N.u.l.l.e.

Nouvel Univers Lunatique et Lacunaire d'Erzébeth

mardi 1 avril 2008

Kafkaïen

Epépéde Ferenc Karinthy (1970)traduction du hongrois par Judith et Pierre Karinthy(Denoël, 2005) * * * "C'était supposé illustrer l'angoisse de l'homme moderne, la déshumanisation des cités, et lors du débat qui suivait il y avait toujours quelqu'un pour prononcer gravement l'adjectif kafkaïen." C'est dire si mon titre de billet est original; cette phrase est issue de la préface (d'Emmanuel Carrère).Alors, même si c'est enfoncer une porte ouverte que de définir ce roman comme kafkaïen, ça a aussi le mérite de poser... [Lire la suite]
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dimanche 30 mars 2008

Qu'est-ce que tu lis ?

Le problème est que j'étais bien embêtée. Je ne sais pas écrire sur un livre s'il n'est pas à côté de moi (et je suis partie en week-end sans l'un de ceux qui attendent mon petit avis).Et je ne sais pas quoi raconter.Mais comme il fallait un billet aujourd'hui (je teste le rythme d'un tous les deux jours, c'est qui me va le mieux) et que je n'en avais aucun en réserve, j'ai pensé à réunir quelques citations sur la lecture (tirées de livres que j'ai lus, sinon ce serait bien trop facile).C'est vite préparé, ce n'est pas contraignant,... [Lire la suite]
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vendredi 28 mars 2008

Let's play !

Cette semaine, j'ai rencontré Anne Perry. Mais comme j'imagine que ça n'intéresse strictement personne, je préfère passer directement à autre chose... d'accord, j'avoue tout, la vraie raison est que la semaine a été légèrement maussade, et qu'en plus je m'en veux terriblement parce que je n'avais ni mon appareil photo, ni le moindre livre à faire autographier (mon précieux exemplaire n'étant pas avec moi à Toulouse). De fait, déçue et très fatiguée, je me réserve le récit de cette rencontre pour plus tard (si je le raconte vraiment);... [Lire la suite]
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mercredi 26 mars 2008

Amor dolorosa

Anna, soror...de Marguerite Yourcenar (1925) Courte nouvelle qui aurait dû devenir un roman étoffé, Anna, soror... est le récit amoureux d'un frère et d'une sœur; on tient là le nœud de la nouvelle et pourtant, ce qui est plus intéressant est ce qui se passe avant la conscience réelle de cet amour, et ce qui se passe après sa concrétisation... Italie, fin XVIe siècle; nous y faisons la connaissance de Don Alvaro, marquis et gouverneur du Fort Saint-Elme; son épouse, la douce Valentine, meurt au cours d'un voyage. Leurs enfants,... [Lire la suite]
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lundi 24 mars 2008

Le vent le portera

Le fils du ventd'Henning Mankell (2000)traduit du suédois par Agneta Ségol et Pascale Brick-Aïda (2004) 1875. Homme moyen, Hans Bengler quitterait bien la Suède, où rien le retient vraiment, pour accomplir de grandes choses. C'est ainsi qu'il embarque pour l'Afrique, où il espère découvrir un insecte inconnu - il pourra ainsi lui donner son nom, devenir quelqu'un. Pourtant, dans le désert de Kalahari où il frôlera la mort (ils sont fous, ces Suédois !), une toute autre rencontre l'attend... « Derrière la porte, il y avait... [Lire la suite]
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samedi 22 mars 2008

Oui, alors - bon

S'il y a bien un domaine où je suis légèrement instable et indécise, c'est dans ma capacité à choisir une bannière. Je déteste ça - tout comme je déteste trouver des titres pour les billets. Celui qui a inventé les bannières et les titres est un tortionnaire de l'imagination (car je n'en ai aucune; du moins pour ces choses-là).Trois choses :1. A peine installée, je me lasse déjà de cette nouvelle bannière; autant dire que, comme les précédentes, elle ne va pas faire long feu.2. La fleur, représentée par trois fois, n'est évidemment... [Lire la suite]
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vendredi 21 mars 2008

« … du bruit qui pense » (V. Hugo)

Je n'écoute jamais de musique, mais il y a des jours comme ça où on n'a pas envie d'écrire, et où on se dit, tiens, j'aimerais écouter un morceau de piano mélancolique. J'ai cherché attentivement pour tomber sur un morceau qui me convient bien. Il est de Philip Glass (musicien et compositeur américain, il a - entre mille choses - écrit la musique du superbe film The Hours). Ce qui suit est un extrait de Glassworks.
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jeudi 20 mars 2008

De l'inconvénient d'aimer

Vingt-quatre heures d'une femme sensibleConstance de Salm (1824)(Phébus, 2007) "Une femme vraiment délicate et sensible éprouve une foule de sensations qui sont inconnues à la plupart des hommes." Au début, il y a une légère appréhension, à cause du sujet (les femmes sont rarement modérées dans les romans d'amour) et à cause de la forme (je déteste l'épistolaire, alors que le mot en lui-même sonne délicieusement à mon oreille). Mais il serait très mal élevé de ne pas lire les livres qu'on nous offre, et puis cette... [Lire la suite]
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mardi 18 mars 2008

Fi des livres !

Aujourd'hui, on va parler films, parce que les Français qui n'ont pas de carte illimitée (non, je ne suis pas jalouse !)pouvaient fêter dans la joie et l'allégresse le Printemps du Cinéma, profitant du prix modique des places pour s'enfermer trois jours dans des salles obscures. En général, j'aime bien ça, je me débrouille pour voir plusieurs films, mais cette année un grand manque de motivation s'est emparé de moi (il faut dire aussi que les programmations ne m'attiraient pas vraiment), alors je me suis contentée de deux films,... [Lire la suite]
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lundi 17 mars 2008

Le charme japonais

Lumière pâle sur les collinesde Kazuo Ishiguro (1982)traduction de l’anglais par Sophie Mayoux (1984) Ce n'est pas toujours facile d'écrire un compte-rendu de lecture, ça l'est encore moins quand la lecture remonte un peu - croyez-moi... Je pourrais renoncer (je me le permets avec quelques titres), mais s'agissant d'un beau et troublant premier roman, j'avais envie de faire un petit effort. Tout commence en Angleterre, là où vit désormais Etsuko; sa première fille s'est suicidée. Niki, la cadette, vient rendre visite quelques... [Lire la suite]
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