, mais bon, c'est l'opera, et on ne trouve pas partout des ados suffisament douées pour tenir le rôle. Mais la, au Cinema?

    2.- les vers, ou les tirades manquantes? pitié pour les amoureux fervents de la pièce, dont je suis, toujours en avance d'un vers sur l'acteur qui les dit, et qui, brusquement, sentent le sol manquer sous le pied, comme quelqu'un ayant franchissant deux marches au lieu d'une, par distraction, et se cassant bien sûr la figure...

    Non, non, ce n'est pas le meilleur Cyrano le meilleur, c'est celui que j'ai dans la tête, et qui se manifeste quand je l'attends le moins: la derniere fois, c'etait hier, a l'église, lors d'une messe de mariage, rire

    Posté par Lrene, mardi 10 août 2010 à 17:16
  • a contre courant!

    cyrano, je l'ai lu si souvent que je le connais par coeur! c'est la plus belle piece du repertoire,toutefois si ifficile a monter, au theatre,que le cinema en a été la providence...mais, mais, mais: quelle ânerie d'avoir chosi Depardieu! et quelle mesquinerie d'en avoir, pour des raisons de temps, eliminé des passages,

    1.- DEPARDIEU, le Maître du contrmploi...Cyrano est petit bonhomme teigneux, agressif, refoulé tout en nerfs et en reparties: il est pauvre, prodigue,en oublie de manger (sinon un grain de raisin), et meurt dans un denuement physique que soeur Angélique ne manque pas de souligner. Quoi de commun avec cette baleine de Depardieu? ce monstre nous avait deja fait le coup avec"le comte de Monte Cristo: rappelez vous le moment ou il jaillit de la mer, en s' évadant du chateau d'If, soit disant apres trois ans d'un regime penitentiaire comme on en faisait alors? on attendait une anguille anorexique, et ce fut un ballon qu'on vit jaillir de l'eau..;

    VOous me direz que l'opera en a vu d'autres, des juliettes joufflues et parfois hors d'age, mais bon, c'est l'opera, et on ne trouve pas partout des ados suffisament douées pour tenir le rôle. Mais la, au Cinema?

    2.- les vers, ou les tirades manquantes? pitié pour les amoureux fervents de la pièce, dont je suis, toujours en avance d'un vers sur l'acteur qui les dit, et qui, brusquement, sentent le sol manquer sous le pied, comme quelqu'un ayant franchissant deux marches au lieu d'une, par distraction, et se cassant bien sûr la figure...

    Non, non, ce n'est pas le meilleur Cyrano le meilleur, c'est celui que j'ai dans la tête, et qui se manifeste quand je l'attends le moins: la derniere fois, c'etait hier, a l'église, lors d'une messe de mariage, rire

    Posté par Lrene, mardi 10 août 2010 à 17:16

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