N.u.l.l.e.

Nouvel Univers Lunatique et Lacunaire d'Erzébeth

lundi 9 novembre 2009

"L'automne est une demeure d'or et de pluie"

(dixit Jacques Chessex)

Il paraît que c'est bon signe, que ça veut dire que les gens m'aiment bien (si, d'abord, c'est Levraoueg qui me qualifie de chouchoute, je n'invente rien). Mais j'aimerais bien que les gens me prouvent leur attachement autrement qu'en me coltinant le moindre tag qui passe dans mon périmètre de survie.
Seulement voilà, on essaie de m'apitoyer;
on me dit que je suis merveilleuse. Je le crois. Et une fille merveilleuse, qu'est-ce que ça fait, à votre avis ? Ça se plie à ce qu'on lui demande. Las, un jour, je suivrai des cours où l'on m'apprendra à dire Non. En attendant, faut de moyens (je suis sûre que ces cours sont hors de prix), j'acquiesce, telle une pauvre victime de la société virtuelle. Vous brûliez de savoir ce qui remplit actuellement mes journées, vous allez être comblés.

~ Seven things shaping my fall ~

~ les vitamines; c'est excessivement et totalement essentiel, surtout quand on sait ma propension à ressembler plus souvent à une serpillère qu'à un être humain en bonne et due forme. L'extrait de pamplemousse ne m'ayant strictement rien fait, j'acquiers tonus et vitalité grâce à l'acérola. Oui, maintenant, j'arrive à tenir jusqu'à 22h le soir. Quel exploit sensationnel (j'ai envie de pleurer). Ça a au moins l'avantage d'avoir bon goût, un côté acidulé-bonbon qui ne peut que m'exalter. Et si en plus ça éloigne la grippe de mon petit organisme fragile, je ne peux qu'adhérer.

~ les bonnes résolutions que je ne tiens absolument pas. Tenir mon armoire bien rangée, faire la vaisselle dès que le repas est terminé, rester plus d'une demi-heure à la piscine, tenter de me cultiver. Si l'on sait que, cette semaine, j'ai passé 20 minutes à chercher un satané sous-pull dans mon avalanche de fringues (ça m'apprendra à n'acheter que du monochrome, rien ne ressemble plus à un haut noir qu'un autre haut noir), que j'ai finalement accepté de faire la vaisselle parce qu'il ne me restait plus un seul couteau de propre (et que je voulais goûter ce fromage, là, tout de suite), que les gens m'ont tellement énervée à la piscine que j'en suis sortie au bout de 25 minutes, en rage, et qu'une de mes collègues essaie à tout prix de me faire lire Dewey, l'histoire du mignon petit chat, vous comprendrez alors que toutes mes résolutions tombent à l'eau. Ne parlons même pas de mon envie de mincir, s'il vous plaît.

edward
Cette photo n'est pas à prendre au 1er degré, merci.

~ la Saga du désir interdit. Ou comment un vampire et un loup-garou tombent éperdument amoureux d'une petite humaine sans charme. 2465 pages (j'ai compté). A l'heure où j'écris ces lignes (dimanche, 15h26, temps sec et glacial), il ne me reste plus que 306 pages. Je n'en puis plus - et pourtant, je persiste, encore et toujours. On en reparlera quand j'aurai tout lu. Le week-end, je ne lis que ça. Le soir, je renonce à mettre un DVD pour connaître la suite des aventures (qui commencent légèrement à toucher le fond, je dis ça, je ne dis rien). Ce n'était peut-être pas l'idée du siècle d'enchaîner les quatre romans à la suite. N'empêche que, malgré tous mes grognements et mes fous rire, ça m'occupe drôlement bien les dimanche après-midi, sous ma couette, avec un thé fumant à proximité.

~ je dirais bien que les doutes rythment ce bel automne, mais ce serait tricher : je doute à toutes les saisons, c'est un de mes grands talents. Et comme je n'ai pas envie de vous raconter pourquoi je me triture les méninges, tout ceci reste fort nébuleux. Je pourrais les associer aux projets, car j'en ai autant que des doutes (les deux vont ensemble, finalement, ils se tiennent symboliquement la main pour parcourir le doux chemin de la vie) mais ça ira, oui, tout ira bien.

~ l'automne, pour moi, c'est la récompense après avoir difficilement survécu à l'été. Je suis pire qu'enthousiaste d'avoir ressorti mon gros manteau, mes mitaines roses, mes écharpes toutes douces et les chaussettes rigolotes, j'aime les feuilles mortes et les couleurs sur les arbres, le potiron, les raclettes, la buée qui sort de ma bouche quand je pars travailler le matin, j'aime le thé, je sais que la saison des chocolats chauds et des clémentines n'est plus qu'à deux pas, et ça me réjouit. Il faudrait juste qu'on invente des mini-bouillottes à mettre dans les chaussures, mais à part ce petit détail, l'automne est un régal.

~ les soirées, les sorties, les restos, les tisanes anti-stress et les sourires enjoués qui sont parfois surjoués. Les choses à régler d'urgence, les lieux que je décide de ne pas aller revoir, les gens qui me manquent et ceux qui me manqueront. Les bouteilles de vin blanc, la gentillesse de certains et la connerie des autres, le goût des dernières fois, l'impatience, la déception et quelques disparitions, les fous rire. Les abri-bus où il n'y aucune indication, aucun nom d'arrêt, le taxi comme dernier recours, l'odeur de cigarette dans mes cheveux, le bas des pantalons mouillé par la pluie, le bonheur de le lire, le soleil froid du matin, les habits chauds, la chance que j'ai.

~ les tags. Parce qu'il semblerait bien que le monde entier se soit ligué contre moi pour me refiler tous les tags possibles et imaginables. Selon mon humeur, ils sont classés dans égocentrisme, ou dans inutile... Selon mon humeur, j'y réponds plus ou moins bien (là, on sent clairement mon manque d'inspiration, ne le niez pas). Même si je ne rate jamais une occasion de parler de moi, je vais quand même tâcher de varier les plaisirs...

Je ne sais plus qui a été désigné(e) par ce tag, qui a réussi à y échapper. Chiffonnette, ça te dirait de nous parler de ton automne ? Des sept recettes que tu préfères cuisiner en ce moment, ou n'importe quoi d'autre ?

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mercredi 7 octobre 2009

Le genre de truc qui vous fait lever la nuit...

La mort dans l'âme (vous me le dites si j'en fais trop), j'ai encore été victime d'un tag. Cette fois, l'attaque ne venait pas de Fashion (étonnant, n'est-ce pas !) mais de l'Ofelia de mon coeur. Je ne peux même pas râler, pour des raisons de date : on n'embête pas quelqu'un le jour de son anniversaire. Joyeux anniversaire, copine !!!!!!

(ah, et accessoirement, je réponds donc au tag)

bukowski

1. A quel livre dois-tu ton premier souvenir de lecture ? J'ai appris à lire en compagnie de Ratus. Apparemment, ça a plutôt bien fonctionné.

2. Quel est le chef-d'œuvre "officiel" qui te gonfle ? Mais je ne sais pas, voilà qui est très compliqué. Est-ce que Les liaisons dangereuses de Laclos est considéré comme un chef-d'oeuvre ? Parce que celui-là me gonfle (encore que, je changerais peut-être d'avis en le relisant aujourd'hui). Sinon, vous ne me ferez pas lire Chrétien de Troyes (par exemple) pour mon unique plaisir. Les romans de chevalerie, les chansons de geste, et d'une manière générale, la littérature médiévale, me passent complètement au-dessus de la tête. Chefs-d'oeuvre ou pas.

3. Quel classique absolu n'as-tu jamais lu ? Des milliards environ, Céline en tête. J'ai trop honte (ça fait exactement plus de six ans que j'ai acheté Voyage au bout de la nuit. Irrécupérable, la fille).

4. Quel est le livre, unanimement jugé mauvais, que tu as "honte" d'aimer ? Le cadeau d'une mère, de Britney Spears.
(excusez-moi, je fais une petite pause, je suis hilare)
En réalité, je ne l'ai pas lu. Je le promets. Mais je ne sais pas trop quoi répondre. J'ai des films de la honte, mais des livres... moins. Si j'aime et les autres non, je n'ai pas pour réflexe de me cacher dans la savane le temps que tout le monde oublie mes mauvais goûts littéraires. De toute façon, j'ai mauvais goût de manière générale, et je le vis (assez) bien.

5. Quel est le livre que tu as le sentiment d'être la seule à aimer ? Aucune idée. Peut-être Mes mauvaises pensées de ma chère Nina Bouraoui, que certains lecteurs jugent exécrable (vous savez, le genre d'autofiction égocentrique à la française, donc inintéressante et mal écrite), alors que sa lecture m'a personnellement remuée.

6. Quel livre aimerais-tu faire découvrir au monde entier ? Le problème est que je n'aime pas partager (pourquoi tiens-je un blog dans ce cas, c'est une contradiction qui me perturbe moi-même, n'insistons pas). Quand j'aime énormément quelque chose, je n'ai pas envie de le dire à tout le monde, parce qu'il y en a toujours un pour me rétorquer que c'est nul, et ça me brise le cœur.
Mais je crois que le monde entier devrait lire De grandes espérances de Dickens. Ou l'humanité mourra dans d'atroces souffrances.

7. Quel livre ferais-tu lire à ton pire ennemi pour le torturer ? Tintin au Congo, ou Critique de la raison pure de Kant.
Les deux sont à se cogner la tête contre un mur, mais pour des raisons différentes, certes.

8. Quel livre pourrais-tu lire et relire ? Lolita (Nabokov), Les fleurs du mal (Baudelaire), Bukowski en général (même si je ne l'ai pas encore réellement lu, je sais qu'il fait partie des auteurs à relire) et bien d'autres...

9. Quel livre faut-il lire pour y découvrir un aspect essentiel de ta personnalité ? La cloche de détresse (S. Plath), sans doute. Mais je n'ai pas non plus envie qu'on découvre un aspect essentiel de ma personnalité, en fait, donc ne vous sentez pas obligé de le lire.

10. Quel livre t'a fait verser tes plus grosses larmes ? Je pleure rarement en lisant (ou alors, c'est parce que c'est de la projection de basse catégorie, sans aucun intérêt), mais il y a effectivement deux livres qui m'ont transformée en loque lacrymale. Le premier, justement, était La cloche de détresse. Le second ne vous regarde pas (c'est bon de cultiver le mystère).

11. Quel livre t'a procuré ta plus forte émotion érotique ? Je trouve ça vraiment compliqué de répondre; heureusement que Cuné est passée par là, je vais faire comme elle, répondre Philippe Djian, même si je le connais fort peu.

12. Quel livre emporterais-tu sur une île déserte ? Qu'est-ce que tu veux que j'aille faire sur une île déserte, je n'aime pas le sable ni les étendues maritimes, envoie-moi plutôt dans une montagne déserte, ou une lande déserte, et là, je réfléchirai à éventuellement répondre quelque chose.

13. De quel livre attends-tu la parution avec la plus grande impatience ? Le seul auteur dont je guette les parutions, c'est Henry Bauchau. On ne se refait pas.

14. Quel est selon toi le film adapté d'un livre le plus réussi ? Alors, depuis que j'ai essayé de voir une adaptation d'Anna Karénine, j'ai décidé que j'en avais royalement marre des adaptations cinématographiques, c'est insupportable de raccourcis.
Mais je concède que Le seigneur des anneaux a été admirablement adapté.

Qui a envie de jouer à son tour ? Levraoueg, histoire de te remettre le pied à l'étrier ? Je n'aime pas dénoncer les copains, alors les volontaires n'ont qu'à sortir eux-mêmes des rangs.

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vendredi 11 septembre 2009

La mort est jaune citron et sent la vanille

C'est du moins ce que prétend Jean Rochefort dans Le mari de la coiffeuse, que je vous recommande malgré tout, parce qu'il fut un temps où Patrice Leconte réalisait de bons films.
Mais on ne va malheureusement pas parler cinéma aujourd'hui, mais de chromatique. Je ne sais pas qui est à l'origine de ce fâcheux tag mais en tout cas, je n'ignore pas que la trahison, à mon niveau, vient de
Fashion. Ma mère me l'a toujours dit, il faut se méfier des femmes qui portent des sandales dorées; elle n'avait pas tort.

Du coup, aujourd'hui, je suis dans l'obligation de vous dévoiler les objets jaunes qui ornent mon sublime intérieur. L'idée me réjouit au plus haut point.
Maintenant que j'ai évacué ma dose de médisance pour la journée, allons-y, soyons fous, je n'ai aucune dignité :

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J'aurais peut-être dû vous prévenir. Oui, j'ai un réveil d'enfant en forme d'étoile. Si ça peut vous rassurer, je le vis assez mal. La chose décorative, et donc inutile, qui se trouve à ses côtés est un, comment dire, un truc rempli de sels de bain à la vanille. Enôôôrme valeur sentimentale. Enfin, non, mais en fait, si.
Hum.

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Le plus beau bol du monde, que
certaine ne pourra que m'envier, naturellement.

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Mon nouveau meilleur ami, l'appareil magique qui te fait des gaufres ou des croque-monsieurs, c'est révolutionnaire, personne d'autre que moi n'a ça dans sa cuisine (évidemment), vous êtes tous jaloux, et je suis trop fière.
Je n'ai toujours pas testé les gaufres. Une honte.

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Le trou de la sécu, c'est moi.

Et pour terminer, un clin d'œil spécial à la femme de ma vie, Ofelia de son prénom, parce qu'elle le vaut bien :

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Que personne ne se moque.

Je ne refile le tag à personne car je ne suis pas diabolique, moi. Ou alors, c'est parce que tout le monde a déjà reçu le tag, choisissez l'excuse que vous préférez.

A l'heure où paraîtront ces lignes, je serai à H-7 des vacances. Le bonheur se lit clairement sur mon visage; j'essaierai de ne pas vous abandonner totalement, encore que je ne promets rien. Le bonheur égoïste est encore meilleur que les autres, que voulez-vous. 

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vendredi 17 juillet 2009

A pig. What else ?

Figurez-vous qu'un matin, alors que je nettoyais tranquillement la vaisselle (voyez comme on me maltraite, au passage), j'ai négligemment jeté un œil par la fenêtre, et au lieu de trouver un jardin aussi plat et vert que d'habitude, j'y ai trouvé ceci :

DSCN2826
c'est toute la différence entre la ville et la campagne

Après de brèves secondes où je fus plutôt interloquée, j'ai compris.

...

Dear Georges,   

Max n'est pas réellement mort; il a juste fait un long voyage outre-atlantique pour atteindre le pays de ses rêves - la France, donc. Il a juste un peu maigri suite à tous les efforts qu'il a fournis, mais il va bien. (par contre, il a changé de sexe et est devenu une fille, mais ce n'est qu'un détail quand on aime, n'est-ce pas ?)
Il t'attend. Je t'attends. Nous pourrons être heureux à trois.
With Love,

Erzie


(en vrai, je préfère le cochon à Georges, mais avouez que le subterfuge pour le faire venir est infaillible, non ?)

(ça se voit, que je suis trop fatiguée pour écrire un billet de lecture ?)
(j'ai honte)

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dimanche 31 mai 2009

Appel à contribution

book___chair

Au début, le titre de ce billet devait être bien plus séduisant, je voulais écrire quelque chose comme I need your helping like a sunshine mais je n'étais pas sûre de mon helping (puis bon, le sunshine, qu'est-ce que j'en ferais ?), alors j'ai laissé tomber et j'ai chanté toute seule de mon côté.
L'essentiel étant qu'au final, j'ai besoin de vous, ou plutôt de vos judicieux conseils de lecture. Vous me direz, avec 88 livres non lus en ma possession (je trouve ça faramineux) et avec tous vos billets quotidiens (ou presque), je devrais pouvoir m'en sortir toute seule... eh bien non !

Je voudrais me constituer une mini-PAL de secours.
Le genre de petite pile sur laquelle on peut compter en cas de coup dur, ou quand on est malade et qu'on a les yeux tout fiévreux. Non, je ne suis ni déprimée, ni malade. Mais mieux vaut prévenir que guérir, non ?
Voici comment j'envisage une PAL de secours : il faut qu'elle contienne de bons romans (plus facilement épais que minces, mais les petits sont acceptés aussi), avec une intrigue captivante, un style qui répond présent à l'appel (je précise pour ne pas que vous me proposiez Dan Brown), le tout ne devant pas être d'une noirceur absolue ou d'une glauquerie sans nom (ainsi, sont recalés Voyage au bout de la nuit et Les Bienveillantes, par exemple).
Il faut que cela divertisse intelligemment - prenez le verbe au premier degré : il faut que cela fasse diversion par rapport à la déprime ou à la maladie.
Quand vous êtes grippés, normalement, vous n'avez pas tellement envie de vous plonger dans Ulysse de Joyce ou dans La cloche de détresse de S. Plath, parce que le premier est incompréhensible et ferait fondre vos derniers neurones, et le second parce que c'est quand même diablement déprimant, un livre sur une jeune dépressive.
Vous commencez à saisir ce que j'essaie d'expliquer ?
(moi pas, c'est pour ça que je demande)

Pour l'instant, j'ai quelques pistes, comme : un roman de Daphné du Maurier, Jane Eyre (je n'aurais qu'à le tirer de ma PAL), Harry Potter (encore et toujours, et non, je ne m'en lasse pas), Le palais des mirages d'Hervé Jubert, La voleuse de livres de Markus Zusak, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur d'Harper Lee (oui ? non ?), Les maîtres de Glenmarkie de Jean-Pierre Ohl (mais je persiste à vouloir lire Le maître de Ballantrae avant, mais j'hésite à autoriser ce Stevenson dans ma PAL de secours), peut-être aussi Le prince des marées ? Puis aussi Une prière pour Owen d'Irving, oui, bonne idée, puisque je voulais le lire pour le blog-o-trésors...

Ça en fait, déjà, des pages à lire... mais j'en oublie un nombre faramineux, et c'est bien pour ça que j'ai besoin de vous.
Qu'est-ce que vous me conseilleriez d'intégrer dans ma PAL de secours ? A mon avis, un Agatha Christie y est impératif, oui mais lequel ?
Le premier qui me propose de glisser aussi un roman de Jane Austen recevra des chatouilles sous ses deux pieds.
Soyez convaincants (si seulement vous avez compris ce que je raconte); mais même si vous l'êtes (convaincants), je me garde la possibilité d'ignorer totalement vos propositions parce que la femme est lunatique, et qu'elle est une des seules créatures sur terre à partir faire les boutiques en cherchant des hauts légers, et à rentrer chez elle en ayant acheté un gilet noir. Je parle en connaissance de cause, hélas.

Et ceux qui rétorqueront que ma conclusion est hors sujet connaîtront le même sort que les austeniens un peu trop téméraires. Au moins, vous êtes avertis.

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vendredi 8 mai 2009

Mot d'excuse

montsouris_01

Un sac de voyage, une décision prise un peu n'importe comment, de quoi lire dans le train, un appareil photo pour se créer des souvenirs, un furieux besoin de se ressourcer, ailleurs, quand bien même ce ne sera pas reposant, une grande impatience électrique.
Une brève absence, quatre jours, pour me préparer aux vacances prochaines; une petite parenthèse, un changement d'air, l'envie d'oublier les mauvaises nouvelles, et de me shooter au meilleur médicament qui soit - le bonheur.
Je devrais le trouver là-bas.
Alors ne m'en veuillez pas d'appuyer sur pause, d'aller sourire ailleurs, de prendre soin de moi, un peu. Un baume magique.

Je vous souhaite de pouvoir en faire autant.

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lundi 4 mai 2009

De bibliotheca

(épisode 1 ?)

fillette_livre

Aujourd'hui, mon abonnement à la bibliothèque expire, et je ne le renouvellerai pas. Vous me rétorquerez qu'il n'y a pas de quoi en faire un billet... alors que s'il y a bien un endroit où on peut raconter tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi), c'est bien Internet. Dont acte.
Petite, j'étais inscrite à la bibliothèque municipale de ma petite ville; j'adorais cet endroit, où le secteur jeunesse était mis en valeur avec des couleurs, des gros poufs, des coussins où on s'asseyait pour lire tranquillement le dernier Tom-Tom et Nana. A force, les bibliothécaires me connaissaient; m'autorisaient à dépasser la limite habituelle d'emprunt (il faut gâter les enfants qui aiment lire).
Je ne sais plus ce qui m'a poussé à ne plus y aller, un jour. Qu'importe. J'ai fréquenté d'autres bibliothèques, dans d'autres lieux. Celle de C*** m'impressionnait par ces portiques antivol (la première fois que je devais en voir dans un tel lieu, sans doute). J'ai emprunté L'amant de Marguerite Duras à la bibliothèque de M***. Je ne m'en suis jamais remise. 
Puis l'année dernière, je me suis dit qu'une demoiselle qui voulait travailler dans le milieu ferait quand même bien de s'inscrire à la bibliothèque de sa ville. Ca pourrait être pas mal, comme premier pas.
La médiathèque de la Ville Rose (on sait tous dans quel coin j'habite, je n'ai pas besoin de vous le réécrire clairement) est une énorme machine. Pour expliquer un petit peu (et je ne parle que de la médiathèque, pas des bibliothèques de quartier), ils ont décidé de séparer les prêts et les retours d'ouvrages. Sans doute pour des questions de gestion, de pratique, d'efficacité. Ce qui était étonnant dans le concept, c'est que les endroits où on enregistrait les prêts avaient été clairement conçus sur le modèle des caisses de supermarché. Le gentil bibliothécaire (oui ! il y a des hommes là-bas ! pas autant que des femmes, mais ils sont là malgré tout !) est assis derrière son petit écran d'ordinateur et son bip, il passe l'article, pardon, le livre (ou le disque, ou le film, ou la revue, ou...), cela s'enregistre et, devinez ce qui sort de tout ça ? Un ticket de caisse. Où sont répertoriés tous les documents qu'on a empruntés (ce jour-là et les jours précédents s'il y a lieu; c'est un vrai récapitulatif de tout ce qui est enregistré sur notre carte d'emprunt). C'est sûr, c'est efficace; pas besoin de tamponner chaque livre ou de dire à haute voix les dates de retour, tout est marqué sur le ticket.
Je n'aimais pas trop passer à la caisse à chaque fois que j'allais là-bas. Mais dire bonjour au bibliothécaire présent, l'entendre me conseiller tel bouquin en relation avec celui que j'ai en main, ça, j'aimais bien.
En janvier, cela a changé. Ils sont passés à la RFID. Alors, brièvement (et grossièrement) : la Radio Frequency IDentification est un système électronique vachement pratique pour la gestion des fonds d'une bibliothèque, notamment au moment de l'inventaire (avant, et je parle d'il y a quinze, vingt, trente ans, il fallait sortir chaque livre des rayons, vérifier son numéro de référence, cocher sur notre petit cahier afin de confirmer sa présence dans la bibliothèque, et passer au suivant - il fallait bien voir ce qui avait été mal rangé, volé... Maintenant, avec la RFID, tu passes ta machine devant le rayon, elle lit tous les livres présents sans que tu les sortes, et tu gagnes un temps fou). Le lecteur se fiche un peu de tout ça, la nouveauté pour lui, avec la RFID, ce sont les automates. C'est-à-dire que le lecteur est une grande personne (si, si), alors il prend ses petits livres et les enregistre lui-même sur sa carte, et les rend de la même manière, face à un écran d'ordinateur et un rayon laser. Drôlement astucieux, n'est-ce pas ?
A la médiathèque dont je parle, ils n'ont installé des automates que pour le prêt (ceci dit, avant la RFID, il y avait déjà des automates, mais, aux heures où je fréquentais les lieux, je n'ai jamais vu personne s'en servir). Pour le retour des livres, ils ont laissé des vraies personnes : c'est qu'il faut vérifier l'état des documents, quand même...
Un conservateur de cette bibliothèque a expliqué que le système de prêt avait été mal conçu à l'origine (je ne lui fais pas dire), et que le genre "caisse de supermarché" avait des répercussions physiques sur les employés. Soit. Il suffisait de mettre les mêmes bureaux qu'à l'endroit des retours, où, curieusement, l'agencement était différent (et donc beaucoup plus agréable et malléable). Mais ce même conservateur a jugé que le contact humain, au moment du prêt des documents, était inutile. Que ça ne valait rien.
Entendre une bêtise pareille ne m'a pas fait plaisir. Pour travailler en bibliothèque, je peux vous dire que les usagers discutent plus facilement quand ils viennent emprunter des bouquins, que quand ils les rendent (là, ils sont pressés, ils laissent tout et filent. Ok, bonne journée à vous aussi, hein !). C'est aussi l'occasion de poser des questions, de demander un conseil, d'avouer qu'on n'a pas trouvé tel livre, vous savez quand est-ce qu'il est censé revenir en rayon ?
Ce système d'automates, en plus d'être froid et inhospitalier, va clairement supprimer des postes à la longue. Certes, l'investissement initial (équiper tous les ouvrages d'un système électronique, acheter le matériel adéquat, etc) est colossal quand on opte pour la RFID, mais cela doit rapidement devenir rentable pour la bibliothèque. Ça fait moins de personnel à recruter, à former, à payer. Chic.
Personnellement, en tant que lectrice, ce n'est pas ce que j'attends d'une bibliothèque; pourtant, Dieu sait comme je suis misanthrope et timide, mais je préfère mille fois tendre mes livres à une personne réelle qu'à une machine qui ne me sourit pas une seule fois.
Ensuite, en tant que futur personnel titulaire de bibliothèque (tout le monde a le droit de rêver, oh ! Ce n'est pas parce que j'ai tout raté cette année que ça n'ira pas mieux l'année prochaine, non mais), je me dis que ce genre d'outil (la RFID, donc) n'est qu'un pas supplémentaire vers la chute des bibliothèques (vous savez, de moins en moins de personnel alors qu'on veut augmenter les horaires d'ouverture, recrutement de contractuels et de vacataires au lieu d'ouvrir plus de postes aux concours, manque d'investissement de la part des communes (ou des universités), etc...). Et parfois, ça me fait un peu peur.

C'est une des raisons qui font que je ne me réinscrirai pas (du moins, pas tout de suite - on peut parier que dans quelques mois, j'y retournerai la bouche en cœur), l'autre étant que, sapristi, je passe déjà ma semaine en bibliothèque (universitaire), alors si c'est pour me farcir la municipale pendant mes heures de repos, ah non merci... Je sature, là. Des livres, des rayonnages, des code-barres et du filmolux, j'en vois assez du lundi au vendredi (rarement le samedi, oui, mais c'est parce que je suis une sale privilégiée).
Je voulais aussi parler du catalogue informatisé de la bibliothèque municipale, mais je crains de pousser mes rares lecteurs au suicide, alors je garde ça pour un prochain billet.

Papillon a évoqué la RFID dans un billet ô combien intéressant, qui a généré d'ailleurs des commentaires passionnants - d'une manière générale, les lectrices de bibliothèque semblent s'offusquer de ce système informatique, et quelque part, ça me rassure.
Je ne suis pas sûre que mon déballage apporte la moindre goutte d'eau au moulin, d'autant plus que ça ne donne pas tellement envie d'aller à la bibliothèque, pas vrai ? Alors que c'est bien, pourtant. Je vous le prouverai une autre fois.

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samedi 28 février 2009

Malédiction !

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Le liseur, de Stephen Daldry.
Accessoirement Oscar de la meilleure actrice de tous les temps
pour Kate Winslet.
J'ai acheté le livre, je serai prête pour la sortie en salles, ah, vivement !

Il était dit que, dans ma vie, je serai une maudite de l'Internet. C'est quelque chose qu'on ne maîtrise pas, qui nous tombe dessus alors qu'honnêtement, on espérait seulement passer inaperçu, pouvoir se connecter comme des millions de gens dans le monde : tranquillement, sans problème.
Ouais.
Vous vous doutez bien que, dix jours après la coupure occasionnée par mon fournisseur d'accès, rien n'a été remis en place. Je m'en doutais bien - les fournisseurs d'accès sont formidables, tant qu'on n'a pas de souci. Après, ça déraille, on tombe dans un engrenage kafkaïen (oui, carrément) et on ne sait pas comment ça va finir.
Ils ne se rendent pas compte que, sans Internet, mon beau studio est un peu morne - pour ne pas dire furieusement déprimant.
Peut-être que quelqu'un essaie comme ça de me faire passer un message, du genre : il faut fermer ce blog, qui n'a jamais été fonctionnel plus de quatre semaines à la suite depuis sa création. Mais même si je décidais de prendre une décision aussi effrayante, je ne suis pas sûre que ça ferait revenir ma connexion. Alors je ne décide rien; je n'espère pas non plus. J'attends connement, et tant pis si je parle mal.
Ce message ne sert à rien, sinon à dire que je n'ai rien à dire, que Satan existe puisqu'il a créé le caramel, que vos blogs me manquent, qu'il serait temps que la connexion revienne parce que j'ai terminé de revoir la saison 3 de House et que j'aimerais bien découvrir la 4, maintenant, s'il vous plaît, que...
Qu'est-ce que vous faites encore là ?

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mardi 17 février 2009

Le mot "inutile" a été inventé pour ce billet

Lundi soir, 19h52, je ne sais pas vous, mais moi, je n'ai pas très envie d'écrire un billet alors que j'ai oublié de le faire ce week-end (je ne sais pas si j'ai réellement oublié ou si je n'étais tout simplement pas en état, ma mémoire courte reste fort nébuleuse à ce sujet).
Pour contrecarrer l'absence de billet de lecture, j'ai décidé de vous parler de livres. J'admets, le concept est totalement fou et novateur, surtout sur un blog à dominante littéraire, mais que voulez-vous, j'ai toujours eu une nette tendance à sortir des sentiers battus.

Il y a quelques temps, j'ai mis ma dignité au placard en vous présentant l'état actuel de ma PAL. Je peux aujourd'hui vous avouer que, dès la mise en ligne du billet, j'ai été plongée dans une désespoir sans fond : comment avais-je pu exhiber face au monde entier la maltraitance évidente que subissent chaque jour mes livres adorés ?

C'est pourquoi, aujourd'hui, je tenais à me racheter une conduite, en vous montrant ma bibliothèque, la vraie, la belle, celle qui n'est pas chez moi :

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Oui, il y a des fleurs sur la tapisserie, mais croyez-moi sur parole, c'était comme ça avant qu'on ne me refile cette chambre.
Vous ne pouvez pas distinguer les titres, mais peu importe - vous avez désormais l'assurance que je prends soin de mes livres (j'espère que personne ne remarquera que le livre rouge, sur l'étagère du haut, est un roman de Mireille Calmel, ou ma réputation est totalement ruinée).
Au-dessus de la bibliothèque, vous apercevez un bout de ma PAL, mais c'est un bout que je n'aime pas (imaginez, il y a un Elisabeth Goudge dedans...) (je trouve que je taquine trop Jane Austen, il faut savoir varier, de temps en temps !), alors je garde cette mini-PAL loin de moi.
Admirez aussi la qualité de la photo, qui a quand même été prise par mon nouveau téléphone. Je ne comprends pas pourquoi les téléphones sont obligés de faire des photographies aujourd'hui, ça m'exaspère, mais c'était le modèle le moins cher, alors j'ai souri gentiment au vendeur et j'ai tendu les bras vers mon nouvel objet inutile.

C'est bien beau, tout ça, me direz-vous, mais ça n'enlève pas la honte du sac rouge.
Je sais, je sais.
Mais de ce côté-là, il y a du nouveau. Oh, certes, j'ai toujours le sac et il est toujours rempli, mais j'ai pris les choses en main en m'offrant un meuble absolument adorable :

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Oui, il est trop petit pour contenir un nombre décent de livres, mais enfin, il fallait qu'il rentre sur mon bureau, et ce dernier ne fait pas six kilomètres de long, hein.
N'est-ce pas adorable ?
On n'y trouve que des livres de ma PAL - exceptés mes Henry Bauchau, déjà tous lus évidemment.
Puis une rébellion a commencé à se faire sentir au niveau des DVD (si vous saviez comment ils sont rangés chez moi, vous pleureriez), alors j'ai accepté de ranger mes séries télévisées sur cette adorable étagère.
Le petit box où il n'y a qu'un pauvre petit livre (mais quel livre !) est l'endroit où je stocke les livres en attente de billets. Du moins, les livres qui m'appartiennent - en réalité, il y a huit livres qui attendent que je parle d'eux, mais ce qu'il y a de bien avec ces petits objets, c'est qu'ils sont inanimés : même si on prend un retard fou, hé, ils ne peuvent pas râler. Extrêmement pratique.
Sinon, on aperçoit toujours Monet, ainsi que Klimt, Venise, un bout de corail venu directement de l'île Maurice, une petite boîte à bijou rose, pas de doute, la décoration a été pensée par une fille, mais une fille qui a du goût. Enfin, j'aime le penser, de temps en temps, le lundi soir...

Posté par erzebeth à 09:15 - inutile - Commentaires [25] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 18 novembre 2008

Devinez...

... qui est de retour ?

Ce matin, figurez-vous que j'étais tellement plongée dans mon roman (j'en parlerai - c'était superbe) que j'ai frôlé la crise cardiaque en entendant mon interphone sonner - c'était mon sauveur qui arrivait. Avec certes une heure et demi de retard, mais il ne faut pas être trop tatillon avec le monsieur qui vous installe une ligne téléphonique en moins de quatre minutes.
J'étais tellement contente que la postière acariâtre, à qui j'ai tendu mon joli colis, n'a même pas réussi à faire flancher mon sourire niais. Car oui, le sous-entendu de cette phrase est que mon paquet pour le sexy swap vogue désormais vers sa destinataire. A l'heure actuelle, je n'ai plus d'ongles.
Tout ceci représente bien trop d'émotion pour une petite Erzébeth comme moi, alors je m'offre un week-end webien (webesque ?) - comprenez : je n'écris rien jusqu'à, disons, jeudi ou vendredi, mais en attendant, je vous lis. Parce que ça, j'en meurs d'envie.

Posté par erzebeth à 20:11 - inutile - Commentaires [21] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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