N.u.l.l.e.

Nouvel Univers Lunatique et Lacunaire d'Erzébeth

mercredi 14 juillet 2010

"Sensuelle et débridée, audacieuse et provocante"

Aujourd'hui, Chiffonnette et  Fashion lancent la Seconde Édition des Harlequinades, événement mondialement connu, reconnu et attendu.
Le but du jeu est de voir si l'on peut survivre à la lecture d'un Harlequin - ou pas. Je vous avouerai que ma contribution de l'année dernière m'a laissé des séquelles irrévocables (je ne peux plus lire de roman où le héros masculin a le regard ténébreux et les lèvres frémissantes - je peux faire juste une exception pour les yeux mordorés, mais uniquement si leur possesseur scintille au soleil) (je vous avais bien dit que ça laissait des séquelles !).
Ma mère étant soucieuse de ma santé mentale (non, je plaisante), elle a tenu à me dispenser des Harlequinades, saison 2. Vous ne me croyez pas ?
Voyez donc sa lettre délicatement manuscrite :

Harlequinades

(cliquez dessus, les amis)

(Chiffonnette, je suis désolée, ma mère a honteusement oublié de te citer dans l'en-tête, mais tu sais, à son âge...) (en vérité, deux f, deux n, deux t dans le même mot, c'était trop pour elle)

J'espère que ce mot, 100% véridique, fera taire les viles âmes qui tentent (ici ou ailleurs) de me persuader de participer (oui, Louise, je parle de toi). Ma mère a dit que je ne pouvais pas, sa parole est d'évangile, n'essayez pas de la remettre en question.
Ne doutez pas du chagrin qui m'envahit à l'heure actuelle, c'est avec de grands regrets que je ne vais pas participer cette année à cette merveilleuse fête virtuelle, où l'amour envahit les écrans et la vie de nos chères lectrices.
(j'espère être crédible)

Quoi qu'il en soit, je souhaite de fabuleuses Harlequinades aux guerrières qui se lancent dans l'aventure, que les muscles saillants et la peau luisante de sueur des héros vous ouvrent les portes d'un monde meilleur, où l'éden est à portée de main.

(Amen)

Les logos officiels sont made in Ofelia, dieu que je suis heureuse d'avoir eu le génie de la demander en mariage avant vous tous, ou vous me l'auriez arrachée avec la brutalité et la folie que je vous connais - ne niez pas.

(oh mon dieu, sur le site officiel des éditions Harlequin, on peut lire des romans en intégralité, dont un qui rapporte la rencontre incongrue et fascinante d'une jeune citadine et d'un fermier qui lui sauve la vie, cela me rappelle l'émission de mon été, c'est beau, je frémis d'impatience et de curiosité sur mon fauteuil en simili-cuir, mais comment résister à une telle tentation ?)

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dimanche 11 juillet 2010

Si vous voulez savoir

Mes chers amis-lecteurs,

Vous pouvez me remercier, vous avez échappé au pire; je pensais vous gratifier d'un petit billet personnel ce soir or, en l'écrivant, je me suis rendu compte que c'était outrageusement personnel, et que vous n'en méritiez pas tant.
Ainsi, faisant preuve d'une auto-censure mise à rude épreuve, je vous épargne mes phrases langoureuses et mes éternelles lamentations. Mais parce que vous aimeriez quand même savoir de quoi il retourne, je vous offre généreusement un résumé de la situation :
Je ne lis plus - C'est scandaleux, c'est le premier été de ma vie où j'ai si peu de vacances, à qui s'adresse-t-on pour se plaindre ? - Il m'est devenu impossible d'écrire - Et je n'ai toujours pas mangé de glace à l'italienne alors qu'on est quand même le 11 juillet - Je suis fatiguée de me forcer à alimenter ce blog - Rouge ou turquoise, le vernis pour les pieds ? - Il faut que je devienne studieuse et me lance dans un apprentissage de longue haleine pendant mon temps libre - Je crois que je vais me couper les cheveux - J'attends toujours que Haut&Fort se bouge pour mon déménagement bloguesque (à force, je ne sais plus quoi faire) - Je cherche éperdument un prénom pour le petit chaton que je n'adopterai finalement pas - J'en ai ma claque d'à peu près tout - Mais le champagne, j'aime toujours ça - Aucun livre ne me tente plus, et je suis incapable de me concentrer sur la moindre chose, et ce depuis trois semaines - Toujours pas de nom, non plus, pour mon merveilleux nouveau smartphone - Je vais me rouler en boule pendant quelques temps et je verrai bien ce qui en ressort - Soyez sages en attendant, je vous surveille - Et je vous souhaite un très bel été, même si l'on se recroisera forcément entre temps, ici et ailleurs. C'est comme une promesse que je vous fais. En attendant : profitez !

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jeudi 8 juillet 2010

« Vous êtes la nouille croustillante dans la salade de la vie »

La passerelle
de Lorrie Moore (A Gate at the stairs, 2009)
Éditions de l'Olivier, 2010, 361 pages
traduction de Laëtitia Devaux

« La vie était insupportable, et pourtant tout le monde la supportait. »

Une fois qu'on l'a rencontrée, on peut difficilement oublier Esther Greenwood; figurez-vous que je lui ai trouvé un genre de grande sœur, un double littéraire qui aurait vécu à notre époque.
Tassie quitte la ville de son enfance, un endroit où il ne se passe rien, pour faire ses études dans un lieu un peu plus civilisé où elle va, pour sa vingtième année, être confrontée à certaines réalités de la vie (quelle expression merdique), parfois bénéfiques, parfois nauséeuses.
Tassie vit en colocation avec une fille aussi délicieusement perdue qu'elle. Elle suit des cours aux thématiques très variées (grosso modo, elle étudie le vin, le cinéma et l'ambiance feng-shui), elle gratte sa guitare, elle s'ennuie. Puis elle tombe amoureuse et rencontre un couple qui cherche à adopter un enfant; alors, Tassie, deviendra la baby-sitter de Mary-Emma, une adorable petite fille métisse, un peu délaissée par ses parents adoptifs (la femme, Sarah, dirige un restaurant renommé, et l'homme semble occupé ailleurs, tout le long du roman).
On pourrait croire qu'il ne se passe rien d'extraordinaire dans ce roman; il s'agit juste d'une jeune fille qui prend le taxi pour la première fois de sa vie, qui va être confrontée au petit racisme des citadins, et qui va regretter d'avoir appris des mots d'amour en portugais. Et pourtant, il se passe tout. Il se passe la découverte de la vie et de ses horreurs. Il se passe une année dans la vie d'une jeune fille qui ne vit rien de banal et qui réagit comme elle peut. Tout cela, néanmoins, ne s'écrit pas sans humour ni ironie. L'une des grandes forces de La passerelle, c'est cet étrange recul sur les événements (la narratrice (Tassie elle-même) raconte son histoire a posteriori), ces touches de candide ironie qui permet, malgré tout, de supporter bien des choses.

 

« Il y eut un long silence pendant lequel elle se contenta de caresser le bras endormi de la jolie Marie-Emma. Pour finir, elle dit à voix haute, et à personne en particulier :
- Je me demande sil y a dans l'annuaire des gens qui s'appellent Hitler. »

Tassie côtoie des êtres totalement marginaux, même si on pourrait les croire normaux au premier regard. Sarah, la gérante du restaurant, est d'une étrangeté indéniable; ses propos (la citation précédente parle d'elle), sa conduite, ses réflexes montrent bien à quel point cette femme n'entre pas dans le moule conventionnel de la famille américaine (elle passe au four les livres qu'elle emprunte à la bibliothèque, pour tuer les germes), et le lecteur comprendra pourquoi au fur et à mesure - même si l'explication glace le sang. Il y a des revirements étonnants dans ce roman, des histoires qu'on aurait préféré ignorer, tout comme Tassie d'ailleurs. Mais sur ces histoires-là que la jeune fille va justement se construire, alors il est important que l'on sache, nous aussi.

« As-tu remarqué que les gens qui commencent par : "Je ne suis pas raciste", tu sais d'emblée qu'ils le sont ? »

Ne comptez pas sur moi pour vous offrir une présentation digne de ce roman; il y a dans la plume de Lorrie Moore une gravité et une finesse qui rendent cette histoire terriblement attachante. Le portrait de Tassie est si délicat, si juste, si travaillé, qu'on a l'impression de réellement connaître la jeune fille (en fait, c'est une frustration personnelle : j'aimerais la connaître). Tassie lit Sylvia Plath, écrit des chansons profondes ("Soir d'été, viande crue") avec sa coloc, et passera l'été dans un costume de faucon, à courir dans un champ pour faire fuir les rongeurs avant le passage de la batteuse. A la fois terriblement banal et totalement incongru.
A l'inverse de son acolyte Ester Greenwood, on n'est pas inquiet pour Tassie quand se termine le roman; on sait qu'elle trouvera la force de continuer, et que le bonheur ne l'épargnera pas. La passerelle qu'elle a traversée, pour ses vingt ans, lui a en quelque sorte ouvert suffisamment de portes pour qu'elle soit désormais parée aux autres obstacles qu'elle rencontrera fatalement.

Je ne sais comment vous dire à quel point cette lecture fut un bonheur; j'ai adoré rencontrer ces personnages, cette douce folie et ces tristes vies, je me suis attachée à Tassie comme si elle existait réellement, j'ai encadré un nombre incalculable de passages, j'ai été émue et j'ai souri. Voilà l'essentiel : oubliez mes ratures mais retenez le titre du roman.

« Le vent rabattait mes cheveux et les transformait en un enchevêtrement de paille rêche. Surtout, ne jamais se décourager. Jamais. Même si on était une gorgone. Je pris cette résolution. »

Trois lectrices vous présenteront le roman mieux que moi : Cathulu, Le livraire et Amanda (pour te répondre : je ne me suis pas reconnue en Tassie, personnellement, mais je trouve ton regard très flatteur pour moi, alors, merci !).

Et un grand merci à Cuné, évidemment !

Pour terminer en beauté, un dialogue entre Tassie et son frère :

« - J'ai déconné à une interro et j'ai été convoqué chez le principal.
- C'est-à-dire ?
- J'ai écrit que Gandhi était un cerf.
- Un cerf ?
- J'ai confondu Gandhi et Bambi.
- Quoi ?
Il était très intelligent, donc il faisait tout très vite, sans la moindre patience. Et il avait tendance à laisser échapper des choses. »

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lundi 28 juin 2010

« Pour réduire ce feu, il faudrait le déluge »

Déluge
d'Henry Bauchau
Actes Sud, mars 2010
170 pages

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51ksBHRIuWL._SL500_AA300_.jpg

Il y a quelque chose d'émouvant à tenir entre ses mains ce qui sera sans doute le dernier roman publié du vivant d'un auteur. Henry Bauchau, 97 ans, ne change pas; il continue de graviter autour des thèmes qui lui sont chers, et qui ont alimenté son oeuvre et sa vie.
Ne me demandez pas une présentation formelle de Déluge; ma lecture un peu brouillonne remonte il y a plusieurs semaines.
J'ai lu ce Déluge comme chacun des autres livres qui me passent sous les yeux - un crayon à la main. Incapable de lire autrement. Avant de commencer à écrire ces quelques lignes, j'ai relu les passages que j'ai encadrés, ceux que j'ai commentés; et mes commentaires, heureusement rares, ne sont pas forcément élogieux.

« Je fais ce que je peux là où il me semble pouvoir sauver quelque chose. »

Il vous suffit de savoir qu'il est question ici d'art et de maladie. De folie et d'espérance. Il y a cette femme, Florence, submergée par une grave maladie qui l'a fait quitter Paris pour se reposer (mourir ?) en provence. Elle y rencontrera Florian, un peintre un peu fou pris par le désir de brûler ses dessins, ses toiles. Si Orion était là, il qualifierait Florian de bazardifié - mais, qu'on ne s'inquiète pas, Orion est bien présent dans ce roman-ci, son fantôme rôde avec une insistance un peu trop appuyée. Florian, ce serait un Orion adulte. Un homme foutu, suivi par une thérapeute mystérieuse (elle est elle-même à Paris) qui rappelle, là encore, quelques autres personnages de la vie et de l'oeuvre d'Henry Bauchau (je n'entre pas dans les détails, par fatigue et par paresse).
Qu'ajouter ? D'autres figures (masculines, féminines), gravitent autour de Florian et Florence, il y a les hommes du port et les amies féminines, il y a, en quelque sorte, des repères de la vie normale à quoi se raccrocher quand l'oeuvre prend trop de place. Car l'idée, l'inspiration, la voici : Florian veut peintre une immense toile, une fresque qui illustrerait le Déluge, et qui serait peut-être détruite par le feu ensuite. Seulement, c'est un travail qui ne peut être accompli seul; d'où la (forte) présence de Florence, d'où les autres figures qui gravitent autour d'eux.
On sent, irrémédiablement, que les deux protagonistes s'enfoncent dans une destruction respective avec ce travail; il s'agit clairement de peindre pour vivre - initialement, Florence est une "lettrée", ce qui la tourne plus aisément vers l'écriture mais, incapable d'exprimer ce qu'elle aimerait partager, Florian l'aide à se tourner vers la peinture. Peindre, c'est dire - et c'est entendre.

Ce que je vous raconte est d'une platitude désolante; la faute à ma mauvaise mémoire, et à ma mauvaise volonté aussi sans doute. Je n'ai pas été la seule à être déçue par ce Déluge qui semble ressasser des thèmes fortement bauchaliens sans y ajouter une quelconque profondeur - je ne dis pas pour autant que c'est un livre inutile, un livre raté. Mais ce qui y est dit, a déjà été mieux dit ailleurs, par Henry Bauchau lui-même. Il suffit de lire L'enfant bleu pour en être convaincu; Florian ne peut prétendre à la même force et à la même profondeur qu'Orion.
Là où le bât blesse, sans doute, c'est qu'on sent que Déluge est une oeuvre de fiction, une oeuvre fantasmée. Là où d'autres romans puisaient dans l'autobiographique, ou dans le sensible (Henry Bauchau n'a jamais choisi les thèmes de ses romans à la légère, même quand il a récrit Oedipe et Antigone, c'était un besoin assourdissant pour lui, c'était une rencontre qui devait se faire et qu'il ne pouvait ignorer. Et s'il a choisi ces personnages mythiques-là, ce n'est pas par hasard. L'aveuglement du premier et la Lumière de la seconde, Henry Bauchau les connaissait au quotidien), Déluge veut regrouper trop de thèmes disparates en un nombre trop limité de pages. On n'a pas le temps de connaître les personnages. On n'a pas le temps de s'attacher, ni de comprendre. Et le propos de l'auteur est parfois discutable. Je raconterai, et tant pis si je dévoile un passage important en l'écrivant, je m'en fiche, que Florence guérit, comme par miracle, de sa grave maladie. L'oeuvre la sauve. L'amour, aussi.
Mais cette guérison si brusque, si soudaine, semble boîteuse; quelque chose coince. Peut-être qu'Henry Bauchau voulait se rassurer, ou peut-être voulait-il rassurer son lecteur. Mais à cette guérison, si invraisemblable, je préfère la déchirure et l'espérance. Je ne dis pas que la guérison est impossible - elle est essentielle, elle est réelle, elle ne peut que faire partie des buts de l'homme. Mais cette grave maladie qui s'évapore aussi vite, oh, non. Je n'y crois pas. Elle n'a pas de sens; cette guérison est trop profonde pour être vraie. Trop profonde.

Bien sûr, il y a de belles choses dans ce roman; il y a cet incroyable aveu amoureux de l'auteur envers la création artistique - en tant que réalisation de soi, en tant que catharsis. Il y a aussi, clairement, les regrets d'un vieil homme qui a dû abandonner la peinture au "profit" d'un travail sagement rémunéré; on sent qu'Henry Bauchau n'a jamais pu s'accomplir totalement, et qu'il projette beaucoup de lui dans cette fresque qu'il n'aura pu peindre que dans la fiction, un stylo à la main.

Déluge est une oeuvre étrange, où les personnages entretiennent des relations étonnantes (parfois ambigües), où le propos est parfois hasardeux. Mais cela reste Henry Bauchau, que les choses soient claires. J'ai lu ce roman en sentant une infinie douceur, à l'abri du reste du monde; il me restera précieux (le roman, pas le monde...) parce que son auteur est un compagnon fidèle, une lueur d'espérance quand le quotidien vacille un peu.
C'est un ami.
Et comment un ami pourrait-il me décevoir ?

« Le ciel qui se couvre annonce le début du déluge, et on voit que Florian pense malgré lui: Les hommes ne changeront pas. Ils seront toujours les mêmes, surchargés de désirs impossibles, et prêts à se précipiter, la tête haute, dans le malheur, les guerres et les famines. Ce que nous voyons sous le pinceau de Florian est triste, désespéré peut-être, mais admirable de force et de couleurs. Je pense : Oui, l'homme est quelque chose de terrible. »

Aujourd'hui, Chiffonnette vous parle du même livre.
Bellesahi et Hécate en ont déjà parlé, avec des mots bien plus justes (et positifs) que les miens. Ecoutez-les !

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dimanche 27 juin 2010

Un pique-nique à la Prairie des Filtres

Il y un an, jour pour jour, je rencontrais Ofelia lors d'un pique-nique sur les berges de la Garonne.
Il faisait chaud, terriblement chaud, ce 27 juin-là.
Entre une blague sur la fin du monde, une méchanceté sur les héroïnes austeniennes et un carrot cake délicieux, on s'est séduites l'une l'autre (c'est beau, n'est-ce pas).
Depuis, elle a été pour moi un soutien inestimable. Une amie qui m'émeut et qui me fait hurler de rire.
Pour fêter ce premier anniversaire, voici un montage qui regroupe quelques petits points communs entre elle et moi :

Ofy1

You're the best, ma petite fraise des bois.

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vendredi 25 juin 2010

Une lettre oubliée

On devrait tous avoir une Ofelia dans sa vie; elle vient encore d'illuminer la mienne d'une façon remarquable.
Il se trouve que, perfide jusqu'à la moelle (vous me dites si je me contredis d'une phrase à l'autre, hein), ma Fiancée m'a proposé de reprendre
un tag musical. C'est bas, c'est moche, c'est vile. Tout le monde sait depuis longtemps que j'ai une définition toute personnelle de la musique, et que si je me fais cambrioler un jour, on me volera peut-être tout, mais pas mes disques. Personne n'en voudrait.

Mais je suis courageuse, et j'ai relevé le défi lancé par Ofelia. En l'occurrence, il s'agit de mettre son lecteur mp3 en mode aléatoire, et de répondre aux questions suivantes en citant le titre qui scintille dans nos oreilles. C'est beau.

Et là où je ne remercierai jamais assez Ofelia, c'est que grâce à elle, j'ai compris une fonctionnalité supplémentaire de mon lecteur : la lecture aléatoire. J'étais persuadée que mon modèle bas de gamme ne le permettait pas (en revanche, il liste touuuutes les chansons par ordre alphabétique, ce qui donne quand même un côté varié, mais bon, je trouvais ça restrictif, quand même. Un peu) - or, après avoir cherché quasiment une heure sur internet (véridique), j'ai appris qu'en appuyant sur telle touche pendant au moins 4 secondes, et qu'en allant ensuite dans le sous-menu du menu principal, on arrivait à la cachette secrète du mode aléatoire.
Ah ben ouais, fastoche.
Après tout, ça ne fait que sept mois que j'ai cet appareil.

...

Ofelia, donc, merci pour cette découverte lumineuse. Je te dois tout.

Maintenant, mes réponses :

* Si quelqu'un vous dis "est-ce que c'est bien", vous dites ?
A sorta fairytale, Tori Amos
"And I'm so sad
Like a good book"

* Comment vous décririez-vous ?
Out from under, Britney Spears
(ah ben super. Merci bien, Britney)

* Qu'est-ce que vous aimez chez un garçon ?
Le Quartier, Tiersen
(très important, effectivement, cela prouve à quel point je suis vénale et intéressée)

* Comment vous sentez-vous maintenant ?
In bloom, Nirvana
(s'il le dit)

* Quel est votre but dans la vie ?
Hero, Regina Spektor
(mais une héroïne des beaux quartiers, du coup)

* Que pensent vos amis de vous ?
Glascow mega snake, Mogwai
(pardon ?)

peter_doherty

Peter Doherty, un peu tristoune de ne pas avoir été pêché dans ce flot musical,
mais que veux-tu, c'est le jeu, mon pauvre Peter !

* Que pensent vos parents de vous ?
Fusion, Eilera
(ben tiens)

* A quoi pensez-vous souvent ?
Ton héritage, Benjamin Biolay
"... Si tu pries quand la nuit tombe
Mon enfant, mon enfant
Si tu ne fleuris pas les tombes
Mais chéris les absents..."

* Qu'est-ce que 1+1 ?
Un morceau des Nocturnes de Chopin, mais ne me demandez pas lequel, je ne comprends rien à leur dénomination

* Que pensez-vous de votre meilleur(e) ami(e) ?
If it's not with you, Phoenix
(...)

* Quelle est l'histoire de votre vie ?
Totem, Zazie
- "Mes mains
Qui saignent
Dressées comme un totem"

* Que pensez-vous quand vous voyez la personne que vous aimez ?
15 minutes, The Strokes
- "It was all just a dream, Oh no
Yet I wish it was real"

* Que jouera-t-on à vos funérailles ?
Yellow sun, The Raconteurs
(ou pas)

* Quel est votre hobby ?
We're no here, Mogwai
(euh, me cacher ?) (pas faux)

* Quelle est votre plus grande peur ?
Qu'est-ce que ça peut faire ?, Benjamin Biolay
(ah, ah, bien répondu, Benjamin !)

* Quel est votre plus grand secret ?
Sous les avalanches, Vincent Delerm
(voilà, vous êtes prévenus : je ne suis pas étanche. Genre c'est un scoop)

* Que pensez-vous de vos amis ?
Why should I be sad ?, Britney Spears
(mais oui, pourquoi ?)

* Quelle est la chanson de votre vie ?
The hook up, Britney Spears, mais ça ne me convient absolument pas, alors après avoir triché un nombre incalculable de fois, je suis tombée sur :
Sea song, Lisa Hannigan
et vraiment, je préfère ça.

* Qu'est-ce qui vous décrit ?
Me against the music, Madonna & Britney
(oui, c'est clair que pour me mettre trois morceaux de Britney à la suite, la musique et moi ne sommes pas amies du tout).

* Quel titre allez-vous donner à ce billet ?
Une lettre oubliée, Juliette & Guillaume Depardieu
- "Il n'y a rien d'éternel
Rien qui ne résiste au temps
(et la mémoire est cruelle)"

Comme je ne sais pas trop qui a déjà répondu, qui a envie de le faire ou qui est en train de prier dans son coin pour passer inaperçu, je propose de ne refiler le bébé à personne. Servez-vous, donc, ou pas.
Et pour les gens qui sont en train de se demander si à l'origine, on parlait pas de lecture par ici, je les rassure : il paraît que je serai de retour la semaine prochaine (ça fait quatre mois que je dis ça, c'est rigolo).

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vendredi 18 juin 2010

"I don't like cities, but I like New York...

(...Other places make me feel like a dork")

Pardon à ceux qui pourraient reconnaître ma grande culture musicale - les autres, honnêtement, épargnez-vous de chercher, ou vous allez encore plus me mésestimer.
(c'est Madonna, voilà, c'est dit)

...

Il y a quelques temps de cela, Amanda et Manu ont lancé un swap de toute beauté, qui nous invitait à découvrir New York. Voyager de chez soi, sans avoir à subir les interminables heures de vol (je crois que j'ai peur de l'avion) ni le décalage horaire (car je tiens à mon sommeil réparateur, moi), je trouvais ça merveilleux - je ne pouvais que m'inscrire, même si ça impliquait de rompre mon abstinence de swap. Je ne suis plus à une contradiction près, diront mes détracteurs (et ils auront raison, hélas).

C'est ainsi qu'un soir, j'ai réceptionné un énorme colis. Je ne comprenais pas bien pourquoi j'étais aussi chanceuse alors que ce n'était pas mon anniversaire, et que je n'attendais strictement rien. Suspens haletant, car j'étais à dix mille lieues d'imaginer que je recevais déjà mon colis NY - pensez donc, les dates officielles d'envoi n'étaient absolument pas au programme à ce moment-là.
J'étais toute intriguée.
Du coup j'ai ouvert l'énorme colis avec un air innocent comme on m'en voit rarement (dommage que personne n'ait immortalisé l'instant).
Je connaissais la personne qui m'envoyait le colis mais même en voyant tous les paquets cadeaux, je restai dans le flou le plus complet. Il a fallu que je triche, en commençant à lire la lettre (que je ne devais absolument pas lire avant d'avoir tout déballé, ordre de l'expéditrice), pour comprendre ce qui se passait.

Cuné m'offrait un voyage à New York - je devrais dire cette incroyable coquine de Cuné, car on a échangé moult mails où l'on parlait (entre autres) de ce swap, et elle m'a roulée dans la farine comme rarement (je raconte parce que vous adorez mes digressions : elle râlait un peu parce que sa swappée avait peu rempli son questionnaire, blabla, ce qui me suffisait pour être certaine, à 100%, qu'il ne s'agissait pas de moi - il faut savoir que quand je participe à un swap, j'écris environ 20 lignes à chaque question posée (20 lignes qui pourraient être condensées en une simple formule : "je suis contente, fais comme tu veux". Mais à l'écrit, j'ai du mal à être sobre, brève. Comme vous pouvez encore le remarquer aujourd'hui. Hum)).

Le colis était beau comme un beau colis :

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et même que les paquets donnaient tous envie :

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du rose ! Hiiiiiiii !

Mais par QUOI commencer ? J'avoue avoir déballé tout ça dans le désordre le plus complet, mais pour vous, only for you, je vais regrouper les cadeaux par thématiques. C'est révolutionnaire, je sais.
Niveau gourmandises :

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Déjà, vous pouvez vous extasier sur la beauté du sol, c'est du parquet d'époque (et l'époque remonte aux années 30, en l'occurrence), ça, les amis, paraît que ça justifie un loyer un petit peu exagéré. Mais c'est beau. Du parquet. Bref.
Si j'essaie de détourner légèrement la conversation, c'est uniquement pour que vous ne remarquiez pas qu'en réalité, j'avais déjà goûté toutes les gourmandises avant de les photographier. J'ai même mangé un chamallow à chaque fois que j'ouvrais un paquet.
Les graines de soja enrobées de chocolat, c'est une tuerie pure et simple (et en plus, ça donne bonne conscience. Cuné pense à tout, Cuné est merveilleuse).
Les chocolats étaient incroyablement bons (oh, tiens, une phrase conjuguée à l'imparfait...). Le speculoos était très fin, l'abricot délicieux même rien qu'à l'odeur, et celui au thym, incroyablement étonnant et bon. Les Belges s'y connaissent en chocolat. Et Cuné aussi, au passage.

Mais dans la vie, on ne fait pas que manger, parfois on déballe aussi des cadeaux chouettes, chouettes, chouettes :

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Sur cette photo, vous découvrez, jaloux que vous êtes :
- un duo salière/poivrière qui sont merveilleux parce que je n'en avais guère (ben quoi ?) et parce que bon, NY sera toujours à portée de main
- un bloc-note trop classe.
- une lampe fantabuleuse. C'est indescriptible de bonheur, une lampe pareille. Vous allez me dire, "ben quoi, elle s'allume et elle éclaire, c'est ça ?"
Oui, mais non. Elle fait bien plus que ça. Elle éclaire un peu, beaucoup, passionnément. Et ne répond qu'à la douceur de ma main.
Je sais que vous ne comprenez rien, mais Cuné et moi, si. C'est un cadeau tellement génial qu'il m'a fait hurler de rire pendant un temps indécent. J'avais promis à ma merveilleuse swappeuse de faire une petite vidéo pour vous vanter les mérites illimités de ce bijou électrique, mais il se trouve qu'à l'heure actuelle (19h29), je ne sais pas utiliser mon nouveau téléphone, et ne sais donc pas faire de vidéo.
Il va donc falloir patienter. Pour me rattraper, il y aura un mini-bonus à la fin de ce billet.

Continuons le sourire aux lèvres et le coeur léger, par toutes les petites merveilles qui vont enrichir ma culture :

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mon dieu, rien qu'en regardant la photo, je ris à nouveau

Niveau films, vous pouvez apercevoir Nuits blanches à New York, vanté comme un film sexy, nous verrons s'il tient ses promesses (ouaip, Cuné, j'ai honte mais je ne l'ai finalement pas regardé l'autre soir comme prévu, la vie est cruelle, mais je me rattrape ce week-end et te tiens au courant, évidemment), et L'extravagant Mr Deeds parce que j'aime les vieux films, même s'ils ne sont pas officiellement sexy (à mes yeux, ils le sont).

Parlons littérature, à présent. Cuné, bien avancée avec mon questionnaire, a entièrement respecté mon envie de découvertes, et je suis comblée à ce niveau-là (à tous les niveaux, en fait). Elle aime d'amour Lawrence Block (ici avec le titre Huit millions de façons de mourir) et Michel Tremblay (Hôtel Bristol New York, NY), et comme je vais pouvoir les découvrir grâce à elle, c'est fantastique.
Ensuite, au milieu, vous ne pouvez que voir Tante Mame de Patrick Dennis et je risque de vous en reparler tout bientôt (je suis en plein dedans et ça fait du bien, clairement).
Puis, au fond, Lily. Le livre qui aurait pu me faire pleurer de rire, si seulement je savais faire ça (voilà, 25 ans et je n'ai jamais réussi à pleurer de rire. Grande, grande frustration). Cuné est tellement soucieuse de mon niveau d'anglais qu'elle tient à m'encourager vers la culture anglo-saxonne et ses multiples richesses. Parce que bon, c'est vrai, ne pas savoir parler anglais de nos jours, c'est limite ridicule ;-)

Je ne sais pas vous, mais moi, je sens comme un goût d'inachevé vers tout ça. Vous ne vous dites pas qu'il manque quelque chose, là ?
... Mais si ! La pauvre !
L'ayant adoptée dès son déballage, j'ai complètement oublié d'aller la rechercher pour les photos. De qui parlé-je ? Mais d'elle, bien sûr :

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De la jolie Betty Boop !
Regardez comme elle est mignonne, et comme elle illumine ma porte d'entrée. Betty Boop est ma nouvelle meilleure amie - et si vous vous demandez le rapport avec NY, ah mais Cuné a enquêté, et la petite demoiselle sexy y est née. Argument imparable.

La vue d'ensemble de ces merveilles donne ceci :

DSCN3454

Un colis fabuleux, drôle, délicieux, intelligent et souriant. Voilà, grâce à Cuné, j'ai un sourire jusque-là (et bien plus encore).
C'est mal d'être autant gâtée, mais je ne culpabilise même pas.

Avant de recevoir ce colis, ma vie ressemblait à ça :

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Une table de chevet triste comme un lundi non-férié, où l'on grignote des biscuits-de-la-bonne-santé quand on a un creux, où l'on prend du magnésium pour se requinquer et où l'on se pose des questions existentielles tout en lisant des livres sérieux.

Depuis, bouleversement absolu, ma vie est mirifique :

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J'écoute Britney en portant des bracelets colorés, La vie est belle et je peux l'écrire en rose grâce à mon stylo Hello Kitty, tout en buvant de la liqueur de violette au passage. Oh damned, pourvu que personne ne remarque à quel point cette table de chevet est abîmée !

Merci mille fois, Cuné, pour cette avalanche de cadeaux merveilleux ! Je ne sais plus si j'avais pensé à te remercier (...), mais tu m'as ravie au-delà de toutes mes espérances, et pouvoir entreprendre ce périple new-yorkais grâce à toi, c'est juste magiiique !
(soupir de satisfaction totale)

Merci, évidemment, aussi, aux deux merveilleuses organisatrices que sont Manu et Amanda, vous êtes les meilleures ! (avec Cuné, quand même)

Maintenant, il faudrait que je songe un petit peu à envoyer mon propre colis. Ce n'est pas tout d'être fantastiquement gâtée, il faut aussi penser aux autres (paraît-il).

Posté par erzebeth à 19:38 - égocentrisme - Commentaires [29] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 15 juin 2010

You should learn how to say no

Ce soir, alors je regardais des photos qui m'empêcheront de dormir (à part si je compense en regardant des images de chatons), je me suis posée une question, je veux dire, une vraie question :
Comment se fait-il que je ne sois jamais tombée amoureuse de Courtney Love ? Qu'est-ce qui s'est passé, ou plutôt : qu'est-ce qui ne s'est pas passé ?
La réponse est toute simple finalement, c'est une question de génération, on s'est ratées de peu, elle et moi, mais quand je vois ce genre de photos :

NAKED

j'ai comme un regret au coin de l'iris.
Il fut un temps où je pouvais allégrement squatter le canapé du frère sans risquer d'être mise dehors (cet homme se couche quand vous vous levez), et ce frère, donc, possédait un de ses albums, Live Through This. Il se trouve qu'un jour, je fus assez maligne pour lui emprunter, et le copier.
Quand, quelques années plus tard, j'ai pu m'offrir un lecteur mp3, j'ai mis le disque dessus.
Douze chansons que je n'écoute quasiment jamais. Parce que je suis rarement d'humeur, parce que je suis paresseuse.
Non, Hole, je garde ça quand je suis énervée et que j'ai envie de tuer tout le monde. Si, ce genre de chose m'arrive, je suis humaine après tout.
L'autre jour notamment, c'était un vendredi, C. me tapait tellement sur les nerfs que j'ai dit, ok, je te laisse seule dix minutes, je dois aller déverser ma colère ailleurs que sur ta pauvre personne (en réalité, j'ai tourné ça de manière diplomatique, ça ne te dérange pas que j'aille faire une pause ? puis-je te faire confiance ?).
Et je suis partie chercher un chocolat chaud (boisson number one du réconfort, du moins quand on n'a pas d'alcool sous la main), je me suis assise derrière les grilles de l'escalier de secours (un décor détonnant) pour écouter Hole.
Ca gueulait dans mes oreilles et ça faisait du bien. J'avais envie de courir tellement j'étais en colère.
Eh non, Courtney arrive, me crache un texte que je ne comprends pas, et la tension baisse légèrement.

C'est de la magie ou je ne m'y connais pas.

Et ceux qui veulent les paroles les trouveront par là.

A part ça, les amis, tout va bien.
Vraiment aucun souci à l'horizon. Je compte juste investir dans un vernis turquoise, et un sac à main coloré. La crise d'adolescence continue, lentement, simplement.

(peut-être que je vais
revenir à un moment donné, j'ai tellement à partager)

(je dois faire peur, mais en réalité, tout va vraiment bien. Et si je continue comme ça, je vais peut-être même retrouver l'inspiration pour écrire sur quelques bouquins).

Posté par erzebeth à 22:27 - mélodies - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 12 juin 2010

Je nage, mais les sons me suivent

Pour prouver que j'écoute parfois de bonnes choses.
Parce que cette chanson, dès la première écoute, a su attirer mon attention de jeune fille indolente.
Parce que la musique, parce que les paroles.
Parce que les voix.
Parce que cette immense vague noire, parce que les mots manquent. Encore, toujours - ce putain de manque.

Arcade fire - Black wave / Bad vibrations [in Neon Bible, 2007]

We can reach the sea
They won't follow me
Shadows they fear the sun
We'll make it if we run !

Run from the memory
Je nage, mais les sons me suivent

Left my name with the border guards
A name that I don't need
Ce sera un long voyage
Sur les vagues de l'oubli

Run from the memory
Je nage, mais les sons me suivent

- Stop now before it's too late
Been eating in the ghetto on a hundred dollar plate
Nothing lasts forever
That's the way it's gotta be
There's a great black wave in the middle of the sea

Stop now before it's too late
Been eating in the ghetto on a hundred dollar plate
Nothing lasts forever
That's the way it's gotta be
There's a great black wave in the middle of the sea
For me
For you
For me
It's always for you

Stop now before it's too late
Been eating in the ghetto on a hundred dollar plate
Nothing lasts forever
That's the way it's gotta be
There's a great black wave in the middle of the sea

Stop now before it's too late
Your lover was for hire
Have you noticed he's been late
Nothing lasts forever
That's the way it's gotta be
There's a great black wave in the middle of the sea
For me
For you
For me
It's always for you

The sound is not asleep, it's moving under my feet...

Posté par erzebeth à 20:13 - mélodies - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 9 juin 2010

It's nothing but my way

- Interruption volontaire des programmes jusqu'à nouvel ordre -
étant incapable d'écrire la moindre phrase sensée,
je pense que N.u.l.l.e. va traverser
une phase musicale
de toute beauté

Il paraît que ce n'est pas contagieux

Posté par erzebeth à 10:00 - mélodies - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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