N.u.l.l.e.

Nouvel Univers Lunatique et Lacunaire d'Erzébeth

vendredi 11 décembre 2009

Quelqu'un devrait écrire un livre sur votre famille

Testament à l'anglaise
de Jonathan Coe (1994, What a carve up !)
Gallimard, 1995, pour la traduction française de Jean Pavans
Folio, 679 pages

http://ec2.images-amazon.com/images/P/2070403262.08._AA240_SCLZZZZZZZ_.jpg

« On est toujours extrêmement distrait par des meurtres en série, n'est-ce pas ? »

Aujourd'hui, je suis bien embêtée. A la question : Comment parler d'un gros roman fort complexe, en le présentant le plus clairement possible ?, ma réponse est : Je ne sais pas (je n'étais pas très bonne en dissertation, si c'est ce que vous vous demandez).
Non, vraiment, j'ai beau y réfléchir depuis des jours (non pas depuis que j'ai terminé ma lecture,
mais depuis que je l'ai commencée, c'est dire), je ne vois pas comment vous présenter Testament à
l'anglaise.
Un OLNI pareil, ça ne se présente pas - ça se lit.

Imaginons que tout parte de Michael. Il est dépressif. Il n'a plus parlé à personne depuis deux, trois ans. Il ne sort pas de son appartement, si ce n'est pour se ravitailler en nourriture. Depuis, quoi ? huit ans ?, il est censé écrire la biographie d'une grande famille, les Winsham. Tabitha est considérée comme une vieille folle par sa famille - pourtant, c'est elle qui commande l'écriture de ce livre. Elle est persuadée que ses frères, et plus tard leurs enfants, cachent un secret - ou plus clairement : un meurtre. Alors, folle ou pas, Tabitha Winsham demande à Michael de remonter le fil de cette famille omniprésente sur le devant de la scène (essentiellement politique), en Angleterre, des années 40 au début des années 90 (moment du grand dénouement).
A le présenter comme ça, on dirait que c'est un roman assez simple dans la forme. Ce à quoi je
réponds : laissez-moi rire.
(mais revenez après, quand même)
La prologue se passe dans le manoir des Winsham, où la famille est réunie pour fêter un anniversaire.
Seulement, la fête est ternie par un meurtre fort obscur, la preuve : la presse étouffe l'affaire, ayant visiblement reçu une compensation pour taire le nom du défunt. Nous non plus, on ne sait pas qui est mort dans la bibliothèque. Tout ce qu'on sait, à ce moment-là, c'est que les Winsham méritent clairement notre attention, et celle du narrateur, le fameux Michael qui vient, à l'instant où j'écris ces lignes, d'ouvrir la porte à sa voisine, Fiona. C'est la première fois qu'il parle à un humain depuis des années. Le lendemain, elle
lui apportera une plante verte.
Deux histoires parallèles se mettent alors en place, celle de Michael, le simple écrivaillon au
lourd handicap social, et celle de la famille Winsham, qui nous est présentée par étapes, un grand chapitre étant consacré à chaque personnage qui le mérite. C'est ainsi qu'on fait la connaissance d'Hilary, l'affreuse chroniqueuse qui n'a aucune morale ni aucune cohérence dans ses propos, de Roddy, le marchand d'art appâté par l'argent et les jolies filles (l'art, vraiment, est la dernière de ses préoccupations), Henry et Thomas qui officient dans la politique et la finance (nous pouvons dignement les qualifier de pourritures, tout à fait, vous avez compris de quoi il retournait), de Dorothy, l'éleveuse de bovins la plus terrifiante de Grande-Bretagne... Petit à petit, grâce aux recherches effectuées par Michael, on découvre le vrai visage de ces Winsham fortement impliqués dans les faits politiques de leur époque (la montée au pouvoir de Thatcher, la vente d'armes avec en apothéose Saddam Hussein et la guerre du Golfe). Bref, ce n'est pas joli-joli et on se rend vite compte que les personnages qu'on apprend à connaître sont loin d'être des âmes pures dignes de Dieu.

Mais ce roman, finalement, est construit comme une marionnette : vous suivez un fil (celui de Roddy, par exemple), il vous mène à un endroit X non identifiable. Puis votre regard se pose sur un nouveau fil (celui d'Hilary), qui s'achève à un endroit Y. Ainsi de suite. Parmi tous ces fils, vous croisez ceux qui sont consacrés à Michael, à son passé (si vous saviez comme toute notre vie peut être conditionnée par une séance de cinéma ratée...), aux rencontres qu'il a pu faire avant de devenir dépressif, à son présent qui semble s'améliorer doucement grâce à l'obstination de Fiona... Vous croyez que tout se mélange, que les fils sont emmêlés, que cela ne ressemble à rien. Puis l'intrigue avance... et doucement, vous voyez où se dirigent certains fils, vous découvrez qu'ils ne fonctionnent qu'en lien avec les autres... Jusqu'à ce que, apothéose finale, la machine se mette en marche, et vous assistez enfin aux premiers pas de la marionnette. Tout avait un sens, finalement. Même le moindre détail, la moindre odeur de jasmin. Tout est significatif. C'est cette puissance narrative qui est à saluer - Jonathan Coe est un chef d'orchestre exceptionnel. Son roman, foisonnant d'idées, repose sur une maîtrise exceptionnelle de tous les pions mis en place, et savoir que tout fonctionne du début à la fin est déjà une grande réussite en soi.
Seulement, il n'y a pas que ça. Il y a aussi de l'humour (beaucoup - les deux premiers chapitres sont
exquis, la seconde partie est un carnage délectable, et entre les deux, il y a des passages brillantissimes), un vrai fond politique qui fait froid dans le dos (certaines scènes sont à vomir, je pense au chapitre consacré à Mark, où un autre personnage se trouve pris en otage dans une manœuvre pire que douteuse), une dénonciation assez claire de nombreux problèmes (la vente d'armes, le déficit hospitalier, l'agriculture délétère et j'en passe), une critique du monde de l'édition et des people (chic, chic, chic !), des personnages attachants (car oui, ils ne sont pas tous pourris. Quand même), des histoires qui vous captiveront... et bien plus encore. Testament à l'anglaise est
une cathédrale dont on ne fait pas le tour en une seule lecture.
J'ai bien éprouvé quelques baisses de régime par moments, ne comprenant pas où tout cela me menait
(si seulement cela me menait quelque part, d'ailleurs), et certains personnages m'ont presque ennuyée, mais au final, je dois reconnaître que Jonathan Coe déborde d'imagination et que ce roman-ci mérite quand même le détour.

Je parlais récemment de lecture contemporaine avec quelques copines, et l'une d'entre elles regrettait la brièveté des textes, qui ne nourrit que quelques heures, et qu'on oublie tout aussi vite. On n'a pas le temps de s'immerger dans l'histoire (quand il y en a une, ahah, pardon, je suis médisante), on ne vit pas avec les personnages... Je n'avais pas encore terminé Testament à l'anglaise à ce moment-là, ou je lui aurais conseillé cette lecture.

« Elle écarta son assiette à moitié pleine et remarqua que Conrad s'activait avec la sienne. « Tu n'as pas besoin de finir, chéri. Nous ne serons pas choqués.
- C'est délicieux, objecta le pilote.
- Non, ce n'est pas délicieux, répliqua-t-elle comme si elle tançait un enfant attardé. C'est de la
merde.
- Ah bon ? fit-il en posant sa fourchette. Je ne m'y connais pas beaucoup en cuisine, ajouta-t-il à
l'adresse de tout le monde.
- Conrad est américain, précisa Hilary comme si cela expliquait tout. »

Un bon roman, acheté sans hésitation après avoir lu le fabuleux billet de Mo (allez-y, elle sait donner envie).
Mlle Curieuse
en a aussi parlé en bien (malgré son bémol final. C'est vrai que c'est du grand n'importe quoi, mais quel n'importe quoi !), ainsi que Kali !

Posté par erzebeth à 09:00 - lecture - Commentaires [28] - Permalien [#]

Commentaires

    Je n'ai lu qu'un Coe jusque là (j'ai adoré) (et en plus ça se passe à Birmingham, alors bon, forcément) et j'en ai un dans ma PàL ("The rain before it falls" rien que le titre est sublime)
    Tu en parles admirablement bien pour un livre dont tu ne savais pas comment parler. Je vais suivre mon instinct et ton goût

    Posté par Ofelia, vendredi 11 décembre 2009 à 09:42
  • Inconnu pour l'instant ...

    Posté par Hambre, vendredi 11 décembre 2009 à 09:44
  • Bon, ce livre était au programme de mon challenge ABC et je ne l'ai pas encore lu. Mais il est dans ma caisse (et c'est plutôt une bonne place pour les candidats à la lecture imminente) et à te lire, il vaut mieux que je le lise en vacances, avec plein de temps, histoire que je ne m'emmêle pas les pinceaux (j'ai un neurone en activité depuis environ un mois, c'est dur...). Et puis je n'ai pas aimé "La maison du sommeil", du même auteur, va falloir que je sois dans de bonnes dispositions.
    En tout cas, pour quelqu'un qui ne savait pas quoi dire sur ce livre, tu t'en sors bien !

    Posté par Ys, vendredi 11 décembre 2009 à 10:09
  • * Ofelia, oui, là aussi, il est question de Birmingham, mais c'est très peu décrit, c'est un élément de décor assez lointain. Tu verras, c'est quand même un livre sacrément bizarre, qui nécessite concentration (je me perdais parfois avec tous ces personnages, mais heureusement, il y a un arbre généalogique). Mais commence par lire celui qui est dans ta PàL, ça m'intéresse d'avoir ton avis dessus !

    * Hambre, tu parles de l'auteur ou uniquement du roman ? Il paraît que c'est quand même un très bon auteur contemporain. A voir, en bibliothèque peut-être !

    * Ys, sacré défi, tu n'as pas choisi un court texte pour retenter Coe ! Je suis sûre que c'est quand même moins compliqué que ce que je prétends, mais je l'ai lu dans mon tourbillon de déménagement, et j'avais parfois du mal à me concentrer dessus, alors que j'aurais dû être en train de faire du tri dans mes armoires. Foutue conscience. Le contexte historique et politique peut peut-être te séduire, toi qui aimes l'Angleterre...

    Posté par erzébeth, vendredi 11 décembre 2009 à 10:24
  • Je l'ai lu et il ne m'en reste absolument aucun souvenir... Et en fait Jonathan Coe me fait ça à chaque fois : une lecture plaisante aussitôt oubliée !

    Posté par Papillon, vendredi 11 décembre 2009 à 10:29
  • Je ne lis pas ton billet car ce roman est dans ma PAL et il faudrait vraiment que je me décide à l'en sortir (car j'ai quand même lu le dernier paragraphe).

    C'est impressionnant comme mon commentaire n'apporte rien.

    Posté par Caro[line], vendredi 11 décembre 2009 à 11:12
  • Je suis soulagée, je me sentais quand même responsable d'un de tes rares achats!! Et surtout, je suis ravie que tu aies autant aimé! J'aime beaucoup la métaphore de la marionnette, aussi.

    @Ys: mon premier Coe était "la maison du sommeil", et si on ne m'avait pas offert le "testament" je n'aurais sans doute pas récidivé. Et pourtant, maintenant, je le considère comme un de mes auteurs préférés!

    Posté par Mo, vendredi 11 décembre 2009 à 17:41
  • Je n'avais pas tellement aimé, j'avais trouvé l'histoire longue à se mettre en place, et contrairement à toi qui a aimé la narration parce qu'elle fait la particularité du livre moi ça m'avait carrément déplu!

    Posté par Tiphanie, vendredi 11 décembre 2009 à 18:38
  • Je fais un peu comme Caro[line] bien qu'il ne soit pas dans ma PAL, mais parce qu'il fait partie de mes innombrables projets de lecture. J'ai quand même lu le début de ton billet, la fin et grappillé une phrase ou deux par-ci par là. Ce que que je retiens c'est que le début ressemble à celui du seul Coe que j'aie lu à savoir Une touche d'amour, car le personnage principal était également dépressif, reclus chez lui et censé écrire (pour lui il s'agissait de sa thèse). C'est un roman qui m'avait presque déconcertée au début par sa construction, mais qui m'avait finalement plu. C'est un roman sûrement moins abouti que celui que tu as lu, mais tu y trouverais sans doute l'annonce de ce qu'est devenue Coe par la suite. Pour ma part j'ai dans ma PAL Bienvenue au club et Le cercle fermé (ce sera pour mon objectif PAL !)

    Posté par levraoueg, vendredi 11 décembre 2009 à 20:14
  • Idée fixe

    Un roman contemporain dense, une lecture qui occupe un paquet d'heure, c'est curieux, ça me fait penser à Pat CONROY. Hé hé hé...

    Posté par Fantômette, vendredi 11 décembre 2009 à 21:51
  • Tu me donnes bien envie de me risquer dans ce jeu de piste (euh, de marionette je veux dire) !!! Mais, j'ai TROP de livres dans ma PAL !!! Plus tard !!!

    Posté par Lounima, vendredi 11 décembre 2009 à 21:54
  • "Une cathédrale dont on ne fait pas le tour en une seule lecture", quelle belle tournure! Et tout à fait juste, je l'ai lu et me suis sentie submergée, j'suis sûre que des tas de choses m'ont échappé.

    Posté par kali, vendredi 11 décembre 2009 à 22:09
  • * Papillon, ce n'est pas très rassurant pour ma suite de la découverte de cet auteur ! Pour l'instant, il me reste des images très marquantes, on verra pour la suite...

    * Caro[line], mais si, c'est intéressant ! Ca me prouve que ta PàL contient de bons livres

    * Mo, pour tout te confier, mes achats ne sont pas hélas pas si rares... Je te remercie d'avoir été aussi convaincante, ce fut un beau plaisir de lecture. Et si je comprends bien, il ne faut pas continuer avec "La maison du sommeil" !

    * Tiphanie, oui, c'est vrai que c'est long à se mettre à place, encore que tout dépend de nos attentes (au début, Michael m'ennuyait, et ensuite, c'est devenu l'inverse), mais la structure si particulière a largement de quoi dérouter.

    * Levraoueg, tu verras que ce dépressif-ci l'est moins que je ne l'aurais cru (certes, il n'a parlé à personne depuis trois ans, mais bon, ce que je veux dire, c'est qu'il n'est pas non plus totalement morose).
    Les titres que tu possèdes ne me disent pas grand-chose (pas dans le sens "ça ne me tente pas", mais "je ne les connais pas, faut que je me renseigne"), je te souhaite d'atteindre ton objectif PAL !

    * Fantômette, Pat qui ? Je ne vois vraiment pas de quoi tu parles, non, vraiment, j'ai beau réfléchir...

    * Lounima, deux excellentes choses : retenir le titre pour une future lecture, mais te concentrer d'abord sur celles qui t'attendent chez toi

    * Kali, j'ai rajouté un lien vers ton billet ! Vu que les personnages apparaissent et reviennent quand on avait fini par les oublier, c'est sûr qu'on rate des allusions, des ponts, des fils de marionnette, quoi !

    Posté par erzébeth, samedi 12 décembre 2009 à 15:23
  • Je l'ai celui-là ! Et tu me donnes très envie de l'ouvrir, même si tu as quelques petites réserves. Son dernier me tente encore plus, ils faut absolument que je mette la main dessus aussi !

    Posté par Lilly, samedi 12 décembre 2009 à 18:15
  • * Lilly, je ne sais même pas de quoi parle son dernier roman, en fait, c'est pire que ça : je ne sais strictement rien de ses autres romans, exceptés quelques titres. Tss.
    Celui-ci est particulier, mais certains de ses aspects pourraient te séduire, oui...

    Posté par erzébeth, samedi 12 décembre 2009 à 21:48
  • Alors j'étais très tentée par son dernier livre, mais je me demande si je ne vais pas plutôt commencer par celui-ci, du coup... parce que tu laisses peu de place à l'hésitation, il faut bien le dire...

    Posté par May, samedi 12 décembre 2009 à 22:47
  • j'ai lu ce gros roman il y a quelques années, et ... je ne m'en souviens pas beaucoup, quelques flash, une bonne impression et pas mal de complexités ! mais un auteur à suivre et dont j'ai acheté d'autres romans après la lecture de celui-ci !

    Posté par George, dimanche 13 décembre 2009 à 11:41
  • * May, il est court, non, son dernier roman ? Ca peut faire une bonne entrée en matière, malgré tout...

    * George, de toute façon, on lit peu de romans réellement inoubliables... mais j'espère que tes prochaines lectures de cet auteur seront plus mémorables !

    Posté par erzébeth, dimanche 13 décembre 2009 à 16:40
  • Je veux lire Coe depuis un bon moment!!! Pour l'humour, probablement que je tenterai le coup!! Et j'adore ce billet même si je ne suis pas certaine de tout, tout comprendre!!! Va falloir qu eje le lise!

    Posté par Karine:), dimanche 13 décembre 2009 à 17:38
  • Très bon billet, bravo M'dame ! Pour ma part, je me suis perdue et j'ai eu de la peine à retrouver mon chemin...

    Posté par Theoma, dimanche 13 décembre 2009 à 18:28
  • * Karine, si ça peut te rassurer, je ne comprends pas non plus mon billet ! (remarque, ça peut être une révélation inquiétante). Goûter à Coe me semble une bonne idée, pas forcément avec ce livre-ci, mais avec un autre aussi !

    * Theoma, merci, c'est gentil Je comprends que tu te sois perdue (moi aussi, surtout que je n'ai aucun sens de l'orientation). Et finalement, on se rend compte que ce roman fonctionne comme un énorme rond-point, où tout converge...

    Posté par erzébeth, dimanche 13 décembre 2009 à 21:14
  • Mais c'est tout pourri les marchés de Noël à Paris!!! Il faut aller en Lorraine (en force!), en Alsace ou à la limite dans le nord. Ils vendent les mêmes petites conneries mais qu'est-ce que la nourriture est booooonne...

    Je ne fais pas de remarque sur Jonathan Coe.. forcément, je n'ai jamais rien lu de lui! mais un de tes auteurs préférés? vraiment? cela mérite de se pencher sur son cas..

    Posté par casanova, lundi 14 décembre 2009 à 08:16
  • Tu es méchante! En plus il faut que j'aille chez Gibert tout à l'heure. Argh!!

    Posté par chiffonnette, lundi 14 décembre 2009 à 13:33
  • * Céline, je comprends donc, il faut avoir faim quand on part faire un marché de Noël, alors ! Il faudra que je teste la Lorraine, alors (le Nord, pas, je ne sais pas, à Lille, l'année où j'y suis allée, c'était pas non plus transcendant).
    Bon, malgré ces considérations hivernales, où ai-je écrit que c'était un de mes auteurs préférés, ce Coe ? Non parce que je le lis pour la première fois, et même si ce fut sympathique, je ne le classe pas d'emblée en aussi bonne position... donc si je t'ai fait comprendre une telle idée, c'est que je me suis mal exprimée. Toutes mes confuses !

    * Chiffonnette, j'aime beaucoup ton "il faut", que c'est DIFFICILE de se rendre en librairie, COURAGE, j'espère que ça n'aura pas été trop pénible

    Posté par erzébeth, lundi 14 décembre 2009 à 19:59
  • C'est un livre vraiment étonnant dont j'ai apprécié le ton ironique et les touches d'humour. Mais il est aussi vrai qu'avec sa profusion de personnages, la diversité des narrateurs et la fragmentation du temps, il est parfois difficile à suivre !
    Du même auteur, j'ai aussi bien aimé "La maison du sommeil", moins critique que "Testament à l'anglaise" envers la société anglaise, mais plus facile à suivre et avec toujours cet humour ironique réjouissant.

    Posté par BlueGrey, mardi 15 décembre 2009 à 09:16
  • * Bluegrey, alors si tu me dis que "La maison du sommeil" est plus facilement lisible, ça m'intéresse ! L'humour de Coe étant tout à fait délectable, je le reconnais.

    Posté par erzébeth, vendredi 18 décembre 2009 à 20:48
  • Me semble que j'ai un coe dans ma pal quelque part... enfin peut être... mais je ne sais plus si c'est celui-là à moins que je ne me trompe d'auteur, il est vriametn temps que je fasse du ménage moi... en tous cas ça donne envie c'est sûr

    Posté par yueyin, dimanche 20 décembre 2009 à 16:43
  • * Yue, ce que j'aime dans ton commentaire, c'est que tu parais sûre de toi
    Un univers assez déjanté que celui-ci (tout en restant très soft aussi), je crois que ça te plairait, oui !

    Posté par erzébeth, dimanche 20 décembre 2009 à 20:31

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