N.u.l.l.e.

Nouvel Univers Lunatique et Lacunaire d'Erzébeth

mercredi 12 août 2009

« Voilà ton ami »

Mauriced'Edward Morgan Forsterécrit en 1913-1914 et publié pour la première fois en anglais en 1971traduction de Nelly Shklar (1987) Ceux qui font attention à ce que j'ai écrit juste au-dessus et qui ne comprennent pas pourquoi le roman a été publié aussi tard seront heureux que je leur explique tout (les autres connaissent déjà l'explication; mais enfin, il fallait bien que je trouve une introduction à ce billet !) : Forster (1879-1970) ne voulait pas que ce roman soit publié de son vivant. Tout simplement.Et s'il ne le voulait... [Lire la suite]
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dimanche 9 août 2009

La mariée ira mal

Des roses rouge vifd'Adriana Lisboa (2001)Ed. Métailié, 2009; traduction de Béatrice de Chavagnac Cela démarrait comme si l'auteur voulait clairement me séduire, en choisissant pour épigraphe une citation de Marguerite Duras : « Si c'est inutile de pleurer, je crois qu'il faut quand même pleurer. Parce que le désespoir c'est tangible. Ça reste. Le souvenir du désespoir, ça reste. Quelquefois ça tue. »En fait, cela voulait juste dire que l'auteur avait lu au moins un beau texte dans sa vie (Écrire, de Marguerite Duras); mais rien ne... [Lire la suite]
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jeudi 6 août 2009

Il n'y a pas de miracle

Le Cinquième évangilede Michel Faber (2008)Éditions de l'Olivier, 2009; 204 pages; traduction d'Adèle Carasso Aujourd'hui, je vais tenter de vous prouver que je sais parfois être concise. Ou du moins, plus que d'habitude. « Grippen est un débutant [...]. Peut-être que Dan Brown écrira un roman de fiction tiré de ce livre-là et qu'il explosera les ventes. » Ce que vous trouverez en ouvrant ce roman-ci ne sera rien de très sérieux. Une comédie, non, mais une critique ironique et assez lucide des dérives ésotériques du monde... [Lire la suite]
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jeudi 23 juillet 2009

Oublier la peur

Appelez-moi par mon prénomde Nina Bouraoui Stock, 2008 « Il neigeait et j'avais cette idée qu'il neigeait à l'intérieur de moi, fuyant sans cesse son regard, gagnée par ce que je n'avais jamais su contenir : les Sentiments. » Nina Bouraoui fait partie de mes auteurs contemporains préférés, et je crois que c'est justement ce détail qui me bloque pour écrire mon billet aujourd'hui. Ses romans sont très importants pour moi, et Appelez-moi par mon prénom m'a légèrement désarçonnée.Il y est question d'une romancière, partie... [Lire la suite]
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lundi 20 juillet 2009

Un tambour différent

Notre petite vie cernée de rêvesde Barbara Wersba (1968)traduction de Jean Esch, éditions Thierry Magnier, 2008 « Non, mon problème, c'est mon âme. Ça peut vous paraître bizarre, mais j'ai parfois l'impression que mon âme est un animal en cage qui se jette sauvagement contre les barreaux pour tenter de se libérer. » Qu'on me pende par les pieds si Colin Higgins ne s'est pas inspiré de ce roman pour écrire (/réaliser) son Harold et Maude ! Dans les deux histoires, on trouve un adolescent marginal, dans le sens où ses préoccupations... [Lire la suite]
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mardi 14 juillet 2009

Je lis La Princesse de Clèves

En ce jour férié, chômé et payé, j'ai une pensée émue pour notre pauvre chef d'État qui, lui, est obligé d'aller s'afficher sur les Champs-Elysées dans une tenue bien trop chaude pour la saison.Il n'a pas la vie facile. Bien fait. Pour lui, alors, ce billet : La Princesse de Clèvesde Madame de La Fayette (1678) "Si vous jugez sur les apparences en ce lieu-ci, répondit madame de Chartres, vous serez souvent trompée; ce qui paraît n'est presque jamais la vérité." J'ai eu la chance de découvrir ce texte pendant... [Lire la suite]
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samedi 11 juillet 2009

Le coeur trop lourd, trop tendre

Je vois des larmes de bonheur scintiller dans les yeux de mes précieux lecteurs, je les comprends et je tiens à les rassurer : oui, cela sent le retour.Je pourrais en faire des tonnes sur mon absence, basculer dans des jérémiades interminables, j'avais même pensé, très tôt dans l'année, en faire une saga personnelle sur le blog mais, croyez-le ou pas, il me reste un semblant de pudeur. De dignité, non, (si vous saviez...), mais de la pudeur, un zeste.Alors j'affiche un drôle de sourire, j'essaie de me rassoir confortablement (c'est... [Lire la suite]
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samedi 27 juin 2009

« De quoi qu'il s'agisse, je suis contre. »

Aujourd'hui, c'est affreux, on m'a obligée à prendre part à un grand pique-nique.J'ai été la seule à voter contre.(c'est très agréable de me fréquenter, comme vous pouvez le constater) La majorité a gagné, comme on pouvait s'en douter. C'est ainsi que le club Lire et délire se réunit en cette douce fin de juin pour discuter (un petit peu) de lectures, dont le thème est : livre dans lequel on retrouve une personne ayant réellement existé. Cela peut se détailler en romans purs, en romans historiques, en biographies et en... [Lire la suite]
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vendredi 26 juin 2009

Signifying nothing

Le bruit et la fureurde William Faulkner (1929)traduction de Maurice Edgar Coindreau  « le reste du temps, des voix seulement, qui rient là où nous ne voyons rien de risible, des larmes sans raison de pleurer. » Ceux qui ont déjà tenté d'écrire un billet sur un roman de Faulkner savent à quel point l'exercice est périlleux.Si je tentais de dresser une présentation cohérente du Bruit et la fureur, j'en dénaturerai son côté exceptionnel (une bonne excuse pour rester obscure, une !). Le lecteur n'a pas besoin d'en savoir... [Lire la suite]
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jeudi 25 juin 2009

Guérir parfois - soulager souvent - écouter toujours

Nous devons ce merveilleux titre à Louis Pasteur, idéaliste. La chambre d'Albert Camusde William Réjault (2006)J'ai lu, 2008 Je ne sais pas vous, mais j'ai toujours su qu'il y avait des métiers que je serais incapable d'exercer. Ceux qui rejoignent le milieu médical, par exemple, me laissent pantoise d'étonnement et d'admiration. De crainte, aussi, sans doute.Je ne comprends pas comment on peut côtoyer la maladie, la dégradation humaine, la mort, et continuer à vivre à côté. Ça me dépasse. Moi, je ne peux déjà pas me rendre... [Lire la suite]
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